... Ibn Ishâq dit: Lorsque les musulmans furent battus, l'Envoyé d'Allâh - selon ce qu'on m'a rapporté - a dit : "Zayd b. Hârithah prit l'étendard et combattit jusqu'à ce qu'il fût tué comme martyr. Puis Ja'far le prit et combattit jusqu'à ce qu'li fut tué comme martyr." Puis l'Envoyé d'Allâh se tut. les visages des 'Ansârs changeaient, croyant que 'Abd Allâh b. Rawâhah s'était comporté d'une façon qui ne leur plaisait pas. Puis l'Envoyé d'Allâh dit: "Puis 'Abd Allâh b. Râwahâh le prit, et combattit jusqu'à ce qu'il fût tué comme martyr." puis Il dit:

En songe, je le vis au Paradis, étendus sur des lits en or. J'ai remarqué dans le lit de 'Abd Allâh b. Rawâhah un écartement par rapport aux deux lits de ses deux collègues. Je demandai : Pourquoi cela ? On m'a répondu : Les deux se lançaient avec détermination, tandis que 'Abd Allâh hésita un peu avant de se lancer."

(...) extrait du poème de Hassân b. Abî Thâbit cité par Ibn Ishâq

"Il combattit jusqu'à ce qu'il tomba sans soutien Sur le champ de bataille avec une lance brisée dans son corps il a eu sa récompense avec les martyrs Desjardins et des arbres verts enlacés Nous avons vu en Ja'far un homme loyal à Muhammad Un homme qui donnait des ordres décisifs En Islam il reste toujours des Banû Hâshim Des piliers de gloire, qui ne périssent pas et qui sont des titres de fierté

Une glorification necessaire car visiblement, parmi les troupes musulmanes , on dénombre grosso modo une vingtaine "seulement" de morts ( sur les trois milles guerriers musulmans), et quand on lit le déroulement de la bataille on s'aperçoit que le choc fut rude, surtout pour ceux qui décidèrent de combattre ...

extrait du poème de Ka'b b. Mâlik

Ils furent guidés par Ja'far et son étendard Qui se trouvaient devant la première rangée et combien brave fut le premier ! Jusqu'à ce que les rangs se seront séparés, et Ja'far Tomba par terre au milieu des rangs mélangés

Hassân b. Thâbit a également dit au sujet de la bataille de Mu'Tah, pleurant Zayd b. Hârithah et 'Abd Allâh b. Rawâhah :

Souviens-toi de Mu'tah et ce qui s'y passa Le jour où ils furent obligés de fuir rapidement Ils partirent et laissèrent là-bas Zayd

Une défaite peu appréciée par ceux qui étaient resté à l'arrière. Mais Mahomet en homme pragmatique, s'est toujours tiré parti du côté psitif de chaque situation:

Ainsi selon Ibn Ishâq:

les gens jetèrent de la poussière sur l'armée en leur disant : "ö fuyards, vous avez fui dans le chemin d'Allâh!" Mais l'Envoyé d'Allâh dit alors : "Ils ne sont pas fuyards, mais attaquants si Allâh le veut."

Qays b. al-Musahhar al-Ya'murï , lui aussi auteur d'un poème, a expliqué ce qui était reproché à ceux, , dont il avait fait partie, qui avaient fui : "la troupe s'était partagé et a detesté la mort".

Dur dur d'être un martyr... et en même temps, si les trois milles combattants musulmans s'étaient tous "glorifiés" sur le champs de bataille, Mahomet aurait été privé de toute capacité militaire.. et la face du monde en aurait été changé...