Boukhâri partie 15
Par Enki40, jeudi 15 juin 2006 à 19:53 :: Connaître l'islam :: #85 :: rss
Comment se faire une idée précise de la "profonde spiritualité" des preceptes de l'islam ? Comment imiter "le beau modèle" Mahomet en toute chose ? Grâce à des amis que nous saluons ici, nous poursuivons la série concernant le texte de Abou Abdoullah Mohammed ibn Ismaïl Imam Al-Boukhari (810- 870). Texte capital considéré comme le deuxième livre saint de l'islam, après le Coran . C'est un recueil de hadiths (paroles du Prophète).
L'Islam a pensé à tout en toute circonstance (ou presque) !!! Vous n'avez qu'à reproduire afin d'avoir une attitude hallal... Ainsi du chapitre XCVIII : DE LA PRIÈRE FAITE ÉTANT TOURNÉ VERS UNE CHAMELLE, UN CHAMEAU, UN ARBRE OU UN BAT DE CHAMEAU ou du chapitre CIX où l'on apprend qu'il est mortel d'avoir un humour moqueur envers Mahomet... Qui a dit que l'islam ne donnait pas droit à plus de respects ?
Suite et fin donc du TITRE VIII : DE LA PRIÈRE.
CHAPITRE LXXXIII.- DU FAIT d'ÉLEVER LA VOIX DANS LES MOSQUÉES.
1. Es-Saïb-ben-Yezid a dit: J'étais debout dans la mosquée lorsque quelqu'un me lanca un caillou (Pour avertir un fidèle sans parler) . Je regardai et vis Omar ben-El-Khattàb qui me dit:
-Va et amène-moi ces deux individus.
Je les lui amenai:
-Qui êtes-vous? ou d'où êtes-vous? leur rdemanda-t-il.
-Nous sommes des gens de Et-Tàïf, répondirent-ils.
-Si, reprit-il, vous aviez été des gens de la ville, je vous aurais fustigés (fouettés), car vous élevez la voix dans la mosquée de l'envoyé d'Allah.
2. Ka'b-ben-Malik rapporte qu'au temps de l'envoyé d'Allah il réclama dans la mosquée à Ibn-Abou-Hadrad une somme que celui-ci lui devait. Tous deux élevèrent la voix si bien que l'envoyé d'Allah, qui était chez lui, les entendit. Il se dirigea vers eux et, soulevant la portière de sa chambre, il interpella Ka'b-ben-Malik en ces termes:
-Hé! Ka'b! :
- A vos ordres, répliqua celui-ci.
Alors l'envoyé d'Allah lui fit signe de diminuer de moitié la somme qu'il réclamait.
-C'est fait, dit Ka'b.
- Eh! bien, dit l'envoyé d'Allah au débiteur, allons! acquitte-toi!
CHAPITRE LXXXIV. DU FAIT DE FORMER CERCLE ET DE S'ASSEOIR DANS LA MOSQUÉE.
1. 'Ibn-'Omar a dit: Pendant que le prophète était en chaire, un homme lui posa la question suivante: Que penses-tu de la prière de la nuit?
-Elle se fait, répondit-il, par deux prosternations. Si l'un de vous craint d'être surpris par l'heure de la prière du matin qu'il fasse une et alors sa prière sera à prosternation impaire.
'Ibn-'Omar disait encore : Faites une prosternation impaire à la fin de vos prières de la nuit, car le prophète l'a ordonné ainsi.
2. D'après Ibn-'Omar: Tandis que le prophète faisait le prône, un homme s'avança vers lui et lui dit:
-Comment prie-t-on la nuit?
- Deux prosternations, répondit-il; mais si tu crains de te laisser surprendre par l'heure de la prière du matin, fais une prosternation unique afin que toutes les prières que tu as faites aient un nombre impair de prosternation. Isnad différent avec cette variante : Un homme interpella l'envoyé d'Allah qui était dans la mosquée.
