Keith Ellison
Par Enki40, samedi 11 novembre 2006 à 00:16 :: Textes et Articles :: #484 :: rss
Quelque 200 millions d’Américains étaient appelés à élire ou réélire les 435 membres de la Chambre des représentants, 33 des 100 sénateurs et 36 des 50 gouverneurs.
Et parmis eux, un nouveau venu, arrivant tout droit de la chambre des représentants de son Etat, le démocrate Keith Ellison...
Evidemment, il ne s'agit pas de faire un procès d'intention à ce nouvel élu. Mais comme on dit, l'entourage vaut parfois tous les discours du monde ....
Le démocrate Keith Ellison est devenu le premier Américain musulman élu aux Congrès des Etats-Unis en remportant un siège de député dans le Minnesota (nord)
Le Minnesota, Etat traditionnellement blanc et luthérien de 5 millions d'habitants, terre promise des immigrants nordiques au XIXe siècle, compte aujourd'hui moins de 4% d'Afro-Américains, pour la plupart rassemblés à Saint Paul, capitale de l'Etat, et surtout à Minneapolis, sur l'autre rive du Mississippi, dont ils représentent le dixième des 380 000 habitants.
Ellison, un avocat noir de 43 ans, a dû se défendre lors de la campagne des critiques de son adversaire républicain, qui l'a notamment accusé d'antisémitisme.
Selon l'Express :
(...)Mais l'essentiel est ailleurs, dans des détails furtifs, comme ce sandwich que lui tend discrètement une adjointe à la clôture de l'événement, quand vient l'heure de rompre son jeûne du ramadan.
Keith, au micro devant l'auditoire, se garde d'innover. Fusillé du regard par son adversaire républicain, Alan Fine, homme d'affaires local et descendant des fondateurs de la congrégation, il condamne une fois de plus l'entrée en guerre contre Saddam, mais affirme le droit d'Israël à l'existence et le devoir des Etats-Unis d'assurer sa défense. Il s'insurge, aussi, contre la torture infligée aux suspects de terrorisme autant que contre l'espionnage des citoyens américains. Refuse le mariage des gays, enfin, et déplore l' «échec personnel» que représente l'avortement.
Alan Fine, pour toute réplique, reprend le leitmotiv de sa campagne, chorégraphiée par les stratèges de la «com» politique républicaine: «Mon adversaire a frayé avec Nation of Islam, le mouvement de l'antisémite Farrakhan, et cautionné son idéologie. Il a obtenu des fonds d'une organisation favorable aux terroristes palestiniens, le Council on American-Islamic Relations.» Surprise. Des éclats de voix fusent dans la salle, intimant au républicain l'ordre de la boucler. Le débat entre partisans et détracteurs du démocrate se poursuit dans le hall, à grands cris, jusqu'au départ des protagonistes.(...)
Débat qui se poursuivit mais devint inaudible car alors que son adversaire républicain était juif, M. Ellison a reçu le soutien du Conseil national des juifs démocrates et d'un important journal de la communauté juive de Minneapolis.
Ils doivent être heureux de voir le premier résultat visible de ce soutien....
Dans son premier discours, retransmis par la chaîne Foxnews, alors qu'il expliquait que son combat n'était pas religieux, il fut salué par le choeur de ses supporters qui scandèrent des "Allah Akbar". "Il ne s'agit pas de religion", a repris très vite la présentatrice de Foxnews pour rassurer l'auditoire.
Mais ce n'est pas l'avis de certains, comme cet auteur qui brosse un portrait satirique de l'alliance entre la Gauche et l'Islam dans un "Age de Tolérance http://www.ageoftolerance.com/ , d'Al (Gore) à Allah".
En fait Keith Ellison, né le 4 août 1963 à Detroit (Michigan, nord) dans une famille catholique, s'est converti à l'islam à 19 ans. Il a été proche durant 18 mois de Nation of Islam, le mouvement noir radical de Louis Farrakhan dans le milieu des années 1990. Devenu avocat, il reconnaît et déplore aujourd'hui le caractère antisémite et antiblanc de ce mouvement et se présente comme un musulman modéré prêt à travailler avec des personnes de n'importe quelle religion ou n'importe quelle origine.
