Les aveux.
Par Enki40, mardi 29 août 2006 à 18:47 :: Textes et Articles :: #236 :: rss
Une fois n'est pas coutume, voila un article rédigé par un journaliste marocain et d'autant plus intéressant que le sujet est axé sur la piraterie barbaresque. Un seul regret pourtant, il est de taille; le commerce des esclaves chrétiens qui en était l'objet, est passé sous silence.
(heureusement nous, nous en parlons et parlerons régulièrement: Cf http://www.occidentalis-leblog.info/index.php/captifs-en-barbarie )
A quand un article sur l'esclavage et la traite des chrétiens ?
On peut toujours espérer qu'un journaliste algérien se chargera de l'écrire car en ce qui concerne ce genre de commerce les Algériens n'étaient pas les derniers à si livrer et à en tirer de gros, très gros bénéfices.
"Le XVIIe siècle est l'époque où la régence d'Alger à connu son plus vif éclat sur le plan international (sic...). Ses corsaires s'élancent jusque dans l'Atlantique qui entrainera les monarchies chrétiennes à rechercher son alliance dans le but d'éviter à leurs nationaux d'être pris en mer, perspective non négligeable pour les navigateurs puisqu'au milieu du XVIIe siècle on estimait à trente-cinq mille le nombre des captifs chrétiens à Alger " (1)
Et à ce sujet, une petite anecdote historique:
La cousine de la future impératrice Joséphine , Aimer Dubucp de Rivery a été enlevée en 1776 par des corsaires d'Alger, et réduit en esclavage, au cours de la traversée qui devait la ramener à la Martinique, d'où elle était originaire. Elle fut vendue après avoir reçu un nom nouveau (Nakchidil) au Sultan turc Abd ul Hamid 1er et fini ses jours dans son harem.
Je suis assez curieux de savoir ce que pense le président algérien Bouteflika au sujet de ce crime contre l'humanité perpétrué contre les chrétiens ?
A quand la répentance "sincère" voire/et officielle pour ce génocide de peuples à composants, majoritairement, occidentaux ?
Les preuves de ce commerce lucratif existes, les chiffres aussi:
" le monde musulman est une civilisation esclavagiste. La force motrice, l'énergie, est alors demandée en grande partie aux muscles de l'esclave, que ce soit dans les grosses équipes qui travaillent aux plantations et dans les mines, ou le travail servile côtoie le travail libre. Songeons aussi à l'esclavage domestique : femmes et eunuques du harem, serviteurs, chanteurs, musiciennes des palais des souverains ou des grands personnages. Le harem de Abd ar-Rahman III (912 / 961) à Cordoue comptait 6 300 femmes, le palais fatimide du Caire 12 000.
Le trafic des esclaves est donc un commerce de première importance. Or, on ne peut trouver à l'intérieur du monde musulman : la phase de conquête terminée, il n'y a plus de place à l'intérieur des frontières, que pour des Musulmans ou des sujets protégés (dhimmis...). Il faut donc s'approvisionner au dehors, dans des pays voisins ou lointains, au moyen de la razzia ou de l'achat, opérés auprès de sociétés plus débiles, encore inorganiques et qui ne peuvent guère se défendre.
Il existe ainsi trois grandes zones de chasse à l'esclave, trois humanités traquées, trois grands réservoirs : d'abord, le Bilad as-Saqaliba, le " pays des esclaves " (sic...) par excellence (sqalab, esclave), le pays des forêts de l'Europe centrale et orientale ; puis le Bilad al-Atrak, le pays des Turcs (avant leur conversion à l'islam) ou Turkistan, c'est à dire les steppes de l'Asie centrale ; enfin, le Bilad as-Sudan, le pays des Noirs, de la savane et de la bordure de la forêt africaine (le Bilad as-Sudan, comme tout le monde le sait, est encore pratiqué de nos jours (si, si !)sous une forme plus ou moins discrète, au Soudan et au Nigeria).