3. Abou-Waqid El-Leïtsi a dit : Pendant que le prophète était dans la mosquée trois individus entrèrent: deux d'entre eux s'avancèrent vers l'envoyé d'Allah, l'autre s'en alla. Un des deux, qui étaient restés, voyant une place vide dans le cercle y prit place. Quant à l'autre, il s'assit en arrière des fidèles. Quand l'envoyé d'Allah eut terminé (son entretien) il dit:
-Je vais vous renseigner au sujet de ces trois individus : un d'eux a demandé asile à Allah et Allah le lui a accordé. Le second a eu honte, aussi Allah a eu honte de lui. Enfin , le troisième s'est détourné et Allah s'est détourné de lui.
CHAPITRE LXXXV. - DU FAIT DE SE RENVERSER SUR LE DOS ET D'ALLONGER LES JAMBES DANS LA MOSQUÉE.
1. 'Abdallah-ben-Zeïd-El-Mazini rapporte qu'il vit l'envoyé d'Allah, dans la mosquée, étendu à la renverse et une jambe passée sur l'autre. D'après Sà'îd-ben-El-Mosayyab, 'Omar et Otsrnàn en faisaient autant.
CHAPITRE LXXXVI. - L'ORATOIRE PEUT ÊTRE SUR LA VOIE PUBLIQUE SANS QU'IL EN RÉSULTE D’INCONVÉNIENT POUR LES FIDÈLES.
Telle est l’opinion de El-Hasan, de Ayyoub et de Malik.
1. Aïcha, la femme du prophète, a dit: Je n'ai jamais connu nos parents autrement que pratiquant l'islam. Il ne se passait pas un seul jour sans que l'envoyé d'Allah ne vint nous voir; ses visites avaient lieu aux deux moments extrêmes de la journée le matin le soir. Mon père, Abou-Bakr, trouva bon d'installer un oratoire sur le pas de la porte de sa maison; il y priait et récitait le Coran. Les femmes et les enfants des polythéistes s'arrétaient devant lui et le regardaient avec étonnement. Abou-Bakr avait les larmes faciles et il lui était impossible de retenir ses larmes quand il récitait le Coran. Cette attitude inspira de la crainte aux chefs des Quraysh polythéistes.
CHAPITRE LXXXVII. - DE LA PRIÈRE DANS LES ORATOIRES DU MARCHÉ. Ibn-Aoun pria dans un oratoire d'une maison particulière dont la porte avait été fermée sur eux.
1. D"après Abou-Horaïra le prophète a dit :
-La prière en commun est de vingt-cinq degrés au-dessus de la prière faite chez soi ou sur un marché. Lorsque l'un, d'entre vous a fait ses ablutions, qu'il s'en est convenablement acquitté, et qu'il se rend ensuite à la mosquée sans autre but que de faire la prière, chacun des pas qu'il aura fait dans ce but jusqu'à la mosquée le fera élever dautant de degrés par Allah et lui fera enlever un nombre égal de péchés. Quand il sera entré dans la mosquée, sa récompense sera en proportion du temps qu'il consacrera à sa prière. Les anges prieront sur lui tant qu'il demeurera à l'endroit où il fera sa prière. «Ô mon Allah (diront-il), pardonne-lui, fais-lui miséricorde, tant qu'il ne les incommodera pas par quelque impureté accidentelle (Un pet !) .
CHAPITRE LXXXVIII. DU FAIT DE CROISER LES MAINS À LA MOSQUÉE OU AILLEURS.
1 . Ibn-'Omar - ou, selon d'autres, Ibn-'Ainr, - a dit : Le prophète croisait ses doigts. 'Asim-ben-Mohammed rapporte qu'il a entendu ce hadith de la bouche de son père, mais qu'il l'avait pas retenu. Mon frère Wàqid, dit-il, me le remémora en disant qu'il l'avait entendu de notre père qui le tenait de 'Abdallah sous la forme suivante: L'envoyé d'Allah dit :
-0 Abdallah-ben-'Amr, comment se fait-il que toi tu sois resté au milieu d'une tourbe (Foule) de gens ainsi (ce disant, il croisait ses doigts).
2. D'après Abou-Mousa, le prophète a dit : Le croyant par rapport à un autre croyant, est comme les matériaux d'une construction qui se soutiennent les tins les autres. Et, ce disant, il croisa ses doigts.
