She is coming back...
Par Enki40, vendredi 16 juin 2006 à 00:25 :: Textes et Articles :: #86 :: rss
Les dirigeants de l'UE semblaient d'accord jeudi pour fixer la fin 2008 comme date-butoir pour réformer les institutions européennes, bloquées depuis les "non" français et néerlandais au traité sur la Constitution il y a un an.
"Nous serons 16 (Etats membres) sur 25 à avoir ratifié le traité, soit une majorité de la population européenne. Les Néerlandais et les Français doivent en faire le constat", avait estimé M. Juncker.
M. Juncker ment.
Ce ne sont pas les peuples qui ont ratifié cette Constitution mais leurs Parlements. Le Parlement français s'il avait été consulté ce serait prononcé à 92% pour cette Constitution.
Or les peuples européens, les sondages le montrent, sont majoritairement opposé à l'esprit et la forme que prennent cette nouvelle Europe. Et ils auraient eux aussi dit NON. Ce scénarii catastrophe aurait pu se produire presque partout. Et si la plupart des pays européens n'ont pas voulu prendre le risque d'une consultation populaire c'est bien parce qu'elle aurait elle aussi aboutie à un résultat "problématique"...
Il faut bien se rendre compte que nous sommes en présence d'une tentative de coup d'état des gouvernements européens contre leurs populations... Gouvernements décidé à contourner ou refuser leur avis divergent. Le résultat du vote est donc confisqué. Est-ce là l'Europe dont nous voulons ? Une europe qui considèrerait la consultation de ses citoyens comme une simple formalité de chambre d'enregistrement ?
Le projet de remise en selle de la Constitution, appelé simplement "poursuite des réformes" afin de ne pas effrayer les naïfs, prévoit que la présidence allemande de l'UE fera un rapport "explorant les évolutions futures possibles" en juin 2007.
Cette date tombe juste après les élections présidentielle française et législatives néerlandaises, qui permettront de re-légitimer les nouveaux élus, tous d'accord pour repêcher cette Constitution, et qui camoufleront ce futur coup de force par cette fois-ci un passage du vote aux Parlements.
Bien sûr nos nouveaux élus "légitimes" habilleront cette nouvelle version afin de faire croire qu'elle est quelque peu différente, mais, pourtant, pour ceux qui écoutent, ils l'ont dit eux-même, l'essentiel ne changera pas.
De même, les Etats ayant ratifié la Constitution, même s'ils reconnaissent globalement qu'on ne pourra pas soumettre une deuxième fois le même texte aux Français et aux Néerlandais, n'entendent pas l'altérer substantiellement, évoquant simplement un "changement de nom" ou l'ajout d'"annexes".
A l'inverse, des pays comme le Royaume-Uni ou la Pologne estiment que la Constitution est morte et qu'il est vain d'y revenir. Mais qui sera au gouvernement alors dans ces pays, et les positions louvoyantes de purs intérêts de circonstances de la GB ainsi que le suivisme Etats-Unisiens et atlantiste polonais ne sont-ils au contraire un atout de plus pour les comploteurs eurocrates ?
Quant à nous, nous n'oublions pas que cette constitution signe entre autre l'entrée de la Turquie en tant que première puissance politique de l'Europe, puisque futur membre disposant du plus grand nombre de députés européens.
N'oubliez pas la Turquie, et ces 150 millions de turcophones. Et demandez-vous si vous souhaitez laisser à vos enfants une europe ottomane islamisée.
ENKI40




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