L'Envoyé d'Allah se prépare pour la conquête de Makkah
Par Enki40, vendredi 9 mars 2007 à 08:56 :: Connaître l'islam :: #690 :: rss
Retrouvons donc Ibn 'Ishâq, le plus ancien biographe officiel de Mahomet, qui nous rapporte les exploits de ce « beau modèle », pour tous vrais musulmans. Aujourd'hui voyons la force de persuasion et la douceur des arguments de l'Envoyé d'Allâh...
(...)
La rencontre entre al'Abbâs et Abû Sufyân b.Harb
Lorsque l'Envoyé d'Allâh descendit à Marr al-Zahrân qu'al-'Abbâs b. 'Abd al-Muttalib le rencontra, al-'Abbâs se dit:
« Malheur aux Quraysh ! Je jure par Allâh que si l'Envoyé d'Allâh entre dans Makkah par force, avant qu'ils (Les Quraysh) ne viennent pas lui demander la sécurité, ce sera alors la destruction de Quraysh jusqu'à la fin des temps! »
Al 'Abbâs raconte : je montais la mule blanche de l'Envoyé d'Allâh et je partis jusqu'à ce que je fus arrivé à al 'Arâk; je me suis dit : peut-être je trouverais un bûcheron ou un laitier ou quelque'un qui irait à Makkah, et qui informerait les Quraysh de l'endroit où se trouvait l'Envoyé d'Allâh afin de venir à lui pour lui demander la sécurité avant d'entrer à Makkah par force. Pendant que je marchais cherchant ce pourquoi j'étais partis, j'ai entendu l'entretien entre Abû Sufyân b. Harb, et Budayl b. Warqâ. Abû Sufyân disait:
« Je n'ai jamais vu une telle nuit où il y a tant de feu de soldats ! »
Budayl dit:
« Je jure que c'est Khuzâ'ah brûlée par la guerre. »
Abû Suyân dit: Khuzâ'ah est tellement humiliée et les gens si peu nombreux pour que ce feu et ces soldats soient les siens. »
Al-'Abbâs continue : Je reconnus la voix d'Abû Sufyân. Je lui dis:
« Ô Abû Hanalah! » Il reconnut ma voix et il me dit : « Es-tu Abû al-Fadl? » Je répondis: « Oui. » Il me demanda: « Qu'est-ce qui t'arive , je jure par mon père et ma mère? » Je rétorquais : « Malheur à toi, Ô Abû Sufyân ! Voilà l'Envoyé d'Allâh parmi ses gens. Malheur à Quraysh ! »
Abû Sufyân dit : Que faut-il donc faire ? Je jure par mon père et ma mère? » je dis : « Je jure par Allah que s'il s'empare de toi, il coupera sûrement ton cou. Monte donc sur le derrière de cette mule afin que je te conduise àl'Envoyé d'Allâh pour que je le supplie pour ta sécurité. »
Abû Sufyân monta derrière moi, tandis que ses deux compagnons retournèrent ( vers Makkah). Je le conduisis. Chaque fois que je passais par un peu de musulmans, ils me demandèrent : « Qui est celui-ci ? » Lorsqu'ils virent la mule de l'Envoyé d'Allâh et moi sur elle, ils dirent : L'oncle de l'Envoyé d'Allâh est monté sur sa mule. Lorsque je passais par le feu de 'Umar b. al-Khattâb, il dit: « Qui est-ce ? » Et il se leva devant moi. Lorsqu'il vit Abû Sufyân monté sur le derrière de la mule, il dit: « Abû Sufyân l'ennemi d'Allah Allah soit loué ! » Puis il courut vers l'Envoyé d'Allâh, et la mule courut et l'a dépassé tel la bête lente dépasse l'homme lent. Je suis descendu de la mule et je suis entré cher l'Envoyé d'allâh et 'Umar est également entré chez lui et dit: « Ô Envoyé d'Allâh! Voic Abû Sufyân, Allah a permis de s'emparer de lui sans pacte ni engagement. Laisse moi donc lui couper le cou. »
Al-'Abbâs continue : « Je dis alors: « Ô Envoyé d'Allâh ! Je lui avais donné ma protection ?! » Je me suis assis devant l'Envoyé d'Allâh, je pris sa tête et je dis : « Par Allah, personne ne parlera en intimité avec lui sans que je ne sois présent. »
Quand 'Umar insista au sujet d'Abû Sufyân, je dis : « Doucement Ô 'Umar ! Je jure par Allâh que s'il était des Banû 'Addy b., tu n'aurais pas dit cela; Mais tu sais qu'il est des Banû al-Manâf. » 'Umar répondit : « Doucement, Ô 'Abbâs ! Je jure par Allâh que ta conversion à l'Islam le jour où tu avais embrassé l'Islam, m'était plus chère que la conversion à l'Islam d'al-Khttâb s'il avait embrassé l'Islam. Je sais que ta conversion serait plus chère à l'Envoyé d'Allâh que la conversion d'al-Khattâb s'il s'était converti. »
Alors l'Envoyé d'Allâh dit :
"Ô 'Abbâs ! Va avec lui dans ton camp. Et demain matin, reviens avec lui. » Je l'amenais dans un camp et il passa la nuit chez moi. Le lendemain matin, je l'amenais chez l'Envoyé d'Allâh. Lorsque celui-ci le vit, il lui dit :
« Malheur à toi, Abû Sufyân ! N'est-ce pas temps que tu saches qu'il n' y a de divinité qu'Allâh ? »
Abû Sufyân répondit :
« je jure par mon père et ma mère que tu es clément, généreux et affectueux ! Je pense que si Allâh avait une autre divinité associée avec lui, celle-ci me serait venue en aide. »
L'Envoyé d'Allâh dit:
« Malheur à toi, Ô Abû Syfyân ! N'est-il pas temps que tu reconnaisses que je suis l'Envoyé d'Allâh ? »
Abû Sufyân répondit :
« Je jure par mon père et ma mère que tu es clément, généreux et affectueux ! Quant à cette seconde thèse, il reste en mon âme quelque hésitation. »
Alors al-Abbâs lui dit:
« Malheur à toi ! Embrasse l'Islam et atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allâh, et que Muhammad est son Envoyé, avant que ton cou ne soit coupé. »
Alors Abû Sufyân fit l'attestation de la vérité et se convertit à l'Islam.
Al-'Abbas continue : « Je dis à l'Envoyé d'Allâh : « Ô Envoyé d'Allâh! Abû Syâ, aimes les humeurs ! Fais-lui donc quelque chose. »
L'Envoyé d'Allâh accepta et dit :
« Celui qui entre dans la maison d'Abû Sufyân sera en sûreté et celui qui ferme sa propre porte sera en sûreté, et celui qui entre dans la Mosquée (Sacrée) sera en sûreté. »
Lorsque Abû Sufyân voulut partir, l'Envoyé d'Allâh dit :
« Ô 'Abbas ! Enferme-le dans le passage étroit de la vallée auprès du défilé de la montagne afin que les soldats passent par lui et qu'il les voie. » Je suis parti avec lui et l'ai enfermé dans le passage de la vallée là où l'Envoyé d'Allâh m'avait indiqué de l'enfermer.
LA SUITE.... BIENTÔT....




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