L’arrêt des négociations avec la Turquie pour son entrée dans l’UE ? On peut en rêver.
Par Marianne, vendredi 16 juin 2006 à 18:54 :: Revue de presse :: #88 :: rss
L'UE presse Ankara d'ouvrir ses ports et son espace aérien aux Chypriotes grecs et d'aller vers une reconnaissance du gouvernement de la République de Chypre, seul gouvernement de l'île reconnu par la communauté internationale. L'Autriche, qui préside l'UE jusqu'à la fin juin, a assuré que la Turquie était sans aucune ambiguïté tenue d'honorer ses engagements concernant la République de Chypre, et cela d'ici la fin de cette année.
"La partie turque est clairement obligée d'accepter le protocole d'Ankara et nous attendons que, d'ici la fin de l'année, ces engagements soient clairement remplis", a déclaré Wolfgang Schüssel, chancelier d'Autriche, à l'issue du sommet européen de Bruxelles.
Mais l'insolente Turquie ne l'entend pas de cette oreille :
« La position turque à l'égard de Chypre ne changera pas, même si cela signifie la suspension des négociations d'adhésion à l'Union européenne », a déclaré le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. "Tant que les Chypriotes turcs resteront isolés, nous n'ouvrirons ni nos ports ni nos aéroports. Tant pis si les négociations (avec l'UE) s'arrêtent", a-t-il déclaré dans un discours prononcé devant la chambre d'industrie d'Istanbul.
La position des représentant de l'UE est inhabituellement ferme :
Le président Chirac estime que si elle n'ouvrait pas ses ports aux marchandises chypriotes, la Turquie remettrait en question son ambition d'adhérer à l'UE. "Il me paraît évident que la Turquie (...) devra respecter les engagements qu'elle a pris, notamment pour ce qui concerne la possibilité pour les marchandises venant de Chypre de se rendre dans les ports turcs", a-t-il déclaré. "Il est évident que si elle ne remplit pas ces conditions, elle mettra en cause elle-même sa capacité à poursuivre le processus d'élargissement".
Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a déclaré que l'UE gèlerait les négociations d'adhésion de la Turquie si Ankara n'ouvrait pas ses ports et aéroports au trafic chypriote dès cette année.
La République de Chypre, de son côté, se dit prête à bloquer les négociations sur une future adhésion de la Turquie si aucun progrès n'est enregistré sur la question des ports et des aéroports.
Mémorisez bien toutes ces déclarations ; nous pouvons être certains qu'Ankara ne reviendra pas sur ses positions, mais rien ne certifie que la position de fermeté des Dhimmis européenns, acteurs essentiels de l'Eurabia, ne soit pas de façade.
Il suffit de voir comment l'UE oublie que le Hamas a été démocratiquement élu par la majorité des palestiniens et cède devant les appels au secours de l'Autorité Palestinienne en octroyant une aide substantielle de 100 millions d'euros. Cette aide d'urgence sera divisée en trois parties dont l'une sera affectée au service de la santé. Il est vrai que l'A.P a refusé des tonnes de médicaments proposés généreusement par Israël : peu importe que les palestiniens meurent faute de soins, pourvu qu'on ait les moyens, en monnaie trébuchante, pour fabriquer des roquettes et détruire « l'ennemi sioniste » ! D'ailleurs le Hamas ne propose-t-il pas, tout en tirant des roquettes sur le territoire israélien, de rétablir la trêve avec l'Etat hébreu. Voilà une drôle façon de vouloir la paix et la prospérité pour son peuple !
Mais cela n'est pas assez : les Palestiniens veulent que cesse le boycottage du parti nazislamiste Hamas au pouvoir. Patience, les dirigeants eurabiens finiront par se coucher devant l'éternel condition du Dialogue Euro-Arabe : instaurer la paix au Proche-Orient en donnant une terre aux palestiniens. Mais nous savons bien que cela ne s'arrêtera pas là : la destruction d'Israël est programmée. Et après que celle-ci sera effective viendra sûrement le tour de l'Europe dont les fondements défensifs sont bien entamés par, en premier lieu, la volonté des traîtres eurabiens européens.
Voilà pourquoi, je suis sceptique sur les discours de fermeté des responsables européens. Il ne faut pas oublier qu'ils ont intérêt à filer tout doux depuis l'échec de la ratification de la constitution européenne ; Il faut caresser les peuples européens dans le sens du poil pour leur faire digérer cette bouillie indigeste qui sera la base consolidatrice de l'Eurabia.
Rendez-vous donc l'année prochaine pour savoir si j'ai eu tort ou non. En attendant mémoriser bien ces paroles : si seulement elles pouvaient être tenues, cela voudraient dire que les peuples peuvent être encore maître de leur destin, s'ils veulent bien s'en donner la peine.
Marianne




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