Enfin, pour finir avec les candidats qui sont parvenus à distancer les autres, LePen s'écroule. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, il n'a pas été exclu de la campagne (mais a subi le "montage" Bayrou), mais ses appels du pied à l'extrême-gauche avec Soral, aux jeunes des banlieues avec ses critiques de Sarkozy, et l'abandon de ses thèmes habituels au profit d'un alter-mondialisme pro-arabe ont désorienté son électorat. Il sera intéressant d'analyser en détail le vote des banlieues, pour savoir de quel côté cela a pesé dans la balance.

Quant à Villiers, en 6ème position (au moment où j’écris ces lignes), avec un score il est vrai modeste, a peiné à trouver un créneau entre Sarkozy et LePen. Cependant, les médias et les sondages l’avaient exclu d’emblée de la campagne électorale, et nous savons tous que le résultat se joue avant tout, et c’est bien triste, au plan médiatique. Néanmoins, le fait même d’arrivée en 6ème position le place en position d’outsider à droite, et lui permet de conserver toutes ses chances pour l’avenir.

Occidentalis ne donnera évidemment pas de consignes de vote pour le second tour, je le ferai à titre personnel dans les jours qui viennent.