Burka , mon amour ...
Par Enki40, jeudi 14 juin 2007 à 20:01 :: Revue de presse :: #851 :: rss
Nous rappelons quand à nous que nous sommes contre le port du voile dans tous les espaces publics .... mais que sommes-nous pauvres koufars gaulois face au tsunami islamo-démographique mondial qui arrive ... Tiens au fait vous avez vu ce qui est train d'advenir à Gazaland ?
Evidemment cet avis "koufarien" n'est pas partagé par tout le monde ...
Petit rappel pour toutes celles qui n'ont pas compris la necessité spirituelle de porter la Burka.... quand l'islam domine ...
A rapprocher de deux informations :
Pas d'allocations à une femme en burqa: une commune condamnée aux Pays-Bas
LA HAYE, 12 juin 2007 (AFP)
Un tribunal d'Amsterdam a condamné une commune qui avait refusé de verser pendant trois mois ses allocations sociales à une femme en burqa (voile islamique intégral) n'ayant pas trouvé d'emploi après le dépôt de quatre candidatures, a-t-on appris mardi.
La proposition de la commune de Diemen, près d'Amsterdam, qui ne voulait rétablir les allocations qu'à condition que la femme cesse de porter la burqa (qui cache la totalité du visage à l'exception des yeux) est "disproportionné e", a jugé le tribunal, selon le jugement prononcé en mai et rendu public mardi.
La femme, qui porte une burqa depuis mi-2005, avait commencé à recevoir des allocations sociales à partir d'avril 2006.
Lors de ses recherches d'emploi, elle s'était vu éconduire par trois employeurs en raison du port de la burqa et avait refusé un emploi de vente par téléphone de jeux de loterie au motif que les jeux de hasard sont interdits par l' islam .
"Il est généralement connu que les musulmans n'ont pas le droit de parier. On ne peut donc attendre de la plaignante, qui est musulmane, qu'elle crée l'occasion de parier en vendant des lots de loteries", a estimé le juge.
Le tribunal a aussi estimé "très lourde" la décision de la commune d'arrêter en une fois le versement de la totalité des allocations, alors que les possibilités de médiation n'étaient pas épuisées.
Il a ordonné à la commune de verser à la plaignante les allocations dues depuis avril et de régler ses frais de justice.
Rappelons donc à toutes et à tous ce que porter le voile signifie ( nous ne parlons même pas de la burka.... ) :
http://www.occidentalis.com/blog/index.php/que-pense-allah-de-leurope
On pourra aussi relire ce que disait Rachid Kaci :
Voile islamique : une loi pour faire respecter la République
Extrait choisis de l’ouvrage , de Rachid Kaci « La République des lâches », éditions des syrtes
"Dans leur arrêt du 27 novembre 1989, les conseillers d’État ont manqué singulièrement de perspicacité lorsqu’ils ont placé le port du foulard sur le terrain de la liberté individuelle. Le voile est moins un signe ostentatoire d’appartenance à la religion musulmane que celui de la soumission de la femme. Faut-il rappeler, à cet égard, qu’une personnalité musulmane aussi éminente que le cheikh Mohammad Sayed Tantaoui, imam d’Al-Azhar, répondant du Caire, en avril 1998, à une question de Jean-Pierre Chevènement, affirmait : « Si l’État français juge que le port du voile dans les lycées est contraire à ses traditions, c’est son droit, et les musulmans, qui ont le devoir de se conformer aux lois du pays où ils vivent, ont le choix de s’y plier ou bien de quitter ce pays. » Le cheikh ajoutait que « le plus important pour notre religion est qu’une musulmane porte une tenue décente ». De son côté, le roi du Maroc observait que « la plupart des femmes marocaines ne portent pas le voile. Nous n’avons pas l’impression qu’en cela elles contreviennent aux commandements de l’islam qui sont définis dans le temps et dans l’espace ».
