La requérante, une femme d'origine turque qui souffre de troubles de la vision liés au diabète, de douleurs au dos, d'hypertension et de troubles cardiaques, demandait à bénéficier d'une allocation versée aux malades dépendants qui sont aidés chaque jour, de manière importante, par leurs proches.

Pour évaluer l'importance de cette aide, la sexagénaire domiciliée à Hagen, près de Dortmund (ouest), avait mis en avant le temps passé par sa famille pour l'aider dans sa toilette, préalablement à chacune des cinq prières quotidiennes prescrites par l'islam.

Mais le tribunal social de Dortmund l'a déboutée sur ce point. "L'aide apportée aux croyants musulmans pour leurs toilettes rituelles ne donne pas droit à une allocation pour dépendance", et cela "malgré l'importance (de ces toilettes) pour le maintien et le rétablissement spirituel et moral de cette requérante croyante", a estimé le tribunal dans un communiqué.

"Le droit fondamental à la pratique non restreinte de la religion ne donne pas droit à des aides financières pour l'exercice de cette liberté de culte", ont ajouté les juges.

Marianne

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