Respect de la différence ou prémisse de dhimmitude ?
Par Enki40, lundi 19 février 2007 à 11:58 :: Revue de presse :: #661 :: rss
Le premier exemple (qui suivra) est l'illustration même de droits spécifiques arrachés par les tourments de l'histoire à un pays, la Grèce, longtemps occupé et martyrisé par son voisin expansioniste, la Turquie. On notera que ces droits accordés à la minorité musulmane n'ont bien évidemment pas leur pendant de l'autre côté...
Mais le plus grave est l'existence - encore aujourd'hui (!)- d'un droit juridique qui entraine et conforte les populations qui y sont soumise dans une logique culturelle dissidente. Une logique islamique où la femme est, conformément à la Charia, un objet plus qu'une personne.
Il y a ici abandon de tout ce qui constitue nos valeurs modernes universalistes Occidentales. Et cela se passe dans l'UE, en 2007. Au nom d'un Traité et d'un rapport de force qui encore aujourd'hui figent le temps à l'époque de Mahomet. Si l'Europe d'aujourd'hui et de demain est celle de la régionalisation des droits, au nom du respect de minorités religieuses, alors elle sera celle des rapports de force démographique. Et l'Avenir s'annonce tragique.
Le second exemple est Suisse. Il permet de comprendre les incohérences d'une société qui refuse de s'interroger sur le pourquoi des obligations vestimentaires pour ne se concentrer que sur la liberté vestimentaire. La burka comme symbole de liberté religeuse ? Les femmes qui y sont soumises apprécieront cette trahison et cet abandon. Ce qui se cache derrière cette question est la liberté tout court pour la moitié féminine de l'Humanité. La burka n'est pas un droit d'expression. Les suisses confondent le laisser faire et le laisser dire. Si on a le droit de tout dire, on a pas le droit de tout laisser faire au nom de cette liberté d'expression. Surtout quand on connait le destin juridique de la femme en islam...
En Grèce :
Le ministère grec des Affaires Etrangères a défendu vendredi l' application partielle de la charia en matière de droit familial pour la minorité musulmane de Thrace, au nord-est, y voyant une preuve de respect des particularités culturelles de cette population.
Cette spécificité grecque "est une confirmation du respect" de l'Etat grec "pour les références culturelles de la minorité", majoritairement de souche turque, a déclaré le porte-parole du ministère, Georges Koumoutsakos, interrogé lors d'un point de presse sur ce dossier.
Il a toutefois relevé que les "réalités sociales" prévalant au sein de cette communauté pouvaient évoluer.
Le statut de la minorité, établi en vertu du Traité de Lausanne de 1923, reconnaît aux trois muftis de la région, désignés par l'Etat grec, la compétence de juges pour trancher les affaires de droit familial sur la base de la loi coranique.
En principe, ceux ou celles s'estimant lésés peuvent s'adresser aux tribunaux civils, mais selon les militants progressistes de la minorité, les juges se déclarent en général incompétents, renvoyant les plaignants au muftis.
Si elle n'autorise pas la polygamie, cette situation, dénoncée par les féministes et défenseurs des droits de l'homme, est par contre à l'origine d'un traitement discriminatoire des femmes de la minorité en matière de divorce et d'héritage.
C'est également dans ce cadre qu'une fillette tzigane de 11 ans avait été mariée à son violeur de 22 ans par le mufti de Komotini, une des chef lieu de la région, avant qu'un tribunal allemand, où le "couple" avait émigré, ne casse le mariage en 2004.
La ministre grecque des Affaires Etrangères, Dora Bakoyannis, s'est rendue début février auprès de la minorité, forte d'environ 100.000 membres, pour annoncer une série de mesures en sa faveur, visant à combler le fossé social et économique la séparant du reste du pays.
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/070216111241.jc8cgv4c.htm
En Suisse :
Le gouvernement suisse s'est prononcé contre l'interdiction du port dans les lieux publics de la burka, un vêtement qui cache entièrement le corps et le visage des femmes, dont le port est préconisé par certaines traditions islamiques intégristes.
Une interdiction de la burka dans les lieux publics serait contraire à la liberté religieuse garantie par la constitution suisse, a estimé le gouvernement dans une réponse à la question d'un député, publiée vendredi.
"De nombreux musulmans pratiquant déduisent du Coran l'obligation religieuse pour les femmes de couvrir leur corps et leur tête", relève le gouvernement. "Or la liberté religieuse ne peut être restreinte que s'il existe une base légale, qu'un intérêt public ou la protection d'un droit fondamental d'autrui le justifie, que la restriction soit proportionnée et que l'essence de la liberté religieuse demeure intacte", poursuit-il.
Si "nul ne peut être contraint d'accomplir un acte religieux", une interdiction générale du port de la burka dans les espaces publics ne répondrait pas non plus à ces critères, conclut l'exécutif fédéral.
Les cantons suisses restent toutefois libres de prononcer des interdictions ciblées: le gouvernement du canton de Genève a ainsi interdit à une enseignante musulmane, dans une école primaire publique, de porter le foulard islamique pour donner ses cours. Cette décision était liée à la neutralité confessionnelle de l'école et avait pour corollaire l'interdiction d'influencer les convictions religieuses des élèves.
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/070216171912.hv58v7fw.htm




Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.