3. D'après Ibn-Sirin, Abou-Horaïra a dit : L'envoyé d'Allah fit avec nous une des deux prières du soir. Et, ajoute Ibn-Sîrin, il désigna une des deux, mais je ne me souviens plus de laquelle. Le prophète pria deux prosternations avec nous, puis, après avoir fait la salutation finale, il se leva et alla vers une poutre étendue en travers de la mosquée. Il s'appuya sur cette poutre avec toute l'apparence de la colère et, mettant sa main droite sur sa main gauche, il croisa les doigts. Il plaça ensuite sa joue droite sur la paume de sa main gauche. Les gens pressés se rendirent alors vers les portes de la mosquée en disant: La prière a été raccourcie. Parmi les assistants se trouvaient Abou-Bakr et 'Omar, mais ils n'osèrent adresser la parole au prophète. A ce moment, un homme d'entre les fidèles, dont les mains étaient fort longues et qu'à cause de cela on avait surnommé l'homme aux deux mains. S'adressa au prophète en ces termes : O envoyé d'Allah, as-tu oublié quelque chose ou «bien as-tu voulu raccourcir la prière - Je n'ai rien oublié, me répondit-il, et n'ai pas, voulu raccourcir (la prière). Puis, s'adressant aux fidèles, le prophète dit: Les choses sont-elles comme vient de le dire l'homme aux deux mains? - Oui, répliqua-t-on. Alors le prophète s'avançant acheva ce qu'il avait omis de la prière; il fit la salutation finale, prononça le tekbir, se prosterna comnie il le faisait habituellement ou même plus longtemps que d'ordinaire, releva la tête, fit la salutation finale, prononça le tekbir, le prononça une seconde fois, se prosterna comme d'habitude on plus longuement encore, releva la tête et prononca le tekbîr. Comme on demandait à Ibn-S'irîn s'il ne fallait pas ajouter: ensuite il fit la salutation finale celui-ci répondit: On m'a rapporté que ’Imràn-ben-Hosaïn aurait dit : ensuite il fit la salutation finale.
CHAPITRE LXXXIX. - DES MOSQUÉES QUI SE TROUVAIENT SUR LES ROUTES CONDUISANT À MÉDINE ET DES DIVERS ENDROITS OU LE PROPHÈTE FIT LA PRIÈRE.
1. Mousa-ben-'Ûqba a dit: J'ai. vu Sàlim-ben-'Abdallah rechercher certains endroits de la route pour y prier; il rapportait que son père faisait également la prière en ces endroits parce qu'il avait vu le prophète prier sur ces divers points. Nàfi' rapporte que Ibn-'Omar faisait également la prière en ces mêmes endroits. Comme, ajoute Mousa, j'interrogeai là-dessus Sàlim je sus qu'il était d'accord avec Nàfi' sur tous les emplacements, sauf un sur lequel ils différaient : l'oratoïre de Charaf-Er-Rauhà.
2. D'après 'Abdallah-ben-'Omar, l'envoyé d'Allah campait à Dzou-'l-Holaïfa quand il faisait la visite pieuse et, lors de son pèlerinage d'adieu, il campa sous un mimosa à l'endroit qu'occupe la mosquée qui est à Dzou-'I-Holaïfa. Quand il revenait d'une expé- dition en passant par ce chemin, ou encore qu'il revenait d'un pèlerinage ou d’une visite pieuse, il descendait dans le thalweg ( Le lit, le fond) d'un torrent et, quand il remontait sur l'autre rive qui bordait le torrent à l'est, il faisait agenouiller sa chamelle sur la grève qui se trouvait en cet endroit, et il y faisait une halte jusqu'au matin. Cet endroit n'était pas celui où est l'oratoire situé sur un rocher, ni sur les roches élevés au-dessus desquels se trouve l'oratoire. Il y avait là un lit de torrent au fond duquel étaient des amas de sable. 'Abdallah-ben-'Omar y faisait la prière, car c'est là que l'envoyé d'Allah priait aussi. Le torrent charriant la grève dans ce lit finit par combler l'endroit où 'Abdallah faisait sa prière.