Il ne s’agit donc pas d’une question de conscience. Le foulard ne peut et ne doit pas non plus être comparé aux médailles – croix catholique ou huguenote, croissant, main de fatma ou étoile de David –, que peuvent porter des enfants à l’école, sans remettre en cause le principe de laïcité. Comme le soulignent à juste titre Jeanne-Hélène Kaltenbach et Michèle Tribalat, « ces signes tournent court, ils n’ont aucune fonction, aucune utilité et se suffisent à eux-mêmes. Le voile au contraire n’a de signification que sur sa "marotte" vivante. Sans jeune fille à voiler, il n'est qu'un chiffon et ne signifie rien ; sans voile, elle n'est qu'une petite fille …. D'une rive à l'autre de la Méditerranée, le voile rappelle que la femme appartient plus ou moins à l'ordre du privé et qu'elle reste à l'intérieur y compris quand elle sort12 ».
Au cours d’un débat organisé en décembre 1994 par Le Nouvel Observateur entre Taslima Nasreen, philosophe athée originaire du Bangladesh, et des gamines voilées, l’une de ces dernières avait lancé à son interlocutrice : « C’est très grave tout de même que vous vouliez notre bonheur malgré nous ! Vouloir imposer vos idées aux autres, instaurer une loi interdisant le foulard, ça c’est de l’intégrisme ! Pour vous, je suis obscurantiste. Vous, vous faites preuve d’une immense intolérance13. » Considéré sous cet angle, l’argument porte incontestablement ; mais l’angle est mauvais. Pour ceux qui l’entretiennent et qui manipulent ces jeunes filles – qu’elles en soient conscientes ou pas – la querelle autour du voile relève moins de la foi que d’une tactique dont la finalité reste avant tout politique : il s’agit de conduire la société française à s’imprégner suffisamment de l’islam, en lui aménageant une place toujours plus importante pour, qu’à terme, cette religion soit en mesure d’influencer ses lois. La pénétration du foulard à l’école n’est qu’une étape de ce processus. Dès que le principe en aura été admis, les islamistes pousseront plus loin leurs enchères. Et ils s’y emploient déjà. Ne les a-t-on pas récemment entendu réclamer, au nom de l’égalité des cultes devant la loi, que l’école et la société française fassent la même part aux fêtes musulmanes qu’aux fêtes catholiques – Pâques, Noël, Pentecôte ou Toussaint ? Faisant feu de tout bois, ils utilisent cette fois la laïcité pour pousser leurs pions en établissant un parallèle en trompe-l’œil. Sans trahir l’esprit de la laïcité, faut-il rappeler que les fêtes chrétiennes s’inscrivent dans une tradition française, souvent même d’origine préchrétienne, héritée de l’histoire de notre pays ?
Le foulard est ainsi devenu un instrument au service d’une ambition politique, un moyen de tester les capacités de résistance de l’État français. À cet égard, le débat engagé constitue déjà une victoire pour les fondamentalistes. La seule riposte efficace consisterait à voter une loi interdisant purement et simplement le port du foulard dans les établissements scolaires. Si nos conseillers d’État s’étaient avisés de chercher à connaître les responsables et les commanditaires de toutes ces affaires qui ont semé le désordre dans les écoles depuis 1989, ils auraient pu constater, comme tous ceux qui travaillent « sur le terrain », qu’elles sont orchestrées par des intégristes islamistes qui n’ont pour but que d’investir et d’encadrer la communauté musulmane de France. Fidèles à leur stratégie, ces extrémistes s’en prennent en premier lieu aux femmes, comme ils l’ont fait en Algérie ou ailleurs. Des enquêtes ont d’ailleurs mis en évidence une corrélation entre la présence d’associations islamistes dans un quartier et le nombre de jeune filles voilées dans les établissements scolaires de ce même quartier.
Une autre évidence aurait aussi dû sauter aux yeux de nos conseillers d’État : comment expliquer que le foulard islamique n’ait quasiment jamais été porté par nos mères, femmes immigrées musulmanes de la première génération ? Ces femmes, qui avaient obtenu, souvent au prix de souffrances considérables, des améliorations notables de leurs conditions de vie, constatent aujourd’hui avec tristesse que ces acquis sont remis en question pour leurs filles, avec la bénédiction du Conseil d’État – ou plutôt, la malédiction. Une rencontre avec certaines d’entre elles auraient sans aucun doute été plus utile que la consultation d’un livre de droit par des conseillers d’État qui ont gagné à l’aventure d’être aujourd’hui donnés en exemple par les intégristes dans les quartiers. Triste privilège.
