Les femmes en Arabie avant et après l'Islam 5/7
Par Enki40, mardi 14 novembre 2006 à 00:01 :: Connaître l'islam :: #487 :: rss
5 : Le mariage.
Le mariage reste un échange commercial, mais justement, cet aspect mercantile devint un avantage pour les femmes, qui deviennent un enjeu. Leur survie, l’autorité sur les enfants, leur présence constante dans la maison, les remariages et mariages temporaires (MUTA) permettent aux plus habiles d’avoir une solide place dans la société, même s’il est excessible de vouloir parler d’égalité de statut (Variété de situations; cf. A.F. L. Beeston, “Temporary marriage un pre-ilsmaic south Arabia”, Arabian Studies 4, 1978.; W. W. Müller, “Sabaïshe Texte zur Polyandrie, Neue Ephemeris für Semitische Epigraphik 2,1974; A.F.L. Beeston, “Women in Saba”, in Bidwell-Smith, Arabian and Islamic Studies, Londres 1983.) .
La pratique de l’excision est connue par les sources musulmanes, comme contre-partie de la circoncision. Mohammed ne l’interdit pas à Médine: il conseille de “ne pas exagérer” la coupe.
L’âge de se marier (ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allâh 80). Quand une fille atteignait l’âge de se marier, elle allait dans sa maison (Celle de Qussay, le roi de la Mecque) pour recevoir et mettre son drap. Le drap était déchiré sur sa tête dans sa maison, elle pouvait le mettre et repartait avec sa famille.
Salma, l’arrière-grand mère de prophète (ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allâh 88) Hashim était allé à Médine et avait épousé Salma bint Amir, un des Adiyy ibn al Najjar (C'est le premier clan médinois dont Mohammed s'empare en 622: Salma est son arrière grand-mère). Avant, elle avait été mariée à Uhaya ibn Julah ibn n Harish ibn Jahjaba ibn kulfa ibn Auf ibn Amir ibn Malik ibn Aus et lui avait donné un fils appelé Amir. En accord avec la haute situation qu'elle avait parmi ses gens, elle ne désirait se marier à la condition qu'elle puisse conserver le contrôle sur ses propres affaires. Si elle n'aimait pas un homme, elle le quittait (On voit ici que l’indépendance économique conditionne les comportements. Les femmes peuvent survivre aux hommes et hériter de leurs affaires; elles construisent ainsi les conditions de leur indépendance) .Hashim, elle donna Abdul Muttalib, qu'elle appela Shayba (Sans doute le nom véritable du personnage) . Si elle n'aimait pas un homme, elle le quittait.
La répudiation traditionnelle (Mahomet, Coran 58/2).
Ceux d'entre vous qui répudient leurs femmes par la formule: “Sois pour moi comme le dos de ma mère! “ savent que leurs épouses ne sont pas leurs mères. Leurs mères sont seulement celles qui les ont enfantés. En vérité, en proférant cette formule, ils disent certes une parole blâmable et erronée. En vérité, Allâh est certes pardonneur et absoluteur.
Une tribu de femmes ? (Inscription de Palmyre, +52) (C. Dunand, Palmyre, le sanctuaire de Baal-Shamin III, Rome, 1971, p. 25, n°11.) .
Au mois de Tebet de l’an 363, cette colonne a été offerte par Amtallat, fille de Baraa, fils de Aténatan, de la tribu des filles de Mita, épouse de Taima, fils de Belhazai, fils de Zabdibel, de la tribu des Banu Maziyan, dieu bon et rémunérateur, pour son salut et le salut de ses fils et de son frère.
Les liens entre femmes
(inscription de Dédan) (S. Sabès-Drappeau, p. 100: trace d’un lignage matrilinéaire) . Mtyt’n fille de Dd a consacré, en faveur de sa fille Qn, fille de Htl, pour Salman, selon la promesse qu’avait faite sa mère en sa faveur. Alors il a été satisfait de lui et l’a aidée.
Une femme entreprenante. (Inscription du Yémen)(Avanzini, in Robin 1992, p. 159.) .
Abirathad, du lignage de Zawr, fille des banu Thagr, a construit et achevé la tour Yafa et le tombeau Rabakh, avec l’aide de son mari Azabr et de ses fils, les Banu Zawr.
