Christian Belmer, ou le refus de l'islamiquement correct.
Par Occidentalis, dimanche 18 mars 2007 à 05:41 :: Association :: #709 :: rss
On ne peut pas refuser de se plier à l'islamiquement correct dans la France du XXIème siècle, a fortiori lorsqu'on travaille dans l'Education nationale. Pour l'avoir fait, pour avoir voulu sur son blog énoncer quelques vérités, Christian Belmer est aujourd'hui poursuivi par le proviseur de son établissement.
Grâce à un billet d'Ivan Rioufol, l'affaire que nous n'étions que quelques uns à suivre depuis son origine à pû être médiatisée. Vous trouverez ci-dessous l'article de France-Echos qui en traite, et à la suite une copie de la lettre que Christian a transmise à son Ministre.
Nous vous invitons aussi à signer la pétition que nos amis de ResilienceTv ont mis en ligne.
Nous lancerons aussi prochainement une souscription pour aider Christian Belmer à faire face à ses frais de justice, et nous vous tiendrons informés des suites de ce dossier.
« Christian Belmer, enseignant, a été suspendu de ses fonctions pour quatre mois, placé en garde à vue, poursuivi par son proviseur le 24 avril devant la justice du Havre, pour avoir notamment écrit sur un blog, sous un nom d'emprunt, une critique d'un tract en faveur de la Palestine distribué auprès des professeurs de son lycée : « C'est donc au sein même de l'Éducation nationale que l'idéologie anti-occidentale, pro-arabe et donc anti-judaïque s'exprime de la façon la plus ouverte et violente. » Où est le délit ? » (Ivan Rioufol, dans Le Figaro du 16 mars 2007).
Le délit reproché à Christian Belmer ? C'est, au titre de la loi du 29 juillet 1881, d'avoir « porté des allégations ou imputations d'un fait portant atteinte à l'honneur ou à la considération de l'Education Nationale, administration publique ».
Ainsi donc, pour notre « Justice », dénoncer la propagande idéologique commise par certains fonctionnaires « au sein » d'une administration publique, serait lui porter atteinte. On croit rêver devant tant de mauvaise foi ! C'est donc celui qui dénonce qui est accusé, et non les gens qui ne respectent pas l'indépendance de fonctionnaires du service public.
Mais Christian Belmer sera jugé, le 24 avril, pour d'autres motifs tout aussi stupéfiants.
La Justice lui reproche, au titre du Code Pénal, d'avoir « diffusé (…) un message à caractère violent alors que ce message est susceptible d'être vu et perçu par un mineur ». Il avait publié sur son blog « trois photographies, l'une représentant un homme décapité, les deux autres des corps mutilés carbonisés ».
Cachez ces crimes islamistes que je ne saurais voir ! Evidemment, les exactions des fous d'Allah font souvent la une des grands médias, mais il est donc interdit à un « bloggueur » mal pensant d'apporter des preuves de ces crimes qui pourtant éclaboussent nos petits écrans et nos journaux.
Et les autres « délits » reprochés à Christian Belmer sont tout aussi surprenants. On lui reproche, au titre de la fameuse loi de 1881 amendée pour punir le « racisme » envers - entre autres - les « religions », d'avoir « provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion », selon la formule consacrée.
Ciel ! « Appeler à la haine et à la violence », ce n'est pas rien. L'enseignant aurait-il appelé à une quelconque « ratonnade » ? A-t-il lancé une fatwa de mort sur les musulmans ?
Pas du tout ! Voici les autres « délits » dont on l'accuse, et pour lesquels on le jugera le 24 avril :
- Avoir fait « figurer dans un blog diffusé sur INTERNET en page 34 sur 78 le drapeau européen représenté avec une étoile rouge entourée d'un croissant, sur la même page en représentant une carte de France avec le titre « ISLAMAFRANCE » ».
Où est le délit ? Où est l'appel « à la haine et à la violence » ? Mystère.
- Avoir fait « figurer », sur le même blog, « un portrait officiel du Président de la République modifié en ce que le drapeau tricolore est remplacé par un drapeau vert et que le Président lui-même est représenté porteur d'une barbe et d'un couvre-chef religieux ».
Ainsi donc, il y aurait un « délit de caricature » du Chef de l'Etat… On attend donc le soutien de toute la presse française !
- Et la cerise sur le gâteau : avoir, toujours sur le même blog, fait « figurer un texte dans lequel la plupart des prénoms des enfants présumés être responsables d'incidents en milieu scolaire ont des prénoms d'origine musulmane, de manière à laisser penser que seuls les élèves issus de ce groupe étaient responsables de ce type d'incidents ».
On se demande également où est l'« appel à la haine et à la violence » dans ces faits ! On n'a plus le droit de rapporter des « incidents en milieu scolaire » et de cerner la typologie de leurs auteurs ? A quand un délit de « sociologie » ?
Car enfin, la sur-délinquance très importante des jeunes d'origine musulmane est aujourd'hui reconnue par des statistiques officielles, et la consultation de n'importe quelle rubrique « faits divers » d'un quotidien régional montre cette sur-représentation dans la lecture des prénoms des délinquants présumés ou jugés.
