"Deux gynécologues-obstétriciens qui donnaient leurs soins à des femmes musulmanes qui mettaient au monde leur enfant ont été agressés physiquement et blessés, dans leur service hospitalier, par les maris de ces patientes, au motif qu'en tant que médecins hommes ils ne devaient pas examiner leurs femmes. Ces confrères ont porté plainte pour coups et blessures et bien sûr nous sommes solidaires de ces médecins", indique le communiqué.

"Les gynécologues-obstétriciens hommes devront-ils désormais être protégés par la police pour exercer leur métier? Devront-ils disparaître comme les professeurs de philosophie?", ajoute le texte, dans une allusion au philosophe Robert Redeker qui a dû être placé sous la protection de la police après avoir publié une tribune libre dans laquelle il s'interrogeait sur la réponse du monde libre face à l'intégrisme musulman.

"Un patron de l'assistance publique de Paris a été agressé physiquement par le mari d'une patiente il y a un mois environ", a précisé à l'AFP Emile Daraï, secrétaire général du Cngof qui revendique quelque 3.500 adhérents soit l'ensemble des gynécologues obstétriciens de France.

M. Daraï a précisé qu'il ne pouvait pas donner plus de détails car "une enquête est en cours".

"Nous voulons attirer l'attention des pouvoirs publics, des médias ainsi que des gens impliqués dans la communication religieuse, nous voulons un respect de la laïcité et du droit des médecins", a ajouté M. Daraï.

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