...suite TITRE IV: les ABLUTIONS...

CHAPITRE XXXI. - DE LA PRIORITÉ À DONNER AUX MEMBRES DU CÔTÉ DROIT DANS L'ABLUTION ET LA LOTION ( FUNÉRAIRE ).

1. D'après Omm-'Atiyya, le prophète dit aux femmes qui lavaient le corps de sa fille (Zeynep) : Commencez par la partie droite du corps et par les mêmes endroits que pour les ablutions.

2. D'après Aïcha, le prophète préférait commencer par le côté droit, qu'il s'agît de mettre ses chaussures, de se peigner, de faire ses ablutions et même d'un acte quelconque.

CHAPITRE XXXII. - DE LA RECHERCHE DE L'EAU LUSTRALE QUAND LE MOMENT DE LA PRIÈRE EST VENU.

'Aïcha dit: L'heure de la prière (du matin) étant venue, on chercha vainement de l'eau, on n'en trouva pas; c'est alors que fut révélée la lustration pulvérale ( Lustration sèche à base de sable ou autre matière).

1. Anas-ben-Malik a dit avoir vu le fait suivant: Un jour, l'heure de la prière de l'après-midi étant venue, les fidèles cherchèrent vainement de l'eau lustrale sans en trouver. On apporta à l'envoyé de Allah, qui était là, de l'eau lustrale. Après avoir plongé la main dans le vase, il ordonna aux fidèles de se servir de cette même eau pour les ablutions. Alors, je vis l'eau sourdre de dessous les doigts dit prophète en sorte que du premier au dernier chacun put faire ses ablutions.

CHAPITRE XXXIII. - DE L'EMPLOI (POUR LES ABLUTIONS) DE L'EAU QUI A SERVI à LAVER LES CHEVEUX D'UN HOMME.

'Ata ne voyait aucun mal à employer les cheveux (humains) pour en faire des ficelles ou des cordes. - De l'eau dans laquelle les chiens ont bu et du passage de ces animaux dans la mosquée. - Ez-Zohri a dit: Lorsqu'un chien a lappé dans un vase et qu'on n'a pas d'autre eau lustrale que celle-là on peut s'en servir pour les ablutions. Sofyân a dit : Telle est la vraie doctrine, car Allah a dit : ... et que vous n'ayez pas trouvé d'eau, faites alors la lustration pulvérale ( Q 5/9). Cette eau, sur la pureté de laquelle on a des doutes, peut servir aux ablutions à la condition de faire ensuite la lustration pulvérale.

1. Ibn-Sirin rapporte qu'il dit à 'Obaïda: Nous avons des cheveux du prophète; ils nous sont parvenus par Anas ou par la famille d'Anas. Posséder un seul cheveu de lui, s'écria 'Obaïda, me ferait plus de plaisir que d'avoir le monde entier et tout ce qu'il contient.

2. D'après Anas, lorsque l'envoyé de Allah se fut fait raser la tète (au pèlerinage d'Allah), Abou-Talha fut le premier à ramasser de ses cheveux.

CHAPITRE XXXIII bis. - QUAND UN CHIEN A BU DANS LE VASE DE L'UN DE VOUS, QU'IL LAVE CE VASE SEPT FOIS.

1. D'après Abou-Horaïra, l'envoyé de Allah a dit: lorsqu'un chien a bu dans le vase de l'un d'entre vous, que celui-ci lave ce vase sept fois.

2. Selon Abou-Horaïra on tient du prophète qu'un homme vit un chien tellement altéré qu'il mangeait de la terre humide. Prenant alors sa bottine, cet homme s'en servit pour puiser de l'eau qu'il offrit au chien et répéta ce manège jusqu'à ce que l'animal se fût désaltéré. Dieu sut gré à cet homme et le fit entrer au Paradis.

3. 'Abdallah- ben-'Omai, a dit : Au temps de l'envoyé de Allah, les chiens allaient et venaient par toute la mosquée et pourtant on n’aspergeait rien de tout cela.

4. 'Adi-ben-Hatin a dît : Comme j'avais interrogé le prophète, il me répondit : Lorsque tu lances ton chien bien dressé sur une pièce de gibier et qu'il la tue, tu peux la manger. Mais s'il en a mangé, abstiens-toi, car il ne l'a prise que pour son propre compte.

-Mais, répliquai-je, si je lance mon chien et que j’en trouve (ensuite) un autre avec lui?