Une preuve de ce trafic (esclaves blancs) réside dans les chiffres de trois recensements successifs de Saqaliba opérés à Cordoue sous Abd ar-Rahman III (912 / 961) : 3 750 hommes (1er recensements) 6 087 hommes (2e recensement) et 13 750 hommes (3e recensement), soit un accroissement de 10 000 esclaves pour une période d'une cinquantaine d'années, et sur un seul point du monde musulman.
Tous les peuples sont représentés : Slaves, Scandinaves, Celtes, Germains, Francs, Anglo-saxons, Ibères etc. (2)
Bon ceci étant dit passons à l'article en question.
SALÉ ET LES CORSAIRES : L’affrontement de la croix et du croissant
Au début du XVIIe siècle, au nom de la « vraie foi », Philippe II chasse du sol espagnol, les Musulmans. 40 000 d’entre eux se réfugient au Maroc, dont 8 000 à Salé. Leur haine à l’égard des Espagnols est grande et la piraterie va leur permettre de se venger. Au cours du XVIIe siècle, Salé, devient le port corsaire le plus important du littoral atlantique marocain.
Vers 1610, avec l'afflux des réfugiés musulmans chassés d'Espagne après la "Reconquista" chrétienne, de nombreux commerçants et artisans andalous s'établissent à Salé et y développent un commerce florissant. Ces dizaines de milliers de musulmans expulsés du Royaume de Grenade, donneront un souffle exceptionnel à la piraterie barbaresque. Ils ont soif de vengeance et l'ambition légitime de récupérer la valeur de leurs biens perdus ou confisqués. Ils écument l’Atlantique. Les Espagnols sont leurs premières victimes. Les relations commerciales avec la Hollande, l’Angleterre et la France continuent. Par la suite, les corsaires ne font plus de distinction. Leurs attaques s’étendent aux Chrétiens en général. Des sorties en mer annuelles s’organisent d’avril à octobre. Les puissances étrangères tentent de mettre fin à ces attaques maritimes. Sans succès... Leurs flottes n’arrivent pas à bloquer la sortie de la rade de Salé, pas plus qu’à détruire la ville. La kasbah est solidement fortifiée et inaccessible aux canons. Richelieu envoie devant Salé 7 navires pour bloquer la ville en1629. En 1635, les Anglais tentent de ramener les Salétins à la raison. En 1680, Louis XIV parvient à bloquer Salé avec 6 vaisseaux. Il provoque la conclusion d’un traité de paix qui accorde certains droits à la France et ouvre une ère de relations cordiales. Mais ces Musulmans brutalement exilés en Afrique du Nord, formeront la branche la plus active de résistance contre les Chrétiens. Chassés d'Espagne la rage au coeur, ils auront sur le destin de Salé, une influence capitale. A Rabat, une longue muraille rougeâtre, témoin de cette époque, ferme le sud de la ville et porte le nom de muraille andalouse.
" l'afflux des réfugiés musulmans chassés d'Espagne ", "Ces dizaines de milliers de musulmans expulsés du Royaume de Grenade", "Chassés d'Espagne la rage au coeur", "Ils ont soif de vengeance et l'ambition légitime de récupérer la valeur de leurs biens perdus ou confisqués " etc.
Vous noterez la "muslim touch " la victimation perpétuelle et à outrance " dès qu'il est question d'analyser leur propre comportement face à l'histoire et alors même que dans le cas précis de l'article, ce sont eux qui ont envahi l'Espagne ! il est quand même logique et tout à fait normal que l'on fout dehors des envahisseurs... non !? ils ne sont pas génés eux !
Ah ! ces mahométans, ils ne changerons donc jamais.
FM.
Sources: http://www.lagazettedumaroc.com/ Article de Bouchra Bensaber
(1) R.et M. Cornevin - Histoire de l'Afrique - de l'origine à la 2e guerre mondiale. Edition Payot 1970 (2) L'islam dans sa première grandeur - Maurice Lombard - Champs Flammarion 1980.




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