Soit... mais tout de même, creusons un peu et voyons un peu ce qu'est le Council on American-Islamic Relations ou CAIR...qui lui a apporté son soutien pendant cette campagne où le vote musulman a eu son importance surtout au moment du vote pour l'investiture démocrate. En effet, en lice face à quatre autres démocrates lors des élections primaires de septembre, Keith Ellison l'a emporté de 7 000 voix sur ses rivaux. Des voix somaliennes, selon les analystes du scrutin. Musulmanes, donc.
Mais revenons au CAIR...
Constitué comme organisation de défense des libertés civiles des musulmans aux Etats-Unis, le CAIR a été fondé en 1994, à Washington, par des membres de l’Islamic Association for Palestine (IAP), un groupe créé par un leader de l’aile politique du Hamas, Mousa Abu Marzook, expulsé par les Etats-Unis, en 1997, vers la Jordanie. Omar Yahya Ahmed, qui devint plus tard président du conseil d’administration de CAIR, et Ghassan Elashi, membre fondateur du chapitre texan de l’organisation, ont participé au « Philadelphia Meeting » de 2003, une réunion d’islamistes décrite par des documents du FBI comme une rencontre entre membres du Hamas et de l’IAP au cours de laquelle, selon les bandes d’écoute du FBI, a été élaborée une stratégie pour combattre les accords de paix israélo-palestiniens et perfectionner les campagnes de financement du Hamas en Amérique du Nord.
Le Caire qui a une branche au Canada qui sait faire parler d'elle :
Charia au Canada: le “chariabia” du Council on American-Islamic Relations
Dans sa recommandation du 10 août à Marion Boyd, l’ancienne procureur générale d’Ontario chargée de réviser la loi d’arbitrage de la province, le Council on American-Islamic Relations (CAIR) affirmait qu’il était «trompeur» d’employer le mot «charia» pour désigner les cours d’arbitrage islamiques revendiquées par l’Institut islamique de justice civile.
Cette semaine, CAIR se félicite d’avoir publié un article le 15 septembre dans l’Ottawa Citizen plaidoyant le droit des musulmans canadiens de régler leurs disputes civiles et familiales selon la «charia». On serait tenté de conclure que seuls les partisans de tribunaux islamiques au Canada ont le droit de prendre le mot «charia» dans leur bouche. Voilà qui dévoile.
Donc, dans cet article intitulé «Les musulmans canadiens devraient avoir le droit d’appliquer la charia», Riad Saloojee, directeur exécutif de CAIR, dénonce «l’ignorance générale de la loi islamique (...) qui permet au chauvinisme intellectuel de passer pour un commentaire juste». En d’autres termes, à moins d’être docteurs en charia, opposants, journalistes et autres citoyens n’ont pas un mot à dire sur la charia et son abus prouvé des droits des femmes et des minorités partout où elle est appliquée...
Selon Saloojee, comme un nombre important de musulmans règlent déjà leurs disputes légales en ayant recours à leurs chefs communautaires, les détracteurs de l’introduction de la charia au Canada, «loin de protéger les parties vulnérables, assurent que de tels processus en cours ne soient pas normalisés ou scrutinés». Le raisonnement ne cesse d’étonner : parce que les «parties vulnérables», euphémisme pour désigner les femmes, sont déjà assujetties par la pression communautaire à une forme d’arbitrage qui leur est fondamentalement injuste, le rôle du gouvernement serait de baliser les pratiques discriminatoires plutôt que de les éliminer.