Indice de polyandrie? (Inscription du Yémen)(YMN 19, trad. Avanzani p. 159) .
Khalhamad du lignage de Galidan, fille d’Ibn Hanz, a consturit, fondé et achevé la maison Tabn et a aidé ses deux maris, Sharb et Shab et ses fils, les Banu Glidan, avec mille monnaies banlat, de sorte qu’elle soit rachetée de ses liens de dépendance (?)...
Promesse matrimoniale (Inscription lihyanite de Medaïn Saleh)(A. Kammerer, Petra et la Nabatène, Paris, 1929, II, pl.146, n° 73) .
Amatyatan fille de Dad a promis à la place (?) sa fille Qayn, la fille de Hatil, à Salman, suivant la promesse que lui avait faite sa mère, pour sa prospérité et son bonheur.
Donation féminine ( (Inscription lihyanite de Medaïn Saleh) (A. Kammerer, Petra et la Nabatène, Paris, 1929, II, pl.146, n° 73) Amathamid, fille de Asim, la donatrice.
L’excision (KHAFD) à la Mecque et à Médine ( La précision géographique est importante:à Médine, Mohammed dispose d’un povoir absolu) (Ibn Hisham, Conduite de l’envoyé d’Allâh 563).
Alors, Siba ibn Abdul Uzza (...), connu sous le nom de Abu Niyar, passa près de lui, et Hamza (L’oncle de Mohammed, à la bataille de Badr) lui dit:
-Viens, toi fils de l’exciseuse!
Car sa mère était Umm Anmar, affranchie de Shariq ibn Amir (...) une exciseuse de la Mecque. Quand ils furent proches, Hamza le frappa et le tua.
(Hadîth: récit de Umm Atiyyah al Ansâriyyah, Dawûd LI 5251)(Ce hadith embarrassant se trouve chez le traditionniste Daoud, très respecté pour son sérieux. L’excision est pratiqué dans de nombreux territoires autour de la Mer Rouge.) . Une exciseuse travaillait à Médine. Le prophète lui dit:
-Ne coupe pas trop sévérement parce que c’est mieux pour la femme et plus désirable pour l’époux.
Sépultures féminines (Inscription de Bir Hima)(A. Jamme, Sabaean and Hasaean Inscriptions from Saudi Arabian, Rome, 1966, n°1046) .
Monument et tombe de Samita et de sa soeur Batsaa, fille de Aslam.
(Inscription du Hasa)(J. Ryckmans, “A three generations matrilineal genealogy in a hasaean inscription: matrilineal ancestry in pre-islamic Arabia”, in H. A. al Khalifa, M. Rice, Bahrain through the ages, the archaeology, Londres, 1986, fig. 26.) .
Monument et tombeau de Ghadiyyat fille de Malikat, fille de Shibam, fille de Ahdhat, du lignage de Yanakhil.
Dédicace de deux femmes ( Inscription de Marib-Yémen) (A. Jamme, Sabaean inscriptions from Mahram Bilqis (Marib), Baltimore, 1970, n° 686) .
Hamlat et Naamsaad, toutes deux femmes de Gabaat ont consacré à Ilumquh, maître de Awwan cette statue de femme en prière parce qu’il a préservé un enfant à cette dame Naamsaad. Et pour qu’il puisse prendre soin de leurs personnes. Et que Ilumquh continue à les sauvegarder de l’hostilité et de la méchanceté des ennemis. A Ilumquh, maître d’Awwan.
L’élimination des filles à la naissance. (Mahomet, Coran 16/59-61).
Ils donnent leurs filles à Allah -gloire à lui- alors qu’ils ont des fils qu’ils désirent et que, lorsqu’on annonce à l’un d’eux une femelle, son visage s’assombrit. Suffoqué, il se dérobe aux siens par honte de ce qui lui est annoncé, se demandant s’il conservera cette enfant pour son déshonneur ou s’il l’enfouira dans la poussière. ô combe détestable est ce qu’ils jugent.
(Inscription de Matira au Yémen)(MAFRAY, Qutra 1.) . Qu’il soit interdit à la cité de Matirat d’intenter tout procès sans l’ordre et la permission des Banu Sukhaym, et interdit de donner en marage une fille de la cité de Matirat, en tout lieu et cité autre que la cité de Matirat, et interdit de tuer sa fille à toute la tribu Dhu Matira.




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