'Abdallah-ben-'Omar rapporte que le prophète faisait la prière au petit oratoire qui se trouve en deçà de la mosquée de Charaf-Er-Rauhà. 'Abdallah faisait connaître l'endroit où le prophète avait prié en disant :
-Là, à ta droite, lorsque tu te tiens debout dans la mosquée pour faire ta prière. Cette mosquée est sur le bord droit de la route quand on se dirige vers la Mecque, à un jet de pierre de la grande mosquée ou à une distance approchante.
Ibn-Omar faisait la prière vers la dune de sable qui est à l'extrémité de Er-Rautâ. L'extrémité de cette dune aboutit au bord de la route en deçà de la mosquée qui se trouve entre elle et l'extrémité de Er-Rauhà quand on va du côté de la Mecque. On a bâti en cet endroit une mosquée, mais 'Abdallah n’y fit jamais la prière; il laissait cet endroit sur sa gauche et en arrière de lui. Il priait devant la mosquée sur la dune elle-même. 'Abdallah, quand il partait de Er-Rauhà, ne faisait la prière de midi que lorsqu'il était arrivé en cet endroit, et c'est alors seulement qu'il la faisait. S'il revenait de la Mecque, et qu'il passât en cet endroit un peu avant l'heure de la prière du matin ou vers la fin de l'aurore, il y faisait halte pour y faire la prière du matin.
Abdallah rapporte que le prophète campait sous un énorme acacia, en-deçà de Er-Rowaïtsa, à gauche de la route et lui faisant face, dans le fond d'une plaine avant de déboucher sur une hauteur à un peu moins de deux milles de la poste de Er-Rowaïtsa. Cet acacia, qui avait eu son sommet brisé, s'était recourbé sur sa partie moyenne; il était debout sur sa tige qui était envahie par de grandes masses de sable.
'Abdallah-ben-Omar a rapporté que le prophète fit la prière à 1'extrémité d'une grande colline située en arrière de El-'A rdj quand on va du côté de la chaîne de montagnes. Près de cet oratoire, il y a deux ou trois tombeaux formés de pierres de taille et se trouvant à la droite de la route près des rochers de la route et au milieu de ces rochers. 'Abdallah partait de El-'Ardj au moment de la grande chaleur quand le soleil commençait à décliner et faisait la prière de midi dans cet oratoire.
'Abdallah-ben-'Omar rapporte que l'envoyé d'Allah campait auprès d'acacias, situés à gauche du chemin, dans le lit d'un torrent en deçà de Harcha. Ce lit de torrent est contigu à l'extrémité de Harcha et il est séparé de la route par la distance d'une portée de flèche. 'Abdallah priait auprès de l’acacia qui est le plus rapproché de la route et qui est plus élevé que les acacias voisins.
'Abdallah-ben-'Omar rapporte que le prophète campait dans le torrent qui est le plus rapproché de Marr-Edz-Dzahràn, faisant face à Médine quand on descend de Es-Safrawàt. Il campait dans le fond de ce torrent à gauche de la route quand vous allez du côté de la Mecque; entre la route et l'endroit où campait l'envoyé d'Allah il n'y avait que la distance d'un jet de pierre.
Abdallah-ben-Omar rapporte que le prophète campait à Dzou-Towa; il y passait la nuit et le lendemain il y faisait la prière du matin quand il se rendait à la Mecque. Cet oratoire de renvové d'Allah était situé sur une énorme butte et non à l'endroit où l'on a bâti là une mosquée, mais plus bas que cet endroit sur une grosse butte.
'Abdallah-ben-'Omar rapporte que le prophète prit pour qibla le défilé de la montagne qui se trouvait entre lui et le djebel Et- Tawil dans la direction de le Ka'ba. 'Abdallah marqua l'emplacement de la mosquée qui fut construite là à gauche de l'oratoire à l'extrémité de la butte. L'oratoire du prophète était en contre bas de la butte noire. Quand vous prierez là vous devrez vous écarter de la butte de dix coudées ou environ et prendre pour qibla le défilé de la montagne qui est entre vous et la Ka'ba.