Il serait toutefois injuste de tenir le Conseil d’État pour seul responsable de cette déculottée républicaine. Depuis des années, par peur d’être accusés de racisme, nos politiques cèdent du terrain face à une idéologie importée de l’étranger et dont les fondements sont contraires aux principes exposés par la Constitution française.
Il est encore temps de réagir en faisant voter par les parlementaires, je le répète, une loi visant à interdire le port du voile dans les établissements scolaires, au moins au nom de l’égalité entre hommes et femmes. Deux raisons plaident pour la mobilisation des énergies républicaines : il faut porter un coup d’arrêt aux avancées successives des intégristes, dont la stratégie consiste à grignoter les résistances qu’on leur oppose et auxquels une victoire en cette affaire fournirait de bonnes raisons de poursuivre leur travail de sape. Par ailleurs, il s’agit de rendre un peu d’espoir aux millions de musulmanes qui, dans le monde, se battent pour défendre leur dignité et leurs droits. Serions-nous bien fondés de proclamer la parité hommes/femmes au sein des représentations électorales, par exemple, si nous cautionnions, dans les collèges et lycées français, la soumission à vie de gamines que leur nationalité française devrait pourtant protéger ?
Christian Jelen avait déjà souligné cette surprenante tolérance des grandes âmes et des bonnes consciences à l’égard de pratiques, qui relèvent parfois de la pure et simple barbarie, appliquées à des femmes ou à des fillettes d’origine africaine, comme l’excision. « Notre justice, sous prétexte de tolérance, commence à accepter des traditions et des coutumes africaines que notre conception des droits de l’homme réprouve et qui, dans notre droit, sont définies comme des crimes », avertissait-il.
Galéjade ? Notre société ne ferme-t-elle pas déjà les yeux sur la polygamie – en versant généreusement des allocations familiales aux multiples épouses d’un même homme qui, la plupart du temps, fait main basse sur cette manne tombée de la poche du contribuable ? N’admet-elle pas, de même, que des gamines nées en France soient envoyées au bled pour y être mariées, contre leur gré, avec des hommes, parfois des vieillards, qu’elles n’ont jamais vus ? Ne supporte-t-elle pas que, dans les quartiers de nos banlieues, des adolescentes soient séquestrées et frappées par leurs père et frères en vertu du droit de regard que la coutume leur confère sur la conduite de leurs filles ou sœurs ?
Il faut comprendre. Ces gens-là, n’est-ce pas, ne sont pas comme nous… « Nous sommes dans une société où il ne faudrait pas mutiler un violeur multirécidiviste. En revanche, la mutilation d’une petite fille d’origine africaine serait permise », écrit Christian Jelen. Il arrive un moment où le pire racisme se drape des défroques de l’antiracisme.
On aurait tort de croire à des dérives marginales, inévitables, sinon excusables, des impairs de la politique d’immigration pratiquée en France depuis trente ans. Ces pratiques caractérisent et condamnent la société multiculturelle et communautariste qui est en train de miner, avec notre consentement, l’unité nationale héritée de quinze siècles d’histoire. Faut-il s’étonner que l’école soit devenu l’objectif privilégié de ce travail de sape ? La pénétration du voile n’est pas seule en cause : elle agit comme un révélateur. Mais il y a plus grave : le sexisme qui s’exprime à l’égard des enseignantes, les injures à caractère raciste ou ethnique qu’échangent couramment les élèves, ou encore la persécution subie, dans certains établissements, par les élèves juifs. Ce phénomène est devenu suffisamment préoccupant pour que le ministre de l’Éducation nationale, Luc Ferry, tire la sonnette d’alarme : « Je constate que certains chefs d’établissements sont, sur ces sujets-là, parfois déstabilisés par l’ampleur et la violence de certaines situations extrêmes. Il leur est difficile de rétablir l’ordre, l’autorité, tout particulièrement dans le cadre des affrontements communautaires, des insultes racistes ou antisémites …. Le pire serait d’importer le conflit du Proche-Orient dans les établissements, y compris dans les universités. Nous payons très cher une dérive de l’ensemble de la société française vers le communautarisme15. »
Ainsi, l’école ne fabrique-t-elle plus des citoyens français, mais se contente-t-elle de gérer tant bien que mal – et plutôt mal que bien – les membres de communautés diverses et parfois ennemies. Le mal, je l’ai dit, est de nature politique. La réponse ne saurait être, elle aussi, que politique."