Pour remédier aux injustices inhérentes à la charia, Saloojee propose que la « nature volontaire» du processus soit respectée en veillant à ce « que les deux parties reçoivent des conseils légaux indépendants». De plus, Saloojee suggère que les «femmes immigrantes et minoritaires» soient informées de leurs droits en cas de disputes relevant du droit familial. Finalement, il incomberait à l’État de former des arbitres islamiques compétents.
http://www.judeoscope.ca/article.php3?id_article=0045
Le même « Council on American-Islamic Relations » (CAIR) qui s’est joint, le 11 mars 2004, à la « Muslim Students Association » de l’université de West Michigan pour présenter un colloque intitulé « Islam et christianisme : coalition ou collision ? ». L’invité d’honneur, William Baker, fondateur de l’association « Christians and Muslims for Peace », y a été présenté comme un conférencier de renommée internationale. La nouvelle serait banale, si le CAIR n’était pas l’organisation islamique « modérée » la plus en vue aux États-Unis, et Baker l’ancien président d’un parti néo-nazi américain, le Populist Party, et l’auteur de « Theft of a Nation » (Le vol d’une nation), un pamphlet virulent qui appelle à « la déportation des juifs israéliens vers leurs pays d’origine ».
Le CAIR toujours qui en 1998, dans le sillon des attentats visant deux ambassades américaines, en Tanzanie et au Kenya, porta plainte contre des affiches publicitaires pointant Ben Laden comme « premier ennemi » des Etats-Unis en invoquant « l’outrage fait aux musulmans ».
Le CAIR toujours qui avait appelé à faire des dons pour les victimes du 11 septembre... par l’entremise de la Holy Land Foundation for Relief and Development, fondation « caritative » islamique dissoute peu après par les autorités américaines pour ses opérations de financement du Hamas....
Depuis le 11 septembre, des spécialistes de la présence islamiste aux Etats-Unis tels que Steven Emerson et Daniel Pipes enquêtent sur les relations islamistes du CAIR. C’est ainsi que l’on apprit que le CAIR avait classé dans son rapport de 1996 sur « les incidents et la violence anti-islamiques » le procès et la condamnation du cheikh égyptien Omar Abdel Rahman pour son rôle de conspirateur en chef dans l’attentat de 1993 contre le World Trade Center. On apprit aussi qu’en 1994, le CAIR avait coordonné la tournée aux Etats-Unis de Bassam Alamoush, un militant islamique jordanien, qui expliqua à son public de Chicago : tuer des juifs est « une bonne action ».
Il a aussi été question de l’appui ouvert que son directeur général, Nihad Awad, accorde au Hamas. Le même Awad avait retiré en 1994 son appui à l’OLP, pour condamner le processus de paix entamé avec Israël. Il arrive parfois que les membres de CAIR évoquent eux-mêmes candidement leur objectif stratégique à long terme. En 1998, par exemple, son président, Omar M. Ahmad, déclarait à un quotidien californien que « l’islam n’est pas en Amérique pour être l’égal de toute autre foi, mais pour devenir dominant. Le Coran devrait être la plus haute autorité en Amérique, et l’islam la seule religion acceptée sur toute la Terre ».
Il n’y a pas que les spécialistes qui se soient intéressés aux membres du CAIR. En janvier 2003, Bassem Khafagim, directeur des relations communautaires du CAIR, a été arrêté par le FBI pour ses relations avec un groupe... qu’il avait lui-même créé afin de recueillir des fonds destinés à des organisations terroristes islamistes. Il a depuis plaidé coupable de deux chefs d’accusation. Le 27 juin 2003, c’était au tour de Randall Ismail Royer, coordonnateur des droits civils du CAIR, d’être arrêté pour avoir tenté de joindre les rangs du Lashkar-e-Taiba, une organisation islamo-terroriste pakistanaise vouée à chasser l’Inde du Cachemire.
Loin d’avoir le profil d’une ONG de défense des droits civils, le CAIR compte parmi ses membres des islamistes dangereux et va jusqu’à s’associer à des néo-nazis, bien entendu sous le vernis politiquement correct du rapprochement interreligieux. Bien que le CAIR se dise indépendant, il entretient des relations avec les wahhabites, recevant notamment des subventions de la World Assembly of Muslim Youth (WAMY), une organisation internationale financée par le gouvernement saoudien. Depuis 2001, le CAIR place de la littérature prosélyte dans 17 000 bibliothèques publiques américaines grâce à un don de 500 000 dollars du prince saoudien Al-Walid ibn Talal.