CHAPITPE XC. - LA SOTRA DE L'IMAM SERT DE SOTRA CEUX QUI PRIENT DERRIÈRE LUI.
1. 'Abdallah-ben-Abbas a dit A l'époque où j'approchais de l'âge de la puberté, je m'avancais un jour monté sur une ânesse. A ce moment l’envoyé d'Allah était à Mina faisant la prière avec les fidèles sans qu'il y eùt de mur devant lui. Après avoir passé devant une rangée de fidèles, je descendis de dessus mon ânesse que je lâchai pour qu'elle allât paître; puis je m'introduisis dans le rang et personne ne me fit un reproche de ce que je venais de faire.
2. D'après Ibn-'Omar, le jour de la fête (de la rupture du jeûne), lorsqu'il sortait, l'envoyé d'Allah donnait l'ordre d'apporter une pique et de la planter devant lui et c'est devant cette pique qu'il faisait la prière, tandis que les fidèles étaient rangés derrière lui. Il agissait de même en voyage et c'est de là que les émirs ont pris cet usage.
3. Abou-Djobaifa rapporte que le prophète fit avec eux la prière à El-Batha ayant devant lui une pique. A la prière de midi, il pria deux prosternations et en pria autant à la prière de l'après-midi. Durant ce temps femmes et ânes passaient devant lui.
CHAPITRE XCI. - QUELLE DISTANCE CONVIENT-IL QU'IL Y AIT ENTRE CELUI QUI PRIE ET LA SOTRA.
1. D'après Sahl, entre l'endroit où priait l'envoyé d'Allah et le mur (formant sotra; sorte de paravent), il y avait la distance nécessaire au passage d'un mouton.
2. D'après Salama, la distance qui séparait le mur de la mosquée de la chaire était à peine celle nécessaire au passage d'un mouton.
CHAPITRE XCII. - DE LA PRIÈRE DEVANT UNE LANCE.
1. D'après 'Abdallah-ben-'Omar, le prophète fichait en terre une lance et lui faisait face pour prier.
CHAPITRE XCIII. - DE LA PRIÈRE DEVANT UNE PIQUE.
1.Abou-Djobaea a dit: L'envoyé d'Allah vint nous trouver au moment de la forte chaleur du jour; on lui apporta, de quoi faire ses ablutions; il les fit et accomplit avec nous la prière de midi et de l'après-midi, ayant devant lui une pique (fichée en terre). Derrière cette pique passaient femmes et ânes.
2. Anas-ben-Malik a dit: Quand le prophète sortait pour satisfaire un besoin naturel, je l'accompagnais ainsi qu'un domestique. Nous emportions avec nous un épieu, un bâton ou une pique et aussi un vase plein d'eau. Quand le prophète avait satisfait ses besoins, nous lui présentions le vase plein d’eau.
CHAPITRE XCIV. DE LA SOTRA À LA MECQUE ET AILLEURS.
1. Abou-Djohaifa a dit: Le prophète, étant sorti au moment de la forte chaleur du jour, vint à El-Bat'ba et y pria deux prosternations pour la prière de midi et celle de l'après-midi. Il planta une pique devant lui et fit ses ablutions. Les fidèles se mirent à se frotter avec le (reste de) l'eau de ses ablutions.
CHAPITRE XCV. - DE LA PRIÈRE DEVANT LA COLONNE. Omar a dit: Ceux qui prient ont plus de droit aux piliers que ceux qui s'y adorsent pour m enseigner les traditions. Ibn-'Omar vit un homme qui priait entre les deux colonnes. Il le fit approcher d’un pilier en lui disant: Prie devant ce pilier.
1. Yezîd-ben-Abou-'Obaïda a dit: J'accompagnais Salàma-ben-El-Akwa' qui fit la prière près de la colonne située auprès de l'exemplaire du Coran.
-Ô Abou-Moslim, lui. dis-je, je vois que tu m recherches cette colonne pour y faire la prière.
-C'est, répondit-il, que j'ai vu l'envoyé d'Allah la rechercher pour y prier.
2. Anas a dit: J'ai vu les principaux des Compagnons du prophète se diriger à la hâte vers les piliers au moment de la prière du coucher du soleil. Cho'ba ajoute à cette tradition: jusqu'au moment où le prophète arrivait.
