Le Cngof (gynécologues) dénonce "l'intégrisme musulman" à l'hôpital
Par Resno, vendredi 20 octobre 2006 à 06:38 :: Revue de presse :: #411 :: rss
Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (Cngof) a dénoncé jeudi "l'intégrisme musulman" à l'hôpital, en se déclarant "solidaire" de médecins agressés par les maris de patientes au prétexte qu'ils sont des hommes."Nous le disons fermement, nous continuerons à avoir des services où les médecins hommes ou femmes apporteront les soins aux patients quel que soit leur sexe (...). Nous défendrons la liberté des femmes à se déterminer sur la contraception, l'avortement, la stérilisation sans l'avis de leur mari", indique un communiqué du Cngof...
"Deux gynécologues-obstétriciens qui donnaient leurs soins à des femmes musulmanes qui mettaient au monde leur enfant ont été agressés physiquement et blessés, dans leur service hospitalier, par les maris de ces patientes, au motif qu'en tant que médecins hommes ils ne devaient pas examiner leurs femmes. Ces confrères ont porté plainte pour coups et blessures et bien sûr nous sommes solidaires de ces médecins", indique le communiqué.
"Les gynécologues-obstétriciens hommes devront-ils désormais être protégés par la police pour exercer leur métier? Devront-ils disparaître comme les professeurs de philosophie?", ajoute le texte, dans une allusion au philosophe Robert Redeker qui a dû être placé sous la protection de la police après avoir publié une tribune libre dans laquelle il s'interrogeait sur la réponse du monde libre face à l'intégrisme musulman.
"Un patron de l'assistance publique de Paris a été agressé physiquement par le mari d'une patiente il y a un mois environ", a précisé à l'AFP Emile Daraï, secrétaire général du Cngof qui revendique quelque 3.500 adhérents soit l'ensemble des gynécologues obstétriciens de France.
M. Daraï a précisé qu'il ne pouvait pas donner plus de détails car "une enquête est en cours".
"Nous voulons attirer l'attention des pouvoirs publics, des médias ainsi que des gens impliqués dans la communication religieuse, nous voulons un respect de la laïcité et du droit des médecins", a ajouté M. Daraï.
la-Croix.com




Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.