De même, je n'aime pas tout ce que je lis dans votre site comme certains témoignages qui ont des fois une odeur de lettres dénonciatrices de faits plutôt que de combat. Oui, sans être bagarreur pour deux sous, je préfère le combat. Je me rappelle avoir failli me castagner avec trois beaux spécimens de coqs de combat d'élevage Hallal qui s'en prenaient violemment à une hôtesse de caisse du McDo de l'Aquaboulevard parisien. Je fus le seul, dans un groupe d'une trentaine de personnes attendant en batterie notre foin protéiné, à ramener ces jeunes adultes à un comportement plus urbain. Je fus bien évidemment insulté à base de « Nique ta race », « ta mère » et autre membres de mon ADN. J'étais à deux doigts de perdre mon nez et mes belles lunettes dans l'affaire avant que des vigiles n'interviennent. Et oui, sur la trentaine, j'ai été le seul à réagir. Combien parmi ces trente se seront contenté de témoigner alors qu'une énergique indignation collective s'imposait. Même à 30 contre 3 excités les gens broutent puis témoignent. Je leurs en ait autant voulu qu'à mes trois porteurs de sweet-shirt « Kaïra ».

Oui je préfère le combat. Et je suis heureux de croiser ici des citoyens combattants même si je ne suis pas toujours content de tout ce que je croise. En effet, suite à votre appel à une manifestation de soutient au Danemark devant l'ambassade parisienne il y a quelques mois, je m'y suis rendu arborant mon joli pull blanc Napapijri frappé d'un bon gros drapeau norvégien, pays d'où l'affaire rebondit, histoire de dire que le drapeau n'étais pas totalement hors sujet et que le message était suffisamment clair pour mes amis me traitent de dangereux provocateur à chaque fois que je le portais, à l'époque. En plus j'aime bien ce pull c'est vrai quoi ! Bref ! Dans le trop faible ban, à mon goût, présent ce jour là, je me suis sentit bien seul à gauche du ban ce qui me chagrine toujours autant mais surtout j'avoue que certains autocollants et certains propos de certaines personnes ne m'ont pas plu du tout. Mais soit.

Si je précise tout ça c'est juste pour rappeler que dans les maquis des années 40, le trop faible banc était loin d'être homogène. D'énormes différences s'exprimaient. Ils ne s'aimaient pas tous, loin de là mais tous étaient les compagnons d'un même combat. Celui pour la France.

Aussi compagnons, sachez que dans ce maquis numérique, je vous rejoins. Je vous rejoins parce que les lâches, les collabos, les dhimmis, les hypocrites drapés dans une bien-pensance humaniste hard-discount telle que décrite par Camus dans « la peste » doivent savoir que chaque jour nous sommes plus nombreux à combattre la propagande fascislamique, à vomir du regard les enturbannés et enfoulardées qui défilent dans nos rues tels des chemises brunes, tels la S.A., plus nombreux à empêcher que nos amis maghrébins ou autres fils d'immigrés prisonniers du démon Baphomet ne tombent du coté obscur de la foi.

Compagnons, je suis moi-même fils d'immigrés, le fils de deux braves portugais. Ils m'ont beaucoup appris. Appris sur les ravages que peuvent produire des dictatures bigotes ; appris sur les difficultés liées à l'immigration ; appris sur l'amour de la France.

À l'époque l'immigration était voulue, première grande différence que les clandestins de maintenant doivent intégrer.

À l'époque la France avait besoin de ses Portugais. Ça tombait bien. Ces Portugais avaient besoin de la France. Ils vinrent. Ils vinrent en très grand nombre, dans des conditions difficile pour travailler très dur. Ils ont, tout comme les bécassines bretonnes, les ratons ritals, les sales Polacs, les bougnats cantalous montés à Paris, été victimes de xénophobie. Qui ne l'est pas ? Ils ne se sont jamais plaints. Jamais ! Deuxième grande différence que les clandestins d'aujourd'hui doivent intégrer.

Ma brave mère m'a toujours dit que si la France n'avait pas voulu d'elle, qu'elle serait allée chercher à manger ailleurs sans ressentiment, peut-être au Canada comme l'un de ses frères, en Allemagne, au Luxembourg comme d'autres Portugais. Oh, elle est contente que la France ait pu l'accueillir. Ce qu'elle voulait nous expliquer à mon frère et moi, c'est que la France ne devait rien aux Portugais, rien à personne. Elle nous expliquait qu'au pays, ils travaillaient de toute façon comme des forçats depuis l'âge de 7 ans tout en crevant de faim. S'ils travaillaient dur en France c'était parce qu'ici au moins une vie bien plus belle était bâtissable. Non la France ne leur devait rien. Troisième grande différence que les immigrés de maintenant devraient assimiler.

Ils étaient là parce que le Portugal d'alors les avaient poussés sur les routes. Ils étaient là et je naquis ici. Je suis très content que ce soit en France. Ils devaient tout à leur labeur en France. Ils devaient tout à la France. Mon frère et moi, aussi. Je me rappelle d'une chose quand mes parents ont tenté le retour au pays au début des années 80. J'étais enfant. Ma mère m'expliqua qu'elle avait vu mon père pleurer pour la première fois et qu'elle ne savait pas si c'était le retour au pays ou le départ de France qui l'avait mis dans cet état. Nous revenions en France trois ans plus tard.

Je ne rejette pas mes origines. J'aime la terre de mes ancêtres gaéliques d'Ibérie. J'aime mon village de la Galice portugaise, la Gaule du sud. J'aime mes monts, mon bout d'océan, ses embruns. J'aime fleurir les tombes de mes aïeux. J'aime ma région mais ma région n'en fait pas une Nation, Ma Nation. Tel le Breton, le Basque, l'Alsacien, l'Antillais, j'aime la terre de ma région mais ma Nation, celle qui m'a nourrit, m'a donné les outils pour m'y bâtir, qui m'a fait, qui me fait, c'est la France.

Nation que je suis fier de servir en bon fonctionnaire d'Etat. Oui j'aime Marianne-Astarté au sein lourd et généreux, au sein que j'ai toujours refusé de griffer quand le lait venait à lui manquer ou de voir griffé. Alors sache petit indigène ou plutôt petit indigne de notre république que quand tu le fais j'ai des envies de charia, de mains coupées et que quand tu me dis « nique ta mère » c'est de la France dont tu parles et qu'on finira par ne plus le supporter.

Oui la France m'a tout donné. C'est pour cela que je combats et que je prendrai les armes s'il le faut, meurtri puisque haïssant le cris des armes et puisque je préfèrerai toujours combattre des idées plutôt que les hommes. Mais oui, je me battrai.

Alors compagnons...Allons enfants de la Patrie...puisque le jour de gloire finira bien par arriver.

X.F.