Pressentant que les chrétiens faisaient face à un péril allant bien au delà, Pierre le Vénérable entreprit au milieu du 12ème siècle la première traduction du Coran en latin. Il justifie ainsi son entreprise: "Je me suis indigné de voir les Latins ignorer la cause d'une telle perdition et leur ignorance leur ôter le pouvoir de s'y opposer".

Une indignation qui reste malheureusement entièrement d'actualité au mot près ! Il suffit de remplacer "Latins" par "Occidentaux"..

Au début du 9ème siècle, d'autres chrétiens ont réalisé ce qu'était l'Islam et ont condamné sa violence (déjà..) tel Théophane le Confesseur stigmatisant "l'enseignement" de Mahomet: "Il enseignait à ses gens que celui qui tue un ennemi ou qui est tué par un ennemi va au Paradis".

Ou encore Al Kindi, Arabe chrétien, toujours au 9ème siècle, sous la forme d'une lettre fictive s'adressant à un musulman: "Ce qui est curieux de ta part, c'est que tu qualifies de martyrs tes amis qui meurent en combattant."

Le jugement définitif revient à Alvare, disciple d'Euloge et vivant au 9ème siècle à Cordoue dans ce "royaume où les 3 religions vivaient en paix"... Il assimile Mahomet à ... l'Antéchrist...

Nous faisons face aujourd'hui, 10 siècles plus tard à la même menace alors que le 19ème siècle avait pourtant vu l'Islam reculer presque partout (écroulement de l'empire Ottoman). Seuls les moyens ont changé: la force actuelle de l'Islam provient avant tout des pétrodollars et de la démographie. L'argent du pétrole servant à financer les mosquées et écoles coraniques, le terrorisme, les conflits armés (surtout en Afrique) et la course à l'armement vers l'arme ultime comme le fait l'Iran.

La démographie est l'autre arme silencieuse qui permet de prendre le contrôle de territoires "pacifiquement".

Espérons qu'il soit encore temps pour que la prise de conscience actuelle qui heureusement va en s'accélérant permette de vaincre sans dégénérer en un conflit généralisé et meurtrier.

Pierlevener