PARIS, 27 nov 2006 (AFP)

L'Aïd al-Adha (Fête du Sacrifice) va tomber cette année durant les fêtes du Nouvel an, le samedi 30 ou le dimanche 31 décembre, ce qui menace d'accroître les difficultés habituelles d'organisation pour l'abattage rituel.

Un projet similaire avait été élaboré à Gennevilliers pour le dernier Aïd en janvier 2006 mais les moutons, sacrifiés selon le rite adéquat, n'avaient pu être livrés en début d'Aïd --la fête dure trois jours-- car ils venaient d'Irlande.

Cette année, selon un accord publié sur le site internet de la mosquée de Gennevilliers, le magasin Carrefour de la ville va organiser l'abattage de moutons d'élevage français en territoire français, en partenariat avec l'association musulmane EnNour.

Carrefour Gennevilliers s'engage à ce que les bêtes soient sacrifiées après la prière de l'Aïd et pas avant, par des musulmans qualifiés. Il s'engage également à ce que la livraison s'effectue le jour même pour les mille premiers inscrits.

"Toutes les mesures sanitaires seront contrôlées et respectées conformément à la législation en vigueur", ajoute cet accord. Les réservations ont débuté et l'agneau est proposé à 12,5 euros le kg, soit 200 euros pièce.

Une nouvelle qui fait suite à celle d'Allemagne où là la bataille juridique engagée risque d'être longue , bien que la loi allemande soit pourtant très claire... Une nouvelle qui nous rappel que le problème de l'islamisation se joue aussi au niveau européen...

BERLIN, 23 nov 2006 (AFP) Le tribunal administratif fédéral allemand a donné raison jeudi à un boucher turc qui souhaite égorger les bêtes sans anesthésie préalable, contrairement à ce que prévoit le droit allemand, ce qui a suscité l'indignation des associations de défense des animaux.

Le tribunal basé à Leipzig (est) a invoqué la liberté de religion pour justifier sa décision.

Le boucher turc Rüstem Altinküpe, basé en Hesse (ouest), mène depuis 1995 une bataille juridique contre les autorités locales afin de pouvoir égorger les animaux sans anesthésie, conformément au rite musulman .

Or la loi allemande prévoit que les animaux à sang chaud doivent être anesthésiés avant la mise à mort. La protection des animaux a valeur constitutionnelle en Allemagne depuis 2002.

"La décision du tribunal administratif fédéral est un grand retour en arrière et un message catastrophique pour la protection des animaux", a réagi Marlene Wartenberg, dirigeante de l'association de défense des animaux Vier Pfoten, dans un communiqué.

"La Constitution a été foulée aux pieds", s'est indigné Mechthild Oertel, de l'organisation ProVieh.

"Les souffrances infligées à des milliers d'animaux ont désormais la bénédiction de la plus haute juridiction" , a déploré Wolfgang Apel, président de la Fédération allemande de protection des animaux.