Visas pour la france toujours plus ! SUITE
Par Enki40, dimanche 2 juillet 2006 à 13:00 :: Textes et Articles :: #121 :: rss
Haro sur les visas! Devant le succès du premier article, (Cf : http://www.occidentalis-leblog.info/index.php/la-france-une-corne-d-abondance-ou-un-paillasson-absorbant, nous avons décidé de vous tenir au courant de l'évolution du nombre d'entrées choisies de nos admirateurs algériens.
La France, cette coupable de tous les maux, de toutes les trahisons et de toutes les infâmies. Cette rancunière raciste et brutale, cette colonisatrice du corps et de la pensée, cette prétentieuse esclavagiste vilipendée à juste titre par le Président algérien - Abdelaziz Bouteflika - pour ses crimes passés, présents et évidemment futurs, à de surcroît, oh! horrreur, la mauvaise habitude de faire rêver les Algériens...
Monsieur Bouteflika, le culot semble payer ! Pour nous en convaincre, si besoin était, faisons une petite visite dans la salle des guichets du consulat général de France à Alger, en attendant de pouvoir en faire une dans celle du consulat de France à Oran (qui devrait ouvrir cet été).
Petite visite guidée au consulat de la France génocidaire.
puis le 1er mai dernier, le consulat de France a mis en service un système de traitement des demandes de visa par téléphone. Deux mois plus tard, le dispositif semble tenir ses promesses : plus de file d’attente au 25, chemin Gadouche, à Hydra. 72 000 appels reçus. 400 visas délivrés journellement. Oui, mais, comment cela fonctionne concrètement ?
12h05. Consulat général de France à Alger. Dans une grande salle d’attente, quelques grappes de candidats au visa, assis sur des bancs, guettent leur tour devant une rangée de guichets numérotés de 1 à 12. Mahfoud, médecin vétérinaire, les 35 ans, vient d’entrer, accompagné de sa petite fille. Mahfoud n’a pas eu à faire la chaîne.
Plus de file d’attente devant la représentation consulaire la plus convoitée du pays. Et pour l’observateur habitué à ce triste spectacle du temps où les places s’arrachaient à prix d’or et où ceux qui convoitaient le précieux sauf-conduit étaient tenus de se lever aux aurores, voire carrément passer la nuit sur des cartons comme des SDF au long du 25, chemin Gadouche, à Hydra, c’est forcément une bonne nouvelle.
Les Algériens se sont ainsi débarrassés de l’avilissant statut de “quémandeur” et ne sont plus que des “demandeurs”. Mahfoud est venu de Mostaganem. “J’ai déposé mon dossier voilà un mois. On me l’a accordé facilement. Je pars en France pour une visite familiale en compagnie de ma mère”, dit-il. Un petit écueil quand même, regrette Mahfoud : “Les choses seraient encore mieux s’ils ouvraient un consulat à Oran. J’ai dû faire le déplacement depuis Mostaganem, et ma mère est diabétique”, dit-il.
C’est Dominique Delpuech, conseiller de presse à l’ambassade de France, qui est venu accompagner une dizaine de journalistes pour une visite guidée dans les “coulisses” du visa. Le but est de faire un peu le point sur ce dispositif par audiotel mis en service le 1er mai dernier pour mettre fin aux humiliantes “chaînes” et leur lot de désagréments. “Vous avez ramené vos passeports ?” ironise M. Delpuech. M. Francis Heude, le consul général de France à Alger, invite au passage les journalistes à discuter librement avec les demandeurs de visa. “Nous ne les avons pas chapitrés à l’occasion”, sourit-il. Nous passons un peu plus tard derrière les guichets, dans l’antre de ces bureaux où les dossiers sont instruits. Filtrés. Passés au scanner. M. Francis Heude indiquera qu’en moyenne “400 visas sont délivrés par jour” depuis la mise en service de ce dispositif. Il expliquera qu’il existe trois canaux pour la délivrance du visa : le canal ordinaire de ceux qui saisissent les services consulaires par courrier-téléphone ; le service “valise” réservé aux personnels des grandes sociétés, ministères, etc., et, enfin, un service VIP dont les demandeurs passent par une cellule dite d’intervention, et qui ont un accès privilégié. Sur les 400 visas délivrés quotidiennement, 280 à 300 visas relèvent du système audiotel.