La branche canadienne du CAIR continue de jouir, elle aussi, de l’aura de respectabilité que lui confèrent les médias anglophones. Depuis 2002, le prestigieux « Globe and Mail » a ainsi publié 38 billets d’opinion de CAIR, signés pour la plupart par deux femmes, sa présidente Sheema Khan et un membre de son comité de direction, Shahina Siddiqui. En produisant des communiqués de presse sur tout ce qui touche de près ou de loin à l’islam et à sa pratique religieuse, en lobbyant contre l’arrestation de présumés terroristes musulmans et l’expulsion d’immigrants illégaux arabes, le groupe a réussi à s’imposer au Canada comme la voix reconnue des musulmans canadiens et à jeter de l’ombre sur le Canadian Islamic Congress et la Canadian Arab Federation, deux organisations plus anciennes, assises sur une véritable base communautaire.
Il n’y pas que les journaux qui se prêtent au jeu du CAIR. Le 26 février dernier, l’organisation a eu le privilège de présenter à un comité du sénat canadien son rapport sur la représentation des musulmans canadiens dans la presse. Pour illustrer l’anti-islamisme supposé des médias canadiens, le CAIR a produit un seul article : un éditorial paru le 22 avril 2002 dans les quotidiens de l’empire médiatique CanWest. Un éditorial qui condamnait les méthodes crapuleuses d’organisations terroristes palestiniennes reconnues comme telles par le gouvernement canadien...
Curieusement, ses démêlés avec la justice, ses déclarations de sympathie pour le terrorisme palestinien et ses associations avec des groupes racistes et xénophobes ne nuisent en rien à la réputation de « gardien des droits et libertés » des musulmans en Amérique du Nord que s’est forgée le CAIR. Mieux encore, l’organisation a connu une fulgurante ascension médiatique depuis le 11 septembre. Contrairement aux organismes communautaires plus discrets et dépourvus d’appareils médiatiques bien huilés, le CAIR est prompt à prendre position sur toute question concernant l’islam et les musulmans. Il multiplie les communiqués de presse et les alertes aux « violations des libertés » des musulmans. Son directeur de la communication, Ibrahim Cooper, un Canadien converti à l’islam, se présente volontiers sur tous les plateaux de télévision pour condamner de prétendues assimilations de l’islam au terrorisme, défendre la légitimité du régime taliban ou légitimer la « résistance » du Hamas.
En somme, le succès du CAIR s’explique par sa capacité à combler le vide laissé par l’absence de relations publiques professionnelles dans les communautés musulmanes d’Amérique, à une époque où les médias et leur public sont en quête d’éclaircissements sur une religion méconnue et largement perçue comme menaçante.
Cette association ne compte plus les procès victorieux contre des entreprises aussi prestigieuses que Nike (chaussures et vêtements de sport) ou Budweiser (brasserie), coupables d’avoir utilisé des références de la religion islamique de façon attentatoire aux convictions des croyants ou d’avoir discriminé des employés musulmans en raison de leur croyance. http://www.libertysecurity.org/article230.html
Le Council on American-Islamic Relations (CAIR) est même intervenu en faveur d’une jeune femme musulmane victime d’un préjudice lié au port du foulard au consulat français de Chicago. Grâce à la médiation de CAIR, la jeune femme a pu faire en sorte que les autorités consulaires françaises acceptent qu’elle pose avec un foulard pour la photographie du passeport.
Mais Daniel Pipes en parle très bien dans plusieurs articles qu'il leur a consacré.
http://fr.danielpipes.org/article/1846
CAIR: les alliés «modérés» du terrorisme
New York Post 22 avril 2002
Mais en réalité, le CAIR est tout autre chose. Pour commencer, il soutient le mauvais camp dans la guerre contre le terrorisme. L'un des premiers indices apparut en octobre 1998, lorsque le groupe exigea la suppression d'un panneau d'affichage de Los Angeles décrivant Oussama Ben Laden comme «l'ennemi juré» sous prétexte qu'une telle représentation «offense les Musulmans».