-Alors ne mange pas de ce gibier, parce que, quand tu as dit: Au nom de Allah, tu l'as fait pour ton chien et non pour un autre chien.

CHAPITRE XXXIV. - DE CELUI QUI NE VOIT (LA NÉCESSITÉ DE) L'ABLUTION QUE POUR LES DEUX EXUTOIRES, CELUI DE DEVANT ET CELUI DE DERRIÈRE, se référant à ces paroles de Allah: ou bien que l'un de vous viendra de la garde-robe (Q 4/46),. Atà a dit que celui qui évacuait des vers par l'anus ou quelque animal pareil à un pou par la verge, de- vait réitérer ses ablutions. Djâbzr-ben-Abdallah a dit: Quiconque rit pendant la prière doit la recommencer sans cependant réitérer les ablutions. El-Hasan a dit : Si l'on s'arraché des cheveux ou quelque chose de ses ongles, ou encore si l'on retire ses bottines, il n'y a pas à faire clé nouvelles ablutions. A bou-Horaira a dit: Aucune ablution nouvelle si ce n'est a raison d'une impureté accidentelle. On rapporte, d'après Djabir, le fait suivant : A la bataille de Dzât-er-Riqâ, un homme atteint d'une flèche perdait du sang en abondance; il fit les reka et les prosternations, continuant ainsi sa prière. El-Hasan a dit: Les Musulmans n'ont jamais cessé de prier malgré leurs blessures. Tàous, Mohamed-ben-'Ali 'Atâ et les gens du Hedjaz ont dit : Le sang (qui coule d'une plaie) n'impose pas une ablution (nouvelle). - Ibn-'Omar ayant pressé un bouton (qu'il avait au visage) du sang en sortit; cependant il ne fit pas d'ablution (nouvelle). Ibn-Abou-Aoufà ayant craché du sang, conlinua sa prière. Ibn-Omar et El-Hasan disent que celui à qui on applique des ventouses est tenu de laver seulement la plaie clé ces ventouses.

1. Selon Abou-Horaïra, le prophète a dit : Le fidèle ne cesse pas d'être en état de prier tant qu'il reste à la mosquée attendant le moment de la prière, à moins qu'il n'éprouve quelque impureté accidentelle. Un étranger ayant demandé ce qu'il fallait entendre par impureté accidentelle. Abou-Horaïra lui répondit : Un bruit, c'est-à-dire un pet.

2. D'après l'oncle paternel de 'Abba'd-ben-Temt'm le prophète a dit: Qu'on n'interrompe pas la prière tant qu'on n'a pas entendu un bruit (de pet) ou senti une odeur (de vesse).

3. D'après Mohammed-ben-El-Hanafiya, 'Ali a dit: j'étais sujet à des suintements érotiques et j'avais honte de questionner à cet égard l'envoyé de Allah. Je chargeai donc El-Miqdàd-ben-El-Aswad de poser la question. Il le fit et le prophète lui répondit : En pareil cas l'ablution est nécessaire. (...)

4. Zeïd-ben-Khalid rapporte qu'il adressa à 'Otsmàn-ben-Affàn la question suivante: Que penses-tu du cas où l'homme, qui a eu commerce avec une femme, n'a pas éjaculé?

-Il doit, répondit Otsmân, faire l'ablution telle qu'il la pratique pour la prière et il doit laver sa verge. Voilà ce que j'ai entendu dire au prophète. Zéid ajoute: J'ai posé la même question à 'Ali, à Ez-Zobaïr , à Et-Talha et à Obayy-ben-Ka'b; tous ont prescrit la même chose.

5. D'après Abou-Said-El-Khodri, l'envoyé de Allah ayant envoyé chercher un homme des Ansàr celui-ci arriva la tète ruisselante de sueur.

-Peut-être dit alors le prophète, t'avons-nous obligé de te hâter?

-Oui, répondit l'homme.

- Quand tu te seras pressé ainsi, ou que tu n'auras pas éjaculé, tu devras faire l'ablution.

CHAPITRE XXXV. - DE CELUI QUI AIDE SON COMPATRIOTE A FAIRE SES ABLUTIONS.

1. D'après Osdma-ben-Zeïd, l'envoyé de Allah en revenant de 'Arafa se détourna vers la route des pèlerins et satisfit un besoin naturel. Alors, dit Osàma, je me mis à lui verser de l'eau et il fit ses ablutions. Puis, comme je lui demandais : Ô envoyé de Allah, vas-tu maintenant faire la prière? il me répondit. L'endroit où l’ on priera est devant toi.