En France nous en avons un nouvel écho depuis la mi-Mars :
21/03/2007 19:36
PARIS, 21 mars 2007 (AFP) - Des mères d'élèves interdites de sorties scolaires pour cause de voile, selon le MRAP
Au moins trois mères d'élèves se sont vu refuser dans l'académie de Créteil la possibilité d'accompagner bénévolement les classes de leurs enfants lors de sorties scolaires parce qu'elles portaient le voile, affirme mercredi le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap).
Interrogé par l'AFP, le rectorat de Créteil a reconnu que dans les trois cas les directeurs d'établissements ont refusé la proposition des mères parce qu'elles portaient le voile musulman. Le rectorat a rappelé que le choix des parents accompagnateurs était de la responsabilité exclusive du chef d'établissement.
Dans un communiqué, le MRAP assure que "le motif invoqué pour cette discrimination est l'application de la loi du 15 mars 2004 encadrant le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse (...) Or ce texte ne s'applique en aucun cas aux parents d'élèves".
L'association a écrit au ministre de l'Education Gilles de Robien afin de dénoncer ce qu'il qualifie de "pratiques illégales, discriminatoires et humiliantes".
Une affaire qui a vu, hélas, la HALDE s'en mêler ....
Délibération relative au principe de la laïcité concernant une interdiction de port de signes religieux pour les accompagnateurs de sorties scolaires n° 2007 - 117 du 14/05/2007 Dans les huit affaires dont est ici saisie la haute autorité, les réclamantes se sont vu refuser leur participation à des sorties scolaires et/ou à des activités éducatives par les directions d’école. La direction de l’école avait motivé ce refus par le fait que ces mères portaient le foulard.
Le collège de la HALDE a considéré que la différence de traitement dont les réclamantes avaient fait l’objet du fait de leur religion présentait un caractère discriminatoire, la loi du 17 mars 2004 relative au port de signes religieux à l’école ne concernant pas les parents d’élèves et le port du foulard ne constituant pas par lui-même un acte de pression et de prosélytisme selon le Conseil d’Etat.
Cf : http://www.halde.fr/IMG/pdf/Deliberation_principe_de_laicite_6_juin_2007-2.pdf
La loi du 17 mars 2004 relative au port de signes religieux à l'école comme sa circulaire d’application indiquent expressément qu’elles ne concernent pas les parents d’élèves. Il n’existe pas de texte ou de jurisprudence claire sur le statut des intervenants extérieurs et leurs éventuelles obligations. Selon une jurisprudence constante, les principes de laïcité et de neutralité des services publics s'appliquent à l'ensemble des agents publics, qu’ils soient chargés de fonctions d’enseignement ou non, mais non aux usagers. Les parents d’élèves peuvent, dans certaines conditions, accompagner des élèves au cours d’activités scolaires se déroulant à l’extérieur de l’école pendant le temps scolaire ou participer à l’action éducative conformément à la circulaire n°91-124 du 6 juin 1991. Ils peuvent être assimilés, dans ce cadre, à des collaborateurs bénévoles du service public.
La Halde qui visiblement n'a rien compris au phénomène, tout comme la majeure partie de la classe politico-médiatique dont une bonne partie connaît elle le problème mais qui en est tellement troublée qu'elle prèfère faire l'autruche ...