Il considère la condamnation des auteurs de l'attentat de 1993 contre le World Trade Center comme «une parodie de justice». La condamnation d'Omar Abdel Rahman, le cheikh aveugle qui planifia cet acte de destruction, lui semble être une «incitation à la haine». Et il taxe le mandat d'extradition du terroriste présumé du Hamas Mousa Abu Marook d'«anti-islamique» et d'«anti-américain».
Lorsque le président Bush ordonna la fermeture du Holy Land Foundation, en décembre, pour avoir collecté des fonds destinés à fournir «chaque année des millions de dollars au Hamas», le CAIR qualifia cette action d'«injuste» et d'«alarmante».
Le CAIR compte même au moins une personne liée au terrorisme dans ses propres rangs. Le 2 février 1995, l'avocate américaine Mary Jo White désigna Siraj Wahhaj comme un «personnage qui, bien que n'ayant pas été inculpé, reste l'un des co-conspirateurs présumés» de la tentative de faire exploser les immeubles de New York. Pourtant, le CAIR le présente comme «l'un des leaders musulmans les plus respectés d'Amérique» et l'accueille au sein de son conseil consultatif.
Pour ces raisons, et d'autres encore, l'ex-responsable du contre-terrorisme du FBI, Steven Pomerantz, conclut que «le CAIR, ses leaders et ses activités apportent une aide concrète aux groupes terroristes internationaux».
Et le terrorisme n'est pas le seul aspect inquiétant révélé par le passé du CAIR. Parmi les autres problèmes, citons:
L'intimidation de Musulmans modérés. Dans deux cas au moins (Hisham Kabbani et Khalid Durán), le CAIR a diffamé des Musulmans modérés qui rejetaient ses visées extrémistes – ces hommes ont reçu des menaces de mort à la suite des faits.
le président du CAIR Omar M. Ahmad déclara, en juillet 1998 à une foule de Musulmans californiens, que «l'Islam n'est pas en Amérique pour y devenir l'égal des autres confessions, mais pour y devenir la foi dominante. Le Coran (...) doit devenir la plus haute autorité en Amérique, et l'Islam la seule religion tolérée sur terre».
etc...
http://fr.danielpipes.org/article/1995
Au Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations, CAIR), cinq rédacteurs et membres du comité directeur ont été accusés ou reconnus coupables de chefs d'inculpation liés au terrorisme
http://www.danielpipes.org/blog/32
« Les musulmans espèrent qu'il va fournir la voix qui leur manque désespérément, même si son expérience est plus africaine-américaine qu'islamique », explique Geneive Abdo, une spécialiste de l'islam américain.
Mais que veulent les musulmans ? Si on suit les positions du CAIR, on peut s'inquiéter...
En attendant, la Société des musulmans d'Amérique (Muslim American Society) a fait installer dans les mosquées d'une dizaine d'Etats des machines permettant aux fidèles de s'inscrire sur les listes électorales. "Avant, c'était un luxe. Maintenant, voter est une nécessité", dit Corey Saylor. 2,2 millions de musulmans sont déjà inscrits.
Depuis deux ans, les musulmans ont aussi une télévision, Bridges TV. Elle émet depuis Buffalo, dans l'Etat de New York. Hassan Shibley, 20 ans, est l'un de ses producteurs. Il tourne un documentaire sur l'influence croissante des musulmans sur les campus universitaires.
Hassan est le président de l'Association des étudiants de l'université d'Etat de New York, à Buffalo. Il gère un budget de 3 millions de dollars. Il déplore que le monde occidental ne comprenne pas le terme de "djihad". "Le plus grand djihad, dit-il, c'est de dire la vérité à un régime injuste."
Tiens, c'est byzarre on ne nous l'avait jamais faite celle-là...
Allez... Affaire à suivre...




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