La convocation en justice de Christian Belmer contient d'ailleurs une contradiction flagrante, puis qu'on l'accuse d'avoir rapporté un texte selon lequel « la plupart des prénoms » des présumés « responsables d'incidents en milieu scolaire » sont musulmans, ce qui veut dire que certains prénoms ne le sont pas, et qu'on l'accuse de « laisser penser (sic !) que seuls les élèves de ce groupe étaient responsables de ce type d'incidents ». Il faudrait savoir…
Ainsi donc, ce qui est tout simplement reproché à Christian Belmer, qui comme enseignant doit savoir ce dont il parle, c'est… de dire des vérités qui dérangent sur ce qui se passe réellement dans les écoles de la République. Nous sommes en pleine tyrannie de la pensée : il est interdit de dire la vérité sur des problèmes de société qui comportent, faut-il le rappeler à notre Justice, de véritables délits et de véritables victimes !
Ces accusations relèvent tout simplement de la « fatwa » : il est donc « haram » d'énoncer des faits qui pourtant sont avérés, et qui traduisent la corrélation entre l'origine musulmane et la délinquance, la propagande idéologique de certains fonctionnaires de l'Education Nationale alimentant - et cette fois pour de bon - la haine et la violence d'un « groupe » de jeunes à l'encontre d'autres populations, et la politique de soumission à l'islam de notre gouvernement.
Ca se passe non pas à Moscou sous Staline, non pas à Téhéran sous les mollahs, mais en France, en 2007.
Devant de telles pratiques qui rappellent les heures les plus sombres de notre Justice, pas un soutien démocratique ne doit manquer à Christian Belmer. Que ceux qui ont soutenu Salman Ruhdie, Robert Redeker, Ayan Hirsi Ali, Charlie-Hebdo et d'autres victimes du terrorisme intellectuel lèvent le doigt ! Il en va de la survie de notre liberté d'expression, et donc de l'avenir de nos Droits de l'Homme et de notre démocratie.
C'est pourquoi nous invitons tous les internautes à signer la pétition http://www.resiliencetv.fr/modules/epetitions/petitions.php?petitionid=17 et à la communiquer à leurs proches.
Copie de la lettre au Ministre de l'Education nationale
Christian Belmer xxxxxxxxx
Adresse administrative : xxxxxxxxx
Le 2 mars 2007
Monsieur le Ministre,
Je me permets de vous informer des faits suivants :
Enseignant en arts appliqués au Havre au lycée Robert Schuman, Monsieur Croisé proviseur, me poursuit en justice par le biais de l’Éducation nationale pour des motifs personnels et politiques.
Mon travail au sein du lycée et face aux élèves est pourtant irréprochable, comme l’attestent les documents joints (Rapport d’inspection et notation - Pièces n° 1,2,3)
Je suis en outre suspendu de mes fonctions pendant quatre mois (Pièces°4 et 4a)
Les faits
Le 29 aout 2006, j’ai répondu à une convocation de la police, puis j’ai été placé en garde-à-vue, mon domicile a été perquisitionné, mon ordinateur confisqué, suite à la plainte contre X de l’éducation nationale.
Le 5 janvier 2007 j’ai reçu une convocation en justice (Pièces n°5, 6) )
On me reproche d’avoir divulgué sur un blog des rapports d’enseignants sur les comportements violents d’élèves. J’ai reconnu avoir participé à ce blog sans pour autant en être le créateur. Je suis poursuivi pour racisme et incitation à la haine raciale », les prénoms cités étant d’origine « musulmane » dans la proportion de 28 sur un total de 41.
On me reproche d’avoir utilisé des dessins et photos qu’on trouve par milliers sur Internet.
On me reproche encore d’avoir porté atteinte à l’honneur de l’Éducation nationale en citant un morceau de phrase tout à fait sortie de son contexte. (Il s’agissait de distribution de tracts de l’association « France Palestine Solidarité » au sein du lycée, et de la venue de Leila Shahid invitée par Monsieur le Proviseur).
Or ce sont mes prises de position dans l’affaire du CPE début 2006 qui ont provoqué ces réactions contre moi. À cette époque, j’ai protesté contre le fait que des enseignants enchaînent les grilles du lycée pendant trois semaines pour en condamner l’accès. (Photo jointe, pièce 7 ) Je me suis permis alors de constater l’absence totale de réactions de la part de l’administration.
J’ai trouvé anormal de recevoir régulièrement dans mon casier, en salle des professeurs, des tracts très orientés politiquement. Par exemple « France Palestine Solidarité » qui invitait à une réunion pour dénoncer la politique d’Israël.
Par exemple « Chasse à l’enfant » tracts distribués et affiches placardées en salle des professeurs, qui invitaient à s’opposer par tous les moyens aux décisions de Monsieur le Ministre de l’Intérieur. Ces documents faisaient le parallèle entre les rafles du régime de Vichy, et les décisions de Monsieur Sarkozy.
J’ai aussi protesté lors d’un conseil d’administration contre l’invitation de Madame Leila Shahid , représentante de l’OLP, invité par le chef d’établissement à venir faire une conférence à l’intérieur du lycée, sur le thème de la Palestine.
Je suis intervenu encore quand des collègues ont contesté les mesures que vous avez prises au sujet des méthodes d’apprentissage.
Comme l’attestent mes notes et rapport d’inspection, mon travail face aux élèves est irréprochable. Ce sont donc des motifs politiques qui ont inspiré les poursuites à mon égard.
Je me permets de solliciter de votre part une intervention auprès de Monsieur Croisé, Proviseur, pour qu’il retire sa plainte et me permette ainsi de reprendre mon travail face aux élèves.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.
Christian Belmer




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