Une cinquième personne que l'Envoyé d'Allah ordonna de tuer fut : al-Huwayrith b. Nujayh b. Wahb b. 'Abd Qusayy. Il fut l'un de ceux qui nuisaient à l'Envoyé d'allah à Makkah.

(Ibn Ishâm dit : al-'Abbâs b. Muttalib avait fait voyager Fâtimah et Umm Khulthûm – les deux filles de l'Envoyé d'Allâh – de Makkah en direction d'al-Madînah. Al-Huwayrith piqua leur bête et elles tombèrent par terre)

Un sixième fut Miqyas b. Hubâbah. L'Envoyé 'Allâh avait ordonné de le tuer parce qu'il tua le 'Ansâri qui avait tué son frère par erreure et revint à Quraysh et redevint polythéiste.

La septième fut : Sârah, une domestique de quelqu'un des Banû 'Abd al-Muttalib. Elle fut parmi ceux qui lui nuisaient à Makkah.

Le huitième fut : 'Ikrimah b. Jahl. Mais 'Ikrimah fuit au Yemen. Sa femme Umm hashîm fille d'al-Hârith Ibn Hishâm, embrassa l'Islam et pria l'Envoyé d'Allah de lui accorder la sécurité, et l'Envoyé d'Allah lui accorda la sécurité. Alors Umm Hishâm partit à sa recherche au Yémen jusqu'à ce qu'elle le trouva, et elle l'amena à l'Envoyé d'Allâh. Il embrassa l'Islam.

Quand à 'Abd Allâh b. Khtal, il fut tué par Sa'd b. Hurayth al-Makhzûmi et par abû Barzah al-'Aslamî : les deux participaient ensemble à son meurtre.

Quant à Miqyas b. Hubâhah, il fut tué par Numaylah b. 'Abd Allâh qui fut de son peuple.

Quand aux deux esclaves chanteuses d'Ibn Khatal : l'une des deux fut tuées, et l'autre réussit à fuir jusqu'à ce qu'on pria l'Envoyé d'Allâh de lui accorder la sécurité. L'Envoyé d'Allâh la lui accorda.

Quand à Sârah, on pria l'Envoyé d'Allâh de lui accorder la sécurité, ce qu'il fit. Puis elle vécut jusqu'à ce qu'un homme quelconque, au temps du califat de 'Umar b. al-Khattâb, laissa un cheval la fouler à al-'Abtab où elle fut tuée.

Quant à al-Huwayrith b. Nuqayd, il fut tué par 'Alî Ibn Abî Tâlib.

Ibn Ishâq dit : Sa'd b. Abî Hind m'a rapporté, sur l'autorité d'Abî Murrah, un mawlâ de 'Aqîl b. Abî Tâlib que Umn Hâny, fille d'Abû Tâlib , avait dit : Lorsque l'Envoyé d'Allah descendit dans la partie supérieure de Makkah, se réfugièrent chez moi deux hommes de Banû Makhzûm qui étaient des parents par mon mari; -Elle était la femme de Hubayrah b. Abî Wahl al-Makhzûmî – 'Alî Ibn Abî Tâlib, mon frère, entra chez moi, et dit :

« je jure par Allâh de les tuer »

Je les ai enfermés dans ma maison, et je suis partie voir l'Envoyé d'Allâh qui était alors dans la partie supérieure de Makkah. Je le vis se laver dans une grande écuelle où il y avait des traces de terrine, pendant que sa fille Fâtimah le cachait par son vêtement à lui. Lorsqu'il se leva, il prit son vêtement, le mit à sa ceinture, et fit huit génuflexions de prière de la matinée avancée ( al-duhah). Puis il s'occupa de moi en disant :

" Bienvenue parmi tes parents Ô Umm Hâny' !  Qu'est-ce qui t'a amené ? "

Je lui ai raconté l'affaire de ces deux hommes-là et ce que 'Alî voulut faire d'eux. Il répondit :

« Nous avons décidé de protéger celui que tu veux protéger, et nous accordons la sécurité à qui tu as promis la sécurité. Il ne les tuera pas. »