Les crimes d'honneur toujours présents.
Par Enki40, lundi 24 juillet 2006 à 12:39 :: Textes et Articles :: #172 :: rss
Inutile de rappeler que la Convention européenne des Droits de l’Homme, garantit le droit à la vie et le droit à ne pas être soumis à la torture ou à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants.
Il semble pourtant que la Turquie, pays asiatique et musulman, candidat de mauvaise foi (avec jeu de mots) piétinant devant la porte d'entrée de l'Union Européenne rencontre, à ce sujet, quelques serieux problèmes , en vertu de ses traditions culturelles et religieuses pour le moins belliqueuses, à faire appliquer la loi.
En attendant la "coutume" a fait 1.190 morts en cinq ans (chiffres officiels).
Les crimes d'honneur et les vendettas ont fait 1.190 morts - 710 hommes et 480 femmes - en Turquie entre 2000 et 2005. Ces chiffres ressortent d'une étude menée par les services de la police turque rendue publique.
Les statistiques indiquent que la plupart des victimes et des auteurs présumés de ces crimes sont originaires du sud-est anatolien à majorité kurde, où laver l'honneur familial est encore une pratique répandue au sein d'une population largement régie par des règles claniques, affirme le document.
Quelque 29% des meurtres ont été commis pour laver un affront, poursuit le communiqué, d'autres vendettas pouvant être motivées par des causes diverses, telles que des conflits de propriété ou des dettes impayées.
Le gouvernement et plusieurs organisations non gouvernementales ont accru leurs efforts au cours des dernières années pour éradiquer la pratique des crimes d'honneur, mais les sondages d'opinion révèlent qu'elle conserve un fort soutien au sein de la population.
Un sondage publié en octobre a ainsi indiqué que 37,4% de la population de Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien, estimait qu'une femme adultère devait être tuée, contre 16% estimant qu'elle ne devait pas être punie.
Les familles ont notamment pour pratique de se réunir en "conseil" pour désigner le membre du clan qui sera chargé de tuer la femme qui a entaché leur honneur, le plus souvent en ayant une liaison hors mariage. Des femmes ont parfois été exécutées pour avoir parlé à un étranger ou demandé la diffusion d'une chanson à la radio.
Enjointe par l'Union européenne d'améliorer le statut des femmes, la Turquie a renforcé les sanctions prévues pour les auteurs de crimes d'honneur, qui sont désormais passibles de l'emprisonnement à perpétuité. (?) Quand dans un pays dit civilisé, on tue un être humain, c'est quand même la moindre des choses, non ?...
FM
Source : ATS via http://www.topchretien.com/




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