Heureusement de vrais féministes , elles , ont déjà donné leur avis ; Ainsi de Michèle Vianès dont on trouvera ici le lien sur un article intitulé DU PORT DU VOILE AUX DISCRIMINATIONS ET VIOLENCES ENVERS LES FILLETTES publié le 30 décembre 2006 http://www.europeus.org/archive/2006/12/30/du-port-du-voile-aux-discriminations-et-violences-envers-les.html#more
Extrait (mais il faut lire tout l'article) :
Malheur à celles qui se rebiffent et veulent vivre comme toutes leurs copines. Le formatage psychologique par la persuasion, le rabâchage : « on n’est pas des français » avec une litanie d’adjectifs péjoratifs, d’injures sur les porcs et les singes , est accompagné de menaces « si tu épouses un français,… ». Comment s’étonner ensuite du malaise identitaire des jeunes si on leur inculque à la maison la honte d’être Français ou passage à l’acte des « frères », soutenus, voire applaudis par tout le quartier , filles et garçons ?
L’intériorisation fonctionne : certaines acceptent, revendiquent même de ne pas être visibles dans l’espace public afin d’éviter toute tentation aux hommes. C’est ainsi que le premier signe de la montée de l’obscurantisme, en Egypte, en Iran, en Afghanistan, en Algérie, voiler les femmes, cet indicateur exact d’anticivilisation, s’observe de plus en plus sur le territoire, comme dans le reste de l’Europe. Le voile, ce cheval de Troie de l’armée des intégristes pour montrer sa capacité d’occuper les espaces et les esprits est une recherche de fragmentation de la société.
ET plus précisemment voici la réponse de ces féministes à l'incitation au voilage de la Halde ...
Lettre de “Regard de femmes” à la HALDE
Monsieur Louis Schweitzer HALDE 11 rue Saint Georges 75009 Paris LR/AR
Lyon, le 9 juin 2007
Délibération de la Halde n=C2=B0 2007 du 14 mai 2007
Monsieur,
Notre association “Regards de Femmes” est habilitée à agir, devant les tribunaux notamment, pour l’égalité des femmes et des hommes et pour que, sur le territoire national, toutes les fillettes et femmes aient les mêmes droits, indépendamment de leur appartenance religieuse ou de celle de leur père, frère ou mari.
Nous sommes consternées par l’acharnement de la Halde à vouloir légitimer “le voile islamique” dans des lieux hautement symboliques de la République :
- dans les préfectures, lors de la cérémonie de remise des certificats de nationalité française, par votre délibération 2006-131 du 5 juin 2006 que nous avons dénoncé comme discriminante à l’égard des femmes, dans un courrier en date du 23 janvier 2007
- à l’école de la République, par la délibération citée en référence.
Nous relevons que votre instance, dite “Haute Autorité” prétend se substituer aux juridictions judiciaires ou administratives. Nous nous arrêtons sur quelques arguties dans le galimatias de votre délibération.
1-Vous annoncez avoir été saisi par une association de lutte contre “l’islamophobie”. Votre collège a-t-il examiné l’habilitation à agir de ceux qui vous ont saisi ? Le terme “d’islamophobie” est sans contenu. L’islam n’étant pas une personne, ce terme ne peut en aucun cas définir du racisme. A quel titre soutenez-vous l’interprétation de l’islam qui considère “le voile islamique” comme une obligation religieuse sexuée? Prétendez-vous trancher en matière d’interprétations religieuses, sur les croyances intimes des personnes ?
2-Des règlements intérieurs des écoles, dont les parents ont eu connaissance, l’avis des Inspecteurs d’Académie, un courrier du Ministre, dont “la portée au regard de la question expressément posée n’est pas explicite” de votre point de vue, rappellent clairement les règles de neutralité du service public. Mais comme ils ne partagent pas votre obsession de voiler les femmes, vous les réfutez en vous appuyant sur “une situation similaire”.
Il s’agit d’une jurisprudence concernant les établissements pénitentiaires (sic). L’école serait-elle une prison ? Les règlements concernant l’application de la laïcité dans les milieux fermés (détenus carcéraux ou militaires en opération) sont bien évidemment différents. On sait cela depuis 1905.