2. El-Moghira-ben-Cho'ba rapporte que, dans un voyage où il accompagnait l'envoyé de Allah, celui-ci se retira pour satisfaire un besoin naturel. El-Moghira se mit ensuite à verser de l'eau au prophète pour faire ses ablutions. Le prophète lava son visage et ses deux mains, passa la main humide sur sa tète et en fit autant sur ses bottines.

CHAPITRE XXXVI.- DE LA RÉCITATION DU CORAN ET D'AUTRES ACTES (RELIGIEUX) À LA SUITE D'UNE IMPURETÉ ACCIDENTELLE.

- Mansour rapporte d'après Ibrahim qu'il n'y a aucun inconvénient à réciter le Coran au bain, ni y rédiger une lettre (Elles sont pourvues de formules religieuses) sans faire d'ablution. Haminâd a dit d'après Ibrahim: Quand ceux qui sont aux bains sont drapés, saluez-les; sinon ne les saluez pas.

1 . Ibn 'Abbas rapporte que 'Abdallah-ben-'Abbàs lui racontant qu'il avait passé la nuit chez sa tante maternelle, Maïmonna, femme du prophète, s'exprima ainsi: Je m'étendis en travers du coussin, tandis que l'envoyé de Allah et sa femme prenaient place dans le sens de sa longueur. L'envoyé de Allah s'endormit jusqu'au milieu de la nuit. Un peu avant ou un peu après minuit il se réveilla, se mit sur son séant en se frottant, pour s'éveiller, le visage avec sa main. Ensuite il récita les dix versets qui terminent la sourate intitulée: La Famille de Imràn (Q 3) ; puis il alla prendre une outre suspendue là, fit ses ablutions de la manière la plus complète et se mit à prier A ce moment, ajoute Ibn-'Abbàs, je me levai à mon tour, et, après avoir fait exactement ce qu'avait fait le prophète, j'allai me placer debout à son côté. Il posa alors sa main droite sur ma tête, prit mon oreille droite et la roula entre ses doigts. Après cela il fit à six reprises différentes deux reka, puis une reka impaire et se recoucha jusqu'au moment où le muezzin arriva. Se levant aussitôt, il fit deux légères reka et partit pour aller faire la prière du matin.

CHAPITRE XXXVI. - DE CELUI QUI ESTIME QUE L'ABLUTION EST NÉCESSAIRE SEULEMENT APRÈS UNE SYNCOPE GRAVE.

1. Asmd-bent-Abou-Bakr a dit : « J'allai voir Aïcha, la femme du prophète, au moment de l'éclipse de soleil. Tous les fidèles debout faisaient la prière et 'Aïcha priait également. Qu'ont donc les fidèles? demandai-je. Alors tout en disant : « Gloire à Allah! 'Aïcha fit un geste de la main vers le ciel.

-Est-ce un signe divin? repris-je. Elle me fit signe que oui. Je me tins debout pour prier, mais je ne tardai pas à être pris détourdissement et je dus me verser de l'eau sur la tète. Quand l'envoyé de Allah fut rentré chez lui, il loua Allah, le glorifia et dit: Il n'est aucune des choses que je n'avais jamais vues que je ne vienne de voir pendant cet testation en prière, y compris le Paradis et l'Enfer. Il m'a aussi été révélé que vous seriez tourmentés dans la tombe comme - ou à peu près comme, on ignore laquelle des deux expressions employa Asmà - vous tourmentera l'Antéchrist. On viendra trouver chacun de vous et on lui dira : Que sais-tu de cet homme? Le croyant ou l'homme sûr de sa foi -je ne sais au juste lequel des deux mots fut employé par Asmà. Il répondit: C'est Mahomet, l'envoyé de Allah; il nous a apporté des preuves (de sa mission) et l'orthodoxie. Nous avons accueilli (ses paroles), nous avons cru et avons suivi (ses préceptes). A ce croyant on dira: Dors en paix, car nous savons maintenant que tu es un vrai croyant. Quant à l'hypocrite - ou à celui qui doute, je ne sais lequel de ces deux mots fut employé par Àsmà, - il répondra: J'ai entendu les gens dire une chose et je l'ai répétée.

CHAPITRE XXXVIII. - TOUTE LA TÊTE DOIT ÊTRE FROTTÉE ( DANS L'ABLUTION) conformément à ces paroles de Allah : Et frottez-vous la tête ( Q 6/8).

