Ils ont dit : aujourd'hui V.S Naipaul
Par Enki40, mardi 24 octobre 2006 à 00:09 :: Textes et Articles :: #425 :: rss
« Il n'y a, je crois, jamais eu d'impérialisme comparable à celui de l'islam et des Arabes. C'est un impérialisme intransigeant qui produit une société de névrosés et de nihilistes prêts à tout. »
"En 1963, à la parution de "L'illusion des ténèbres", mon premier livre sur l'Inde, les Indiens étaient furieux. Aujourd'hui, ils m'en sont reconnaissants. Il y a à présent une véritable vie intellectuelle en Inde et les gens y assument leur individualité. La société islamique, elle, n'a pratiquement pas de vie intellectuelle. Mais j'espère qu'un jour elle comprendra que je n'ai jamais éprouvé haine ou mépris. "
V. S. Naipaul est né à Trinidad en 1932, où son grand-père, brahmane mais pauvre, avait immigré à la fin du XIXe siècle. Installé en Angleterre en 1950, après des études à Oxford, V. S. Naipaul se consacre à l'écriture depuis 1954. A la fois romancier, reporter, essayiste, sociologue, et surtout écrivain, il a écrit une vingtaine de livres, dont une quinzaine traduits en français. Son deuxième roman, « Une maison pour M. Biswas » (Gallimard), est considéré comme son chef-d'oeuvre. « Dis-moi qui tuer » a reçu le Booker Prize en 1971. « Sacrifices » (Albin Michel), « L'énigme de l'arrivée » (Christian Bourgois) ou « Un chemin dans le monde » (Plon) sont plus intimistes et autobiographiques. Enfin, ses récits de voyage comme « L'Inde, un million de révoltes », « La traversée du milieu », « Jusqu'au bout de la foi » (Plon) ou « Une virée dans le Sud » (Christian Bourgois) révèlent avec force le génie de Naipaul dans son approche de l'autre -
Anobli par la reine en 1990, membre de la prestigieuse Royal Society of Literature, il fut élu en 2001 Prix Nobel de littérature.




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