Akbar conquis dès l’age de 15 ans le titre de pourfendeur des infidèles quand il coupa la tête d’un prince rival. Fidèle à son grand-père Babur, dont le but final était la destruction ou bien l’esclavage total de la race hindoue, il ordonna le massacre de 30 000 Hindous au Rajasthan, y compris des femmes et des enfants.

Jahangir fit exécuter les chefs sikhs, fouetter à mort qui avait le malheur de lui déplaire et coudre vivants ses ennemis dans des peaux d’âne et de vache. Un de ses divertissements favoris était les exécutions par éléphant qu’il décréta en grand nombre pendant son règne.

Shah Jahan est célèbre pour avoir fait construire une des sept merveilles du monde, le fabuleux Taj Mahal, mais fit crever les yeux de son frère, mettre à mort deux de ses fils et couper en petits morceaux le prince afghan Lodi.

Aurengzeb, un de ses fils qui survécu, fut le plus cruel des empereurs moghols. Il fit emprisonner Shah Jahan jusqu’à sa mort, décapiter son frère pour ses convictions soufies et emprisonner son fils à vie, extermina jusqu’au dernier les rebelles nationalistes hindous, fit torturer scientifiquement pendant trois semaines les chefs Marhattes jusqu’à les couper en petits morceaux.

Ces facettes d’extrême raffinement oriental et ces festivités qui avaient débuté en 1556 par cinq mois de saccage, de massacres et de pillage de la ville de Vijayanagar, la plus belle et plus prospère cité de l’Inde, étaient dans la pure tradition des sultans musulmans qui, pendant les cinq siècles précédant l’empire moghol, se sont fait un devoir coranique de massacrer les Hindous et de brûler leur temples. Une conquête qui fut probablement la plus sanguinaire que l’humanité ait jamais vue : chaque nouvel envahisseur batissait littéralement sa montagne de crânes Hindous. Il faur rappeler que les sultans qui gouvernaient en Inde centrale s’étaient fixé un quota de 100 000 par an. On estime qu’entre les seules années 1000 et 1525, 80 millions d’Hindous furent tués.

Les intellectuels, historiens, enseignants et bobos progressistes qui ignorent ou dissimulent ces faits dérangeants sous l’émotion culturelle ou artistique préfèrent décocher leur flèches venimeuses contre l’enfer monarchique français : période effectivement trouble où l’on bâtissait Versailles, lisait Montaigne, Pascal et La Fontaine, où Corneille écrivait Le Cid, Molière l’Avare, Descartes le Discours de la méthode et où Mansart et Le Nôtre dessinaient des jardins.

Se pâmer devant le miracle moghol. Pourquoi pas s’extasier devant une collection de peinture de Goebbels, les œuvres sociales des SS, le palais présidentiel de Castro ou celui du Colonel Mengistu ?

Jean-Pierre Ouvrard.