Ibn-el-Mossayyab a dit : La femme, de même que l'homme, doit se frotter la tête - Comme on demandait à Mâlik s'il sugérait de se frotter une partie de la téte, il répondit en tirant argument du hadits (suivant) d"Ab- dallah-ben-Zeïd.

1. D'après Yahya-ben-'Anir-El-Mdzini, qui tenait la chose de son père, un homme dit à 'Abdallah-ben-Zéïd, le grand père de 'Amr-ben-Yahya : Peux-tu me montrer comment l'envoyé de Allah faisait ses ablutions? - Oui, certes, répondit Abdallah-ben-Zeïd. Et il se fit apporter de l’eau, en versa sur sa main et la lava à deux reprises, puis il se rinça la bouche et le nez par trois fois. Après cela, il se lava la figure trois fois et les deux mains jusqu’ aux coudes deux fois. Ensuite il se frotta la tête avec les deux mains en les promenant d'avant en arrière et d'arrière en avant et en commencant par le sommet de la tête et en allant vers l'occiput. Il ramena enfin les mains vers l'endroit par où il avait commencé et il se lava les pieds.

CHAPITRE XXXIX. - LES PIEDS DOIVENT ÊTRE LAVÉS JUSQU'AUX CHEVILLES.

l.. Ya~ya- ben-'Amdra -ben -Abou -Hasan a dit: j'étais présent lorsque 'Amr ben-Abou-Hasan interrogea Abdallah-ben-Zeïd au sujet de l'ablution du prophète. 'Abdallah demanda un bassin plein d'eau et pratiqua devant eux l'ablution telle que la faisait le prophète. Il versa de l'eau du bassin sur ses deux mains et les lava trois fois. Ensuite il puisa de sa main de l'eau dans le bassin à trois reprises, se rinça la bouche, aspira de l'eau par le nez et la rejeta. Puisant de nouveau avec sa main, il se lava le visage à trois reprises, puis puisant des deux mains, il se lava les mains deux fois jusqu'aux coudes. Enfin il puisa encore avec une seule main et se frotta la tête, avec les deux mains, une seule fois, en allant d'avant en arrière et d'arrière en avant. Il termina en se lavant les deux pieds jusqu'aux chevilles.

CHAPITRE XL. - DE L'EMPLOI DE LEAU TESTÉE DANS UN VASE AYANT SERVI AUX ABLUTIONS DE QUELQU'UN.

-Djarir-ben-'Abdallah donna ordre à ses femmes de faire leurs ablutions avec une Peau qui restait dans le vase où il avait lavé son frottoir pour les dents.

1. Abou-Djohaïa a dit: Le prophète vint nous trouver vers le milieu du jour; on lui apporta de l'eau pour faire ses ablutions. Quand il eut fini, les fidèles se mirent à prendre l'eau qui restait et à s'en frotter. Le prophète pria deux reka' pour la prière de midi et deux reka' pour celle de l'après-midi. Il avait devant lui une pique (fichée en terre). Abou-Mousa a dit: Le prophète demanda un bol plein d'eau; il se lava le visage et les deux mains avec cette eau et rejeta de l'eau avec sa bouche dans le bol. Puis il dit à ses deux compagnons : buvez de cette eau et répandez-en sur vos visages et sur vos poitrines.

2. Mahmoud-ben-Er-Rebi raconte que Ibn-Chihàb a dit que c'était lui, Mahmoud, à qui l'envoyé de Allah avait lancé de l'eau avec sa bouche; il était alors enfant et l'eau provenait de leur puits. 'Orwa, d'après El-Misouar et un autre, (lui se confirmaient réciproquement, a dit: Lorsque le prophète faisait ses ablutions les fidèles se disputaient violemment l'eau qui restait (dans son vase à ablutions).

3. Es-Saïb-ben-Yezîd a dit : ma tante maternelle m'avait emmené chez le prophète. Ô envoyé de Allah, lui dit-elle, voici, le fils de ma sœur qui a la plante des pieds endolorie. Le prophète me passa la main sur la tête et appela sur moi les bénédictions du Ciel. Ensuite il fit ses ablution et je bus le reste de l'eau (dont il s'était servi). Puis je me tins debout derrière lui et j'aperçus le sceau de la prophétie entre ses omoplates; ce sceau ressemblait au bouton d'une tapisserie.