CHAPITRE XCVI. - DE LA PRIÈRE ENTRE LES PILIERS EN DEHORS DE LA PRIÈRE EN COMMUN.
1. Ibn 'Omar a dit : accompagné de Osàma-ben-Zeïd, de 'Otsmàn-ben-Talha et de Bilàl, le prophète entra dans le temple (de la Mecque), Il y resta longtemps et, quand il sortit, je fus le premier à y pénétrer après lui.
-Où a-t-il fait sa prière? demandai-je à Bilàl.
- Entre les deux colonnes qui sont en avant, me répondit-il.
2. Selon 'Abdallah-ben-'Omar, accompagné de Osàma-ben-Zeïd, de Bilàl et d'Otsmàn-ben-Talha-El-Hadjabi, l'envoyé d'Allah entra dans la Ka'ba. Il referma les portes du temple sur lui et y séjourna quelque temps. Quand il sortit, je demandai à Bilàl ce que le prophète avait fait
- Il s'est tenu, me répondit-il, de telle sorte qu'il avait une colonne à sa gauche, une colonne à sa droite et trois colonnes derrière lui. A cette époque le temple de la Mecque avait six colonnes.
-Ensuite, ajouta Bilàl, il a fait sa prière.
Suivant un autre isnad, Bilàl aurait dit: deux colonnes à sa droite.
CHAPITRE XCVII.
1. 'Oqba-ben-Nafi a rapporté que 'Abdallah, lorsqu'il allait à la Ka'ba, marchait droit devant lui jusqu'à ce qu'il y fût entré. Alors tournant le dos à la porte il continuait sa marche jusqu'à ce qu'il n'y eùt plus, entre lui et entre le mur qui lui faisait face, que la courte distance de trois coudées; puis il faisait sa prière en cherchant à occuper exactement la même place que celle à laquelle Bilàl lui avait appris que le prophète priait. Abdallah ajoutait: Il n,'y a aucun inconvénient à ce que l'un de nous fasse sa prière dans n'importe quel endroit qu'il voudra du temple de la Mecque.
CHAPITRE XCVIII. - DE LÀ PRIÈRE FAITE ÉTANT TOURNÉ VERS UNE CHAMELLE, UN CHAMEAU, UN ARBRE OU UN BAT DE CHAMEAU.
1. D'après Ibn-'Omar le prophète mettait sa chamelle en travers et faisait la prière en se tournant vers elle.
-Et, lui demanda Nàfi, que perises-tu qu'il faille faire quand les animaux ne restent pas en place?
-Dans ce cas, répondit-il, le prophète, prenait, le bât de sa monture, le mettait bien en équilibre et priait en se tournant vers l'arrière du bàt - ou le dossier- suivant une autre version Ibn-Omar en usait de même.
CHAPITRE XCIX. - DE LA PRIÈRE FAITE ( TOURNÉ ) VERS UN LIT.
1. Aïcha a dit: Est-ce que vous vous allez nous comparer au chien ou à l'âne? Je me vois encore étendue sur le lit. Le prophète venait se placer devant le milieu du lit et faisait sa prière. Comme il était peu convenable que je lui servisse de qibla, je me glissais du côté du pied du lit si bien que je sortais hors des draps.
CHAPITRE C. CELUI QUI PRIE DOIT CHASSER TOUT CE QUI PASSE DEVANT LUI. Ibn-'Omar chassait quiconque passait devant lui quand il prononcat sa profession de foi même quand il était à la Ka’ba. Et il ajoutait: Si le passant refuse et qu'il faille employer la violence, employez-la.
