Montfermeil: violents incidents
Par Occidentalis, mardi 30 mai 2006 à 13:36 :: Revue de presse :: #53 :: rss
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On se souvient de ces belles âmes charitables, gauchistes et curés en tête, mais élus UMP du 93 également, qui s'offusquaient que le Maire avait tenté d'empêcher par un arrêté anti-bandes les regroupements de "jeunes" dans la ville... le maire fut même désavoué par son propre parti (UMP)... voilà donc où on en est en France...
Le calme est revenu ce matin après les échauffourées qui ont opposé pendant 4 h une centaine de jeunes à la police
Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, 7 policiers ont été légèrement blessés. 3 jeunes ont été arrêtés. 4 véhicules, de "nombreuses" poubelles ont été brûlées, un bâtiment municipal a été en partie incendié. Des incidents avaient éclaté après l'interpellation d'un jeune qui serait l'auteur présumé de l'agression d'un chauffeur de bus.
Le maire, Xavier Lemoine (UMP), avait été témoin de cette agression. Le récit du maire de Montfermeil, qui s'était interposé, a permis l'identification de l'agresseur présumé, selon l'entourage de Xavier Lemoine (UMP). "L'interpellation a mal tourné lundi après-midi, les esprits se sont échauffés", a commenté la même source pour expliquer les incidents qui ont ensuite visé le premier magistrat de Montfermeil.
Les affrontements ont démarré à 22h30 devant le domicile du maire, à une cinquantaine de mètres de la cité des Bosquets. Des jeunes ont commencé à secouer la grille d'entrée et à jeter des pierres sur la maison où se trouvait l'épouse de Xavier Lemoine et ses enfants, selon la même source. Le maire se trouvait alors à l'hôtel de ville. "Les violences de ce soir ont montré que la vie de ma famille, ma femme et mes sept enfants, est menacée", a déclaré ce dernier.
Xavier Lemoine avait promulgué le 7 avril dernier un arrêté anti-bandes accueilli comme une provocation par les jeunes de la ville, suspendu depuis par la justice administrative. Cet arrêté interdisait aux mineurs de 15 à 18 ans de circuler à plus de trois dans le centre de Montfermeil. Dénoncé par la gauche, il avait été suspendu le 5 mai par la justice administrative.
Fin avril, deux filles de Serge Lemoine avaient été prises à parti et molestées par un groupe de jeunes en rentrant du lycée. Le maire avait alors fait état de menaces répétées à l'encontre de sa famille. Suite à ces menaces reçues, ce dernier avait bénéficié un temps d'une protection policière.
Vers 5 h, plusieurs rues de la cité des Bosquets étaient jonchées de bris de verre et quelques tas de débris fumaient encore. Par ailleurs, les vitres de l'entrée de la mairie ont été brisées et deux coktails-molotov lancés contre des fenêtres du bâtiment. Des incidents ont aussi été signalés dans un quartier limitrophe de Clichey-sous-Bois, berceau des violences urbaines de novembre dernier. La reconstitution du drame qui avait alors entraîné la mort de deux jeunes dans un centre de transformation électrique doit avoir lieu cette semaine.




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