CHAPITRE XLI. - DE CELUI QUI SE RINCE LE NEZ ET LA BOUCHE AVBC L'EAU QU'IL A PUISE DANS LE CREUX DE SA MAIN.

1. Yakya-ben-'Omara rapporte que 'Abdallah-ben-Zeïd vida de l'eau du vase sur ses deux mains et les lava. Ensuite il se lava (la bouche) - ou se la rinça- et le nez avec l'eau recueillie en une seule fois dans la paume de sa main. Il répéta cela trois fois, lava son visage trois fois, puis ses deux mains jusqu'aux coudes à deux reprises différentes, se frotta la tête en allant d'avant en arrière et d'arrière en avant, se lava les deux pieds jusqu'aux chevilles et dit: Telle était l'ablution de l’envoyé de Allah.

CHAPITRE. XLII. DU FAIT DE SE FROTTER LA TÊTE UNE SEULE FOIS.

1. Yahya-ben-'Omdra a dit : «J'étais présent lorsque 'Amr-ben- Abou-Hasan interrogea Abdallah-ben-Zeïd au sujet des ablutions du prophète. 'Abdallah demanda un bassin plein d'eau et leur fit ainsi l'ablution: Il versa de l'eau sur ses deux mains et les lava trois fois. Ensuite il introduisit sa main dans le bassin, y puisa trois fois avec le creux de sa main, se rinça la bouche et le nez, éjecta l'eau aspirée, le tout à trois reprises différentes. Plongeant de nouveau sa main dans le vase, il se lava trois fois le visage puis il introduisit sa main dans le vase, se lava les deux mains jusqu'aux coudes par deux fois. Cela fait, il plongea encore. la main dans le vase, se frotta la tète avec la main, d'avant en arrière et d'arrière en avant; enfin, replongeant sa main dans le vase, il se lava les deux pieds.

2. Wohaïb a rapporté qu'il se frotta la tête une seule fois.

CHAPITRE XLIII. -DE L'ABLUTION FAITE PAR UN HOMME AVEC SA FEMME. DE L'EAU QUI RESTE DES ABLUTIONS DE LA FEMME.

Omar fit ses ablutions avec de l'eau chaude el dans la maison d'une chrétienne. 'Abdallah-ben-'Omar a dit: Au temps de l'envoyé de Allah, les hommes et les femmes faisaient leurs ablutions ensemble.

CHAPITRE XLIV. - LE PROPHETE VERSA L'EAU QUI RESTAIT DE SES ABLUTIONS SUR UN HOMME ÉVANOUI.

1. Djdbir a dit : L'envoyé de Allah était venu me faire une visite alors que j'étais malade et avais perdu connaissance. Le prophète fit ses ablutions et versa sur moi l'eau dont il s'était servi. Je revins à moi et dis : Ô envoyé de Allah, à qui appartiendra ma succession? Mes seuls héritiers sont autres que mon père ou un fils. Ce fut alors que fut révélé le verset relatif aux successions.

CHAPITRE XLV. - LE L'EMPLOI POUR LA LOTION ET L'ABLUTION DE BASSINE, DE CRUCHE, DE VASES EN BOIS ET EN PIERRE.

1. Homaid rapporte que Anas lui a dit : L'heure de la prière étant venue, ceux dont la maison était proche se rendirent dans leurs familles, mais un certain nombre de fidèles, restèrent. On apporta à l'envoyé de Allah une bassine en pierre remplie d'eau. La bassine était trop petite pour qu'on pût y étendre la main. Tous les fidèles présents firent cependant leurs ablutions. ce Et combien étiez-vous, et dîmes-nous à Anas? -Quatre-vingts et même davantage, répondit-il.

2,. D'après Abou-Mousa, le prophète se fit apporter une cruche contenant de l'eau; il lava ses deux mains, son visage avec l'eau de ce vase et y lança de l'eau avec sa bouche.

3. 'Abdallah-ben-Zeïd a dit : L'envoyé de Allah étant venu nous trouver nous lui présentâmes de l'eau dans un bassin en cuivre. Il fit ses ablutions se lavant le visage trois fois, les deux mains deux fois, se frottant la tète d'avant en arrière et darrière en avant et se lavant les deux pieds.