1. Selon Abou-Sa'id, le prophète se serait prononcé dans ce sens.
2. Abou-Salih-Es-Sammân, a dit: J'ai vu Abou-Sa"id-El-Khodri, un jour de vendredi, faire sa prière devant quelque chose qui le séparait de la foule. Un jeune homnie des Benou-Abou-Mo'aït ayant voulu passer devant lui, Abou-Said lui donna une poussée en pleine poitrine. Le jeune homme chercha alors des yeux une autre issue, et, n'en voyant pas d'autre devant lui, il revint de nouveau pour passer. Abou-Saîd le repoussa encore plus violemment que la première fois. Le jeune homme invectiva Abou-Said, puis il se rendit auprès de Merwàn à qui il se plaignit de la conduite d'Abou Said. Ce dernier eritra aussitot après chez Merwàn qui lui dit:
-Qu'as-tu donc, ô Abou-Sa'îd, à traiter ainsi un de tes coreligionnaires? -J'ai, répliqua Abou-Sa'i'd, entendu le prophète prononcer ces paroles : Quand l'un de vous prie, placé devant quelque chose qui le sépare du public, et que quelqu'un veut passer devant lui, il doit le chasser et si le passant refuse qu'il emploie la force, car ce passant est un démon.
CHAPITRE CI. - DU PÉCHÉ COIMMIS PAR CELUI QUI PASSE DEVANT QUELQU'UN QUI PRIE.
1. Bosr-ben-Sdid rapporte que Zeïd-ben-Khàlid l'avait envoyé vers Abou-Djohaïm pour lui demander ce qu'il avait entendu dire par l'envoyé d'Allah au sujet de celui qui passe devant quelqu'un qui prie. Abou-Djohaïm répondit: L'envoyé d'Allah a dit:
-Si celui a qui passe devant quelqu'un qui prie savait quel péché il commet, tr il préférerait rester debout quarante plutôt que de passer devant ce fidèle qui prie. Abou-'n-Nadr ajoute: J'ignore s'il a dit quarante jours, quarante mois ou quarante ans!
CHAPITRE CII. DE CELUI QUI SE TIENT EN FACE DE QUELQU'UN QUI FAIT SA PRIÈRE.
'Otsmân était offusqué que quelqu'un se tint en face de lui quand il priait, quand cela le distrayait de sa prière, mais non cela ne l'en distrayait pas. Zeid-ben-Thabit a dit: Je ne prends point garde à cela, car l'homme ne saurait interrompre la prière d'un autre homme.
1. D'après 'Aïcha: on parla devant elle de ce qui pouvait interrompre la prière. Et comme on citait le chien, l'âne et la femme, elle s'écria:
-Alors vous nous mettez au même rang que les chiens. Eh, bien! j'ai vu le prophète faire sa prière pendant que j'étais placé entre lui et la qibla. J'étais couchée à ce moment et comme j’avais un besoin à satisfaire, il m'a répugné de me trouver devant le prophète et je me suis glissée hors du lit.
CHAPITRE C III. DE LÀ PRIÈRE FAITE DERRIÈRE QUELQU'UN QUI DORT.
1.'Aicha a dit: Le prophète faisait sa prière pendant que j'étais couchée étendue en travers sur son lit. Quand il voulait faire une prosternation impaire, il me réveillait et je la faisais avec lui.
CHAPITRE CIV. DE LA PRIÈRE SURÉROGATOIRE DERRIÈRE UNE FEMME.
1. Aïcha, la femme du prophète a dit: Je couchais devant l'envoyé d'Allah, mes pieds dans la direction de sa qibla. Quand il se prosternait il me touchait légèrement et je ramenais mes pieds vers moi; lorsqu'il se relevait, je les allongeais de nouveau. A cette époque, ajoute-t-elle, nous n'avions pas de lampes dans nos appartements.
CHAPITRE CV. DE CELUI QUI PRÉTEND QUE BIEN N'INTERROMPT LA PRIÈRE.
1. 'Aïcha rapporte qu'on parlait devant elle de ce qui interrompt la prière, chien, âne et femme. Vous nous assimilez, s'écria-t-elle à des ânes et à des chiens! Par Allah! j'ai vu le prophète faire la prière tandis que j'étais sur le lit, placée entre lui et la qibla et étendue. Puis, comme j'avais envie de satisfaire un besoin et que je redoutais en me mettant sur mon séant d'incommoder le prophète je me glissais hors du lit du côté du pied du lit.
