Pendant de nombreuses années Khartoum a été impliqué dans une guerre civile opposant la majorité Arabo-musulmane du nord, qui contrôlait le pays depuis l'indépendance, contre les Dinkas, les Chrétiens africains qui constituent la population majoritaire des provinces du sud. Ainsi le but du régime Khartoum était aussi de débarrasser le pays d'éléments non-arabes et non-musulmans par une campagne basée sur le génocide, la purification ethnique et le commerce d'esclaves.

Ce sont ces mêmes tortionnaires islamistes au pouvoir depuis 20 ans,qui avaient le 8 décembre 2001 condamné à mort par lapidation une jeune femme chrétienne, jugée coupable "d'adultère". La malheureuse ayant été violée. La condamnation s'appuyait sur le code pénal soudanais qui est basé sur la charia.

C'est sous une intense pression internationale que sa peine fut commuée en 75 coups de fouets. D'autres n'eurent pas cette "chance".

Depuis l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement islamique en 1983, le pays est scindé en deux : Le nord est musulman et arabe, le sud , animiste ou chrétien et noir.

Les afro-soudanais sont considérés chez eux , comme des citoyens de seconde zone, dans un sud-Soudan frappé par la guerre, la famine, où les chrétiens subissent les violences de la police et de l'armée, de milices arabes, avec la destruction de maisons et d'écoles, parqués dans des camps.

Tous les ingrédients pour se débarasser d'une population. Faits connus et reconnus de longue date par tous.

De prime abord, on pourrait croire que les Noirs animistes ou chrétiens concentrés dans la province du Darfour sont tués, violés, dépecés, déplacés depuis le début de l'an dernier. En réalité, cela fait vingt ans qu'ils subissent le joug des gouvernements musulmans qui se sont succédé à la faveur de coups d'État ou d'élections frauduleuses.

C'est après l'imposition, par le président Nemeiri, de la charia comme système juridique en 1983 que les non-musulmans ont été confrontés aux premiers délires des exaltés du Coran. En février 2003, ce processus d'expulsion, ce mécanisme de ségrégation a atteint son point d'orgue. Depuis cette date, une stratégie de nettoyage ethnique, que l'on commence à qualifier de plus en plus fréquemment de génocide, est menée par des milices arabes armées par le gouvernement, commandées par ce dernier, payées par celui-ci.

Mais on ne peut comprendre ce conflit si on oublie aussi l'influence et la question du Tchad et de la Lybie de Kadafi ( mais nous en reparlerons ...) .

En 1994, le Darfour fut finalement divisé en trois États fédéraux au sein de la République du Soudan : Nord (Chamal), Sud (Janoub), et Ouest (Gharb) Darfour. La capitale du Nord-Darfour est Al-Fachir, Nyala pour le Sud-Darfour et Al-Djounaïnah pour le Darfour occidental.

A Occidentalis nous dénonçons cette situation depuis toujours :

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=2738

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1896

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1419

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1381

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1213

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1028

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1017

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1005

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=928

http://www.occidentalis.com/article.php?sid=927