3- Vous citez un extrait de l’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Mais vous savez que:
“L’article 9 ne protège toutefois pas n’importe quel acte motivé ou inspiré par une religion ou conviction et ne garantit pas toujours le droit de se comporter dans le domaine public d’une manière dictée par une conviction (voir, parmi plusieurs autres, Kalaç c. Turquie, arrêt du 1er juillet 1997, Recueil des arrêts et décisions 1997-IV, p. 1209, § 27, Arrowsmith c. Royaume-Uni, no 7050/75, décision de la Commission du 12 octobre 1978, Décisions et Rapports (DR) 19, p. 5, et C. c. Royaume-Uni, no 10358/83, décision de la Commission du 15 décembre 1983, DR 37, p. 142)” Arrêt de la Cour européenne des Droits de l’Homme, présidée par Sir Nicolas Bratza, du 29 juin 2004 concernant l’affaire Leyla Sahin c.Turquie.
Ce même arrêt “dit” :
“Il n’y a pas eu violation de l’article 9 de la Convention par la réglementation de l’université d’Istanbul, qui soumet le port du foulard islamique à des restrictions, et les mesures d’application y afférentes, étaient justifiées dans leur principe et proportionnées aux buts poursuivis et pouvaient donc être considérées comme “nécessaires dans une société démocratique”.
Vous connaissez également la résolution votée le 4 octobre 2005 par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe exhortant tous les pays membres à :
“Veiller à ce que la liberté de religion et le respect de la culture et de la tradition ne soient pas acceptés comme des prétextes à la justification des violations des droits des femmes, y compris lorsque des jeunes filles mineures sont contraintes de se soumettre à des codes religieux (y compris à des codes vestimentaires),” (article 7.3) que nous vous avons déjà rappelé dans notre courrier du 23 janvier.
4- Vous avez décidé de considérer les parents des élèves participant “bénévolement au service public de l’Education Nationale comme des usagers, sans tenir compte de la spécificité de l’école de la République
“lieu où s’opère la transmutation d’un petit humain réalisé à partir d’une dotation génétique en une personne rendue singulière par la pluralité de ses rencontres, capable de savoir être. (Š) Toutes les attitudes qui manifestent une soumission à des impératifs venus d’ailleurs, que ce soit la famille ou la religion, doivent donc être proscrites.” (Albert Jacquard).
Cet espace de liberté est un sanctuaire, c’est-à-dire un lieu à l’abri des combats, à l’abri des luttes idéologiques, religieuses ou politiques, qui peuvent avoir lieu à l’extérieur.
Les auxiliaires de l’éducation, bénévoles ou non, doivent respecter tous les élèves et ne sont pas appelés pour s’occuper uniquement de leur(s) enfant(s). Il vous échappe que, dans le cas particulier, il s’agit de parents en uniforme, religieux ou politique, qui prétendent encadrer et influencer des mineurs, élèves de l’école publique.
Quelles représentations des rapports entre les femmes et les hommes, la présence d’une femme voilée “contribuant au service public de l’éducation” induit-elle chez les enfants ? Comment construire le principe d’égalité en droit entre les hommes et les femmes, si les femmes doivent se cacher dans l’espace public parce qu’elles représenteraient une source de désordre, et si on considère les hommes comme des brutes incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles à la vue de la moindre mèche de cheveux? Comment tolérer l’endoctrinement des enfants ? Comment éduquer les enfants au principe constitutionnel d’égalité entre les hommes et les femmes ?
5- Vous relayez l’argument absurde de femmes qui se discriminent volontairement en portant un signe, un stigmate qui les séparent des autres personnes, femmes et hommes et qui s’offusquent d’être discriminées ! Elles font appel à la Halde lorsque les magistrats des tribunaux administratifs, qui jugent en fonction de la loi, déboutent leurs réclamations. Vous vous érigez en recours sans légitimité constitutionnelle et populaire. Or personne ne peut imposer son interprétation personnelle de sa religion comme supérieure aux lois communes de la République. La République, une et indivisible, ne saurait accorder de droits particuliers en fonction de convictions philosophiques ou croyances religieuses qui relèvent de l’intime.
Le présent courrier par lettre recommandée ouvre les voies et délais de recours selon la législation et n’exclut pas les recours que permet le cadre législatif dans la mesure où votre “délibération” porte atteinte et fait grief à l’objet social de “Regards de Femmes”
Nous vous demandons de réexaminer votre position et nous vous prions de croire, Monsieur, en l’expression de notre considération.
Pour le bureau
Michèle Vianès Présidente




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