GB: revendications montantes
Par Enki40, dimanche 25 février 2007 à 13:13 :: Revue de presse :: #673 :: rss
Observez bien cette photo : elle ne provient pas d'Angleterre mais de France, lors d'une manifestation pour l'ouverture d'une école privée islamique. Ouverture refusée puis accordée après bien des péripéties... http://www.lefigaro.fr/france/20070215.WWW000000407_feu_vert_pour_le_lycee_musulman_de_decines.html

Mais là n'est pas l'essentiel. L'essentiel est juste devant vos yeux: cette petite fille, mise en avant, et déjà voilée. Et à côté d'elle cette autre petite fille avec écrit sur son panneau: "Avons-nous les mêmes droits ?". Avec, au milieu, ce petit garçon porteur de l'emblème national français, pour bien affirmer que les deux facettes des revendications qu'il encadre sont bien en même temps en France et de France. Tout un symbole...
Illustration parfaite des deux facettes du même "monde" ... avec ses revendications successives... tout à fait complémentaires du point de vue ... islamique... Petit jeu des 7 erreurs : cherchez les (in)compatibilités ... avec notre conception de la pudeur, de l'âge obligatoire pour commencer à porter ce type de tenue et celui du mariage, du statut de la femme... Interrogez-vous sur la victimisation/ culpabilisation comme technique de chantage politique, l'enfermement et la distinction que peuvent produire les résultats du contenu d'une telle "éducation", la différenciation que cela ne peut qu'engendrer du point de vu du désir d'avenir en tant qu'il est porteur de projet politique et de vouloir vivre "commun" ... etc
Avec la GB, le parallèle est du coup évident. Lisez les revendications de l'équivalent de notre CFCM !. Malgré les attentats, malgré les nombreux sondages qui montrent l'attachement de la communauté islamique aux valeurs de la Charia, et avec l'influence grandissante de personnes tels Tarik Ramadan, la Dawa est plus progressante que progressiste chez ces grossistes de l'islam. En fait, les attentats ne freinent en rien les revendications de cette communauté totalement décompléxée et dont le véritable objectif, est bien d'obliger la société anglaise à prendre en compte "les perspectives morales islamiques". Et cela bien évidemment commence -toujours- par l'école, c'est-à-dire le contrôle des consciences et l'assurance de la complète islamisation des jeunes générations.
C'est en tout cas ce que nous montre, à travers son exemple anglais, le journal Le Monde...
Les jeunes musulmans doivent pouvoir porter la barbe à l'école, les jeunes filles revêtir le foulard islamique pendant tous les cours, y compris ceux d'éducation physique, les étudiants doivent pouvoir être dispensés des leçons d'éducation sexuelle. Telles sont quelques-unes des demandes faites par le Conseil musulman de Grande-Bretagne (MCB), la principale organisation représentative des 1,6 million de musulmans qui vivent dans le royaume.
Dans un document de 72 pages rendu public le 21 février, le MCB demande au gouvernement de permettre aux 400 000 jeunes musulmans d'exprimer plus librement leurs pratiques religieuses dans les écoles publiques, où 96 % d'entre eux étudient. Les autres fréquentent des écoles privées, ou l'une des cinq écoles d'Etat musulmanes. Le MCB regrette que certaines écoles n'aient pas été "réceptives aux revendications légitimes et raisonnables des parents et des enfants musulmans quant à leurs préoccupations dictées par la foi".
Le document du MCB tient à la fois du catalogue de recommandations et du cahier de doléances. Son importance politique découle de l'influence du MCB. Cette organisation, fondée en 1997, chapeaute plus de 400 associations religieuses, culturelles, sociales et professionnelles musulmanes. Elle veut parler au nom de la principale minorité religieuse du Royaume-Uni. Le gouvernement de Tony Blair a fait du MCB son interlocuteur musulman privilégié, notamment depuis les attentats de Londres en juillet 2005.
Le MCB souhaite que garçons et filles puissent exprimer leur fidélité au concept musulman de haya ("pudeur") dans leurs tenues vestimentaires. Les étudiantes doivent pouvoir être coiffées à tout moment du foulard islamique ou revêtir le jilbab, une longue robe qui descend jusqu'aux chevilles. Le MCB ne dit pas un mot du niqab, le voile intégral qui ne laisse apparaître que les yeux. Lors des cours d'éducation physique, le MCB recommande aux élèves de porter un survêtement, et aux jeunes filles de se coiffer du foulard islamique "en le nouant d'une manière sûre".
La mixité doit être exclue des sports collectifs impliquant des contacts physiques, comme le football et le basket-ball. Le MCB demande que les élèves puissent se changer dans des cabines individuelles, et non en groupe, et qu'ils soient dispensés de douche après le sport si celle-ci expose leur corps à la vue des autres enfants, car "l'islam interdit d'être nu devant les autres ou d'apercevoir la nudité des autres". Les leçons de natation enseignées aux garçons et aux filles ensemble sont "inacceptables pour des raisons de décence, aux yeux des parents musulmans".
"PERSPECTIVES MORALES"
Si l'école ne peut séparer les sexes, les enfants doivent pouvoir être dispensés de ces cours. Même chose pour les leçons de danse, cette dernière n'étant pas "une activité normale pour la plupart des familles musulmanes". La danse, souligne le MCB, "n'est pas compatible avec les exigences de la pudeur islamique, car elle peut revêtir des connotations et adresser des messages sexuels".
L'éducation sexuelle, obligatoire dans le secondaire, doit, selon le MCB, être enseignée aux élèves par des professeurs du même sexe. Le recours à des objets ou à des "schémas représentant les organes génitaux" pour illustrer des leçons sur la contraception ou sur les préservatifs est "totalement inapproprié, car encourageant un comportement moralement inacceptable". Les écoles doivent prendre en compte "les perspectives morales islamiques".
La publication du manifeste du MCB a suscité une mise au point du ministère de l'éducation. Ce document, a-t-il déclaré, ne cadre pas avec "le code de conduite" officiel en vigueur dans les écoles publiques, et n'a donc "aucun caractère obligatoire". Un porte-parole du syndicat des chefs d'établissement a critiqué "cette liste de demandes" qui risque de provoquer "un retour de manivelle".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-875539,0.html




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