2. Ibn-Chihab rapporte qu'il demanda à son oncle paternel si quelque chose pouvait interrompre la prière et que celui-ci lui répondit que rien ne l'interrompait. Aïcha, la femme du prophète a dit: L'envoyé d'Allah se levait la nuit pour prier et faisait sa prière, bien que je fusse couchée en travers entre lui et, la qibla, sur le lit où il recevait ses femmes.
CHAPITRE CVI. DE CELUI QUI FAIT SA PRIÈRE EN PORTANT UNE PETITE FILLE SUR SES ÉPAULES.
1. D'après Abou-Qotada-El-Ansari l'envoyé d'Allah faisait sa prière tout en portant Omàma fille de Zaïnab, fille de l'envoyé d'Allah. Et, d'après Aboul-Às-ben-Rebî a-ben-'Abd-Chams, quand il se prosternait, il déposait l’enfant à terre et la reprenait quand il se relevait.
CHAPITRE CVII. DE CELUI QUI PRIE TOURNE VERS UN LIT OÙ IL Y A UNE FEMME AYANT SES MENSTRUES.
1. Maïmouna-bent-El-Harith a dit: Mon lit était à côté de l'endroit où le prophète faisait sa prière. Parfois son vêtement retombait sur moi bien que je fusse dans mon lit.
2. Maïmouna disait: Le prophète faisait sa prière pendant que j'étais couché à côté de lui. Quand il se prosternait son manteau m'atteignait alors que, j'avais mes menstrues.
CHAPITRE CVIII. AU MOMENT DE LA PROSTERNATION LE FIDÈLE PEUT-IL FAIRE UN SIGNE D'INTELLIGENCE À SA FEMME AFIN QU'IL PUISSE SE PROSTERNER.
1. 'Aïcha a dit : Combien c'est mal de nous assimiler au chien et à l'âne. Moi, j'ai vu l'envoyé d'Allah prier, tandis que j'étais étendue entre lui et la qibla. Quand il voulait se prosterner il me touchait, les deux pieds et je les retirais aussitôt par devers moi.
CHAPITRE CIX. DE LA FEMME QUI ENLÈVE QUELQUE IMPURETÉ DE DESSUS CELUI QUI EST EN TRAIN DE PRIER.
1. 'Abdallah a dit: Pendant que l'envoyé d'Allah debout faisait la prière dans la Ka’ba et que le groupe des Quraysh tenait une de ses réunions, l'un des Quraysh se mit à dire:
-Hé! voyez donc l'ostentation de cet homme. Quel est celui d'entre vous qui voudra aller à l'abattoir des Benou un tel, y prendre des tripailles, du sang, deq membranes de foetus, les apporter ici et ensuite attendre que cet homme se prosterne pour lui mettre le tout sur les épaules? Le plus misérable d'entre eux se décida à le faire et, au moment où l'envoyé d'Allah se prosterna, il lui déposa ces débris sur les épaules. Comme le prophète était prosterné, les Quraysh se mirent à rire au point qu’ils se cognaient les uns contre les autres à force de rire. Quelqu'un alla aussitôt prévenir Fatima, qui était alors une toute jeune fille. Elle arriva en courant et le prophète resta prosterné jusqu'au moment où elle le débarrassa de ces immondices. Cela fait, elle se tourna vers les Quraysh et les invectiva. Quand l'envoyé d'Allah eût terminé sa prière, il s'écria:
-0 Allah, à toi les Quraysh! ô Allah, à toi les Quraysh! ô Allah, à toi les Quraysh! Ensuite il en désigna nominativement quelques-uns et dit : ô Allah à toi 'Amr-ben-Hichàm; 'Otba-ben-Rebî'a, Cheïba-ben-Reb'i'a, El-Wal'id-ben-'Otba, Omayya-ben-Khalaf; 'Oqba-ben-Abou-Mo'aït et 'Omàra- ben-El-Walid!
'Abdallah ajoute: J'ai vu tous ces gens-là étendus morts le jour de la bataille de Bedr. On traîna leurs corps jusqu'au puits dit Qalîb-Bedr. L'envoyé d'Allah dit alors:
-Poursuis de ta malédiction les hommes du puits!__
Et c'est ainsi, très certainement , Qu'Allah est grand. ENKI40




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