Al-'Abbâs continue :

« Les tribus passèrent avec leurs étendards. Lorsqu'une tribu passe, Abû Sufyân me demanda :

« Ô 'Abbâs! Qu'elle est cette tribu ? » et je réponds: « Sulaym. »

Il dit : « Qu'est-ce que j'ai à faire avec Sulaym ?! » Puis passe une autre tribu.

(...)

Et ainsi de suite jusqu'à la dernière tribu.

Dès qu'une tribu passe, il m'interroge sur son identité et je l'informe de leur identité, et il répond toujours : "Qu'ai-je à faire avec telle ou telle tribu ?"

Jusqu'à ce que l'Envoyé d'Allâh passa avec un régiment vert.

(Ibn Ishâm dit : Il est nommé « vert » à cause de la grande quantité de fer qui brille. Al-Hârith b. Hillizah al-Yashkurî a dit:

Puis Hujr, le fils d'Umm Qatâm

A qui appartient (le régiment) persan vert.

Ce vers se trouve parmi d'autres vers dans un poème composé par lui. (...)

Ibn Ishâq dit :

Ce régiment fut composé des Emigré et des 'Ansârs; on ne voyait d'eux que les yeux entourés des mailles de fer.

Alors Abû Sufyân dit:

« Qu'Allâh soit exalté! Ô 'Abbâs, qui sont ceux-ci ? » Je répondis : « Voici l'Envoyé d'Allâh parmi les Emigrés et les 'Ansârs. »

Abû Sufyân dit: " Personne n'a le pouvoir de leur résister. Ô abû al-Fadl ! Je jure par Allâh que la puissance de ton neveu est devenue aujourd'hui immense." 

Je lui dis : "Ô Abû Sufyân, c'est le prophétisme. "

Il répondit « Oui, certes ».

Je lui dis : « Va donc vite à ton peuple. »