72 000 appels en deux mois
En outre, M. Francis Heude affirmera que 72 000 appels ont été enregistrés entre le 1er mai et le 26 juin inclus, entre demandes de renseignements et prises de rendez-vous. Les requérants sont tenus de former le 15 79 pour se renseigner. Une fois leur dossier ficelé, ils l’envoient par poste à l’adresse indiquée (BP 168 - 16035, Hydra pour Alger ; BP 223 - 23000 pour Annaba). Leur dossier traité, ils appellent le 15 73 pour prendre rendez-vous en choisissant eux-mêmes le jour et l’heure qui leur conviennent. Pour les délais de traitement, ils ne dépassent pas un mois en général. Les frais du dossier seront élevés à 60 euros à compter du 1er octobre prochain, apprend-on.
Qu’en est-il des rejets ? Par quoi sont généralement motivés les refus ? “Pour les visas valise, les refus sont de moins de 5%. Pour les visas par courrier, ils sont de l’ordre de 45%”, dira le consul avant d’ajouter : “Le risque migratoire est le motif principal des refus.” Les profils des candidats sont avant tout scannés sous ce critère. “Une personne présentant une instabilité professionnelle pose problème”, argue M. Heude.
Le débat, qui secoue la France actuellement à propos de la gestion des flux migratoires et le concept “sarkozyste” d’une “immigration choisie” a-t-il eu une incidence quelconque sur le sujet dans le sens d’un éventuel durcissement des mesures d’octroi du visa ? “Le problème ne se pose pas en termes de durcissement ou d’assouplissement”, répond M. Heude. “Nous fonctionnons avec les mêmes paramètres, et c’est au législateur de définir les conditions d’entrée sur le territoire français comme cela se fait partout ailleurs. Nous sommes dans un État de droit, et quiconque remplit les conditions requises a droit au visa. S’il ne l’obtient pas et qu’il s’estime lésé, il pourra toujours contester ce refus auprès d’un tribunal administratif français et gagner face à l’État”.
Le consul général de France devait souligner dans la foulée qu’ il n’existe pas de quota préétabli pour les visas de courte durée. “Le débat, qui agite actuellement la société française, porte sur les visas d’immigration. Et là, certains disent que s’il nous faut 15 ingénieurs informaticiens, le 16e sera refusé. En tout cas, pour les courts séjours, si sur 2 000 demandes, 1 500 satisfont les conditions, 1 500 visas seront délivrés”, a-t-il tranché. Rappelons à ce propos que 150 000 visas ont été accordés en 2005 sur un lot de 250 000 demandes. Concernant la question de la saisine par la France de l’UE pour la levée de l’obligation de consultation de ses partenaires de l’espace Schengen, le consul général a annoncé que la question “est toujours à l’étude”. Interrogé sur d’éventuelles “facilités” pour les visas accordés dans le cadre des visites familiales, M. Heude dira : “Il n’y a pas d’allégement particulier pour cette catégorie vu que c’est une catégorie sujette au risque migratoire.”
Alerte aux visas médicaux
Pour revenir au système lui-même, Mme Guillaud, responsable du service des visas, se dit globalement satisfaite de ce dispositif. “Déjà, cela a le mérite d’avoir mis fin aux files d’attente”, se félicite-t-elle, avant d’ajouter : “C’est bien, à condition que les gens respectent leurs horaires.” Le problème se pose surtout pour les habitants de l’ouest du pays qui, faute d’un consulat à Oran, sont contraints de faire le déplacement à Alger. “Le consulat d’Oran ouvrira durant l’été 2007. Le chantier progresse”, a promis le consul.
M. Francis Heude n’a pas manqué d’attirer l’attention sur l’affaire des faux visas qui a défrayé la chronique tout récemment. “La justice algérienne a été saisie et nous lui faisons confiance”, a-t-il précisé. Les fraudes portent surtout sur des usurpations d’identité, des falsifications de documents ouvrant droit au visa. “Une cinquantaine de cas ont été enregistrés depuis le début de l’année”, déclare Mme Guillaud.
Le consul a, par ailleurs, abordé le problème des visas dits médicaux. Là encore, les services consulaires butent parfois sur l’usage de faux documents. “Plus de 180 cas ont été signalés, et cela continue”, affirme Mme Guillaud. “Ainsi, nous avons eu le cas d’une demande où il était question d’un rendez-vous gynécologique en France, et qui émanait d’un homme, ou encore celui d’une femme qui prétendait devoir se faire opérer de la… prostate”, confie M. Heude.
Source: http://www.liberte-algerie.com
FM




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