Keith Ellison: suite
Par Enki40, mardi 5 décembre 2006 à 07:41 :: Textes et Articles :: #533 :: rss
Keith Ellison, vous vous souvenez ? Occidentalis s'était fait l'écho de l'élection historique de ce premier représentant (démocrate) musulman au Congrès américain ainsi que de son parcours et de ses "amis".
http://www.occidentalis.com/blog/index.php/keith-ellison
Et bien le voilà qui vient de déclencher une polémique en déclarant qu'il voulait prêter serment sur le Coran, et non la Bible, lors de la cérémonie d'investiture des députés en janvier. C'est en tout cas ce que nous apprend le Nouvel Observateur...
"C'est l'Amérique, pas Keith Ellison, qui décide sur quel livre les membres du Congrès prêtent serment", a réagi l'éditorialiste Dennis Prager, sur le site Web Townhall.com, tandis que la conservatrice American Family Association lançait une pétition allant dans ce sens.
Pour Paul Prager, remplacer la Bible par le livre saint de l'Islam "sape(rait) la civilisation américaine". "Si vous n'êtes pas capable de prêter serment sur ce livre, n'entrez pas au Congrès."
La Librairie du Congrès mentionne pourtant sur son site Web que Theodore Roosevelt a été le 14 septembre 1901 "le seul président (qui n'ait pas été) assermenté sur une Bible" mais la main levée, et que le 20 janvier 1961, John F. Kennedy avait prêté serment sur une version catholique du Livre.
La futur directrice de cabinet de Keith Ellison, Kari Moe, qui a travaillé pendant dix ans avec le sénateur démocrate Paul Wellstone, aujourd'hui décédé, souligne pour sa part, dans un entretien téléphonique à l'agence Associated Press, que la tradition veut que tous les membres du Congrès élus en novembre (un tiers des 100 sénateurs et les 435 représentants) prêtent serment ensemble à la Chambre des représentants et que ce n'est que lors de la photo officielle que la Bible est utilisée. Pour elle, la polémique relève d'une "politique de division".
Mais Paul Prager n'en démord pas: "c'est précisément parce que c'est cérémonial que cela compte pour moi. Les cérémonies sont excessivement importantes. C'est de cette façon qu'une société pose ce qui lui paraît le plus significatif." Il ne s'agit pas de religion, estime-t-il. "Je veux que les juifs comme moi prêtent serment sur la Bible bien que le Nouveau Testament ne soit pas notre Bible", dit-il. C'est "la Bible de ce pays". Il ne souhaite toutefois pas que l'on interdise au représentant de prendre ses fonctions s'il refuse la Bible.
Keith Ellison, âgé de 43 ans, converti à l'Islam dans sa jeunesse, en fait une question de principe. "La Constitution garantit à tout le monde le droit de prêter serment sur le livre qu'il préfère. C'est cela, la liberté de culte", a-t-il déclaré le 30 novembre au "Minnesota Monitor".
L'article VI de la Constitution des Etats-Unis d'Amérique dispose qu"'aucune profession de foi religieuse ne sera exigée comme condition d'aptitude à quelque fonction ou charge publique dépendant des Etats-Unis que ce soit". Pendant la cérémonie au Congrès, les élus déclarent seulement: "Je jure (ou affirme) solennellement de soutenir et défendre la Constitution des Etats-Unis (...) avec l'aide de Dieu."
En janvier dernier, Bob Levy, élu maire d'Atlantic City (New Jersey), a prêté serment sur la Bible et la Torah, tandis qu'en Caroline du Nord, en décembre 2005, la justice a refusé que les témoins prêtent serment sur un autre livre religieux que la Bible chrétienne.
http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20061204.FAP8264.html?1446
Ainsi donc les Etats-Unis se retrouvent devant leurs contadictions. Celles dont nous nous faisions l'écho le 23 Novembre dernier. Ceux qui proclament que l'islam est une religion de paix... maintiennent les occidentaux dans l'erreur et les musulmans dans leur loyauté islamique... qui on le voit passe avant la loyauté des valeurs du pays d'accueil.
Exigez de jurer fidélité sur le Coran, cela est stratégiquement très intelligent: car c'est une manière de forcer le gouvernement et la société américaine à l'accepter, puisqu'il est dit (dixit Bush) : "L’Islam, c’est la paix". C'est obliger toute la classe politique à se mettre en conformité avec le discours actuel qui oblitère le contenu et le but afffiché du Coran. C'est clôre toute critique de fond sur la nature intrinsèquement politique et totalitaire du projet Islam.
C'est faire prendre à la classe politique américaine le risque d'ouvrir un débat sur la nature de l'islam, au moment où dans le monde, la moindre critique sur l'islam déclenche l'hystérie de foules de plus en plus sûres d'elles.
On ne peut que remercier les démocrates américains d'avoir aboudé un tel candidat ainsi que les électeurs conservateurs du Nord de l'Etat du Minnesota de confondre religion et politique. Au moins, ainsi, le débat est posé publiquement en des termes sans ambiguités.
En France on nous avait avertit très clairement: "L'islam est notre Constitution". Aux Etats-Unis, Keith donne sa version de la fidélité : en jurant pour une Constitution américaine se soumettant à la Loi Coranique. Il donne en fait sa loyauté à l'islamisation de la société américaine. Les américains le comprendront t-ils ?
Affaire à suivre...




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