4. Aïcha a dit : «Lorsque le prophète fuit affaibli et que son mal eut empiré, il demanda à ses femmes la permission de passer le temps de sa maladie dans mon appartement. La permission lui ayant été donnée, il se rendit chez moi, ses pieds traînant sur le sol mais soutenu par deux hommes, 'Abbas et une autre personne. Comme, dit'Obaïd-Allah, je racontai cela à Abdallah-ben-'Abbâs, il me demanda: Sais-tu qui était cette autre personne?

-Non, répondis-je.

-C'était, répliqua-t-il, Ali-ben-Abou-Talib.

Aïcha racontait encore que le prophète, après avoir gardé la chambre et avoir été gravement malade, dit: Versez sur moi l'eau de sept outres dont les cordons n'ont pas été dénoués; peut-être serai-je à même ensuite de faire des recommandations aux fidèles. On le fit alors asseoir dans une bassine appartenant à Hafsa, une des femmes du prophète. Puis nous nous mimes à lui verser de l'eau de ces outres jusqu'à ce qu'il commença à nous faire signe que c'était assez. Il sortit ensuite pour aller au milieu des fidèles.

CHAPITRE XLVI. - DE L'ABLUTION FAITE AVEC L'EAU CONTENUE DANS UN BROC.

1. Yahya-ben-'Omara a dit: Mon oncle paternel employait beaucoup d'eau dans ses ablations. Un jour il dit à 'Abdallah-ben-Zeïd: apprends-moi comment tu as vu l'envoyé de Allah faire ses ablutions. 'Abdallah demanda alors un broc plein d'eau; il versa de ce liquide sur ses deux mains et les lava trois fois. Il plongea ensuite sa main dans le broc, se rinça la bouche et le nez à trois reprises différentes avec l'eau qu'il en retira en une seule fois. Plongeant de nouveau la main dans le broc, il y puisa de l'eau et se lava le visage trois fois. Après cela il se lava deux fois les mains jusqu'aux coudes, prit de l'eau avec ses deux mains, se frotta la tète promenant ses deux mains d'avant en arrière et d'arrière en avant. Enfin il se lava les deux pieds. Telle est, ajouta-t-il, la façon dont j'ai vu le prophète faire ses ablutions.

2. D'après Anas, le prophète demanda un vase rempli d'eau; on lui apporta un bol peu profond où il y avait un peu d'eau et il y plongea ses doigts. Aussitôt ajoute, Anas, je vis l'eau sourdre d'entre ses doigts. J'évalue de soixante-dix à quatre-vingts le nombre de ceux qui firent leurs ablutions (avec cette eau).

CHAPITRE XLVII. - DE ABLUTION AVEC UN MODD D’EAU.

1. 'Anas a dit : « Le prophète lavait (son corps) ou se lavait, avec un sac d'eau et allait jusqu'à cinq modd ( Mesure de quantité, dérivée du modius romain); il faisait ses ablutions avec un seul modd.

CHAPITRE XLVIII. - DU FAIT DE PASSER SA MAIN HUMIDE SUR SES BOTTINES.

1. D'après Sad-ben-Abou-Waqqds, le prophète passa sa main humide sur ses bottines. Abdallah-ben-'Omar ayant interrogé son père à ce sujet, celui-ci répondit: Oui, c'est exact. D'ailleurs quand Sa'd a rapporté une tradition sur le prophète, il est inutile de chercher une autre information.

2. El-Moghira-ben-Cho'ba rapporte que l'envoyé de Allah étant sorti pour satisfaire un besoin naturel, il le suivit en portant un vase plein d'eau. El-Mogh'ira versa de l'eau au prophète quand celui-ci eut satisfait ses besoins. Le prophète fit ses ablutions et passa sa main humide sur ses bottines.

3. Djafar-ben-'Ainr-ben-Omayya-Edh-Dhamri tenait de son père que celui-ci avait vu le prophète passer sa main humide sur ses bottines. Suivant un isnad différent, Djafar rapporte que son père a dit:

- J'ai vu le prophète passer sa main humide sur son turban et sur ses bottines. Même tradition avec un autre isnad.

CHAPITRE XLIX. - DU FIDÈLE QUI SE CHAUSSE APRÈS AVOIR PRATIQUÉ L'ABLUTION DES PIEDS.

1. El-Moghira a dit : « Au cours d'un voyage où j'accompagtiais le prophète, je voulus lui enlever ses bottines, mais il me dit: Laisse-les moi, j'avais fait l'ablution de mes pieds quand je les ai chaussées. Et il passa sa main humide sur ses bottines.

(A SUIVRE....)