Cette procédure a été ouverte par le Parquet de Paris après un signalement du service juridique du MRAP. Me Christophe Mounzer, avocat au barreau de Paris, représentera le MRAP dans cette affaire.

Ce dossier fait suite à diverses menaces de mort et d’actes d’intimidation dont fait l’objet quotidiennement la personne de Monsieur Mouloud Aounit.

Sans compter les écrits racistes et injurieux très récents portés sur la personne de Monsieur Aounit par les auteurs des sites racistes et antisémites « France-echos » et « Lary Raythe » et les dizaine de lettres de menace de mort que le service juridique reçoit régulièrement au siège national de notre Mouvement.

Plus récemment, le lundi 27 novembre 2006 de 17h à 18h, M. Aounit était l’invité de Julie Clarini et Brice Couturier dans l’émission intitulée « du grain à moudre » sur les ondes de la radio « France Culture » le thème traité était « Dieudonné, qu’allait-il faire chez Le Pen ? » en présence de Jean-Yves Camus (Politologue, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS)) et de Fiammetta Venner (Politologue au CADIS, fondatrice de la revue ProChoix en 1997). Mouloud Aounit a qualifié l’association « TRIBU KA » d’organisation raciste et antisémite.

A la suite de sa déclaration sur cette station de radio, le 29 novembre 2006 à 16h30, un groupe de six personnes s’est présentée au siège national du MRAP au 43, bd Magenta à Paris (75010), se revendiquant de la TRIBU KA et voulant rencontré M. Aounit, ont proféré des menaces et des injures à l’encontre de sa personne. Ils lui ont tenu les propos suivants : « Vous êtes un lâche », « nous reviendront et ce n’est pas fini » Ces propos relèvent nous semble-t-il de l’injure simple et de la menace de mort, des faits prévus et réprimés par le code pénal et passibles à des peines de prison ferme.

Ces dernières menaces et ces actes d’intimidation très graves à l’encontre du personnel présent et de la personne du Président du MRAP par ces membres du groupuscule antisémite et raciste TRIBU KA sont dangereuses, indignes et inacceptables venant d’une organisation qui a été dissoute par décret présidentiel en vertu de la loi sur les « groupes de combat et milices privées ».

Le MRAP estime que le degré de menace à la sécurité et à la sûreté de la personne de son Président connaît en ce moment un niveau très élevé. Compte tenu de ces faits, le MRAP a déjà saisi le Ministre de l’intérieur afin que Monsieur Aounit puisse faire l’objet d’une protection appropriée aux dernières menaces dont le Président du MRAP fait l’objet et ce dans un délai raisonnable.

Fait à Paris, le 07 décembre 2006