Boukhari partie 11
Par Enki40, lundi 22 mai 2006 à 15:16 :: Connaître l'islam :: #34 :: rss
Comment se faire une idée précise de la "profonde spiritualité" des preceptes de l'islam ? Comment imiter "le beau modèle" Mahomet en toute chose ? Grâce à des amis que nous saluons ici, nous poursuivons la série concernant le texte de Abou Abdoullah Mohammed ibn Ismaïl Imam Al-Boukhari (810- 870). Texte capital considéré comme le deuxième livre saint de l'islam, après le Coran. C'est un recueil de hadiths (paroles du Prophète).
L'Islam a pensé a presque tout. Femmes de toutes tendances, grâce à Allah, vous qui êtes inférieures en intelligence et donc en religion ( chapitre VI), vous dont la menstrue est une "infirmité", vous saurez désormais quoi faire afin de vous rendre digne des preceptes d'Allah: il y a plus de 1400 ans que cela a été dit, il serait temps que vous vous en aperçeviez !
Entre parenthèses des notes afin de mieux comprendre le contexte.
Aujourd'hui: TITRE VI : DES MENSTRUES ( en totalité les XXX chapitres).
TITRE VI : DES MENSTRUES
DES MENTRUES. __De ces paroles de Dieu: Ils t'interrogeront sur les menstrues; réponds: C'est une infirmité.__ En conséquence, tenez-vous à l'écart des femmes pendant les menstrues et n'en approchez que lorsqu'elles seront purifiées. Quand elles seront purifiées, ayez commerce avec elles de la facon que Allah l'a prescrit. Il aime ceux qui reviennent à lui; il aime ceux qui se purifient. (Q 2/22)
CHAPITRE PREMIER. - COMMENT ONT APPARU LES MENSTRUES. - De ces paroles du prophète : Ceci est une chose que Allah a décidée à l’égard des filles d’Adam. Certains ont dit que la première fois que Allah envoya les menstrues, ce fut chez les Benou-Israël ( Les Hébreux) ; mais, fait remarquer El-Bokhâri, le hadits du prophète a une application plus générale.
CHAPITRE PREMIER Bis. - DE CE QUE DOIVENT FAIRE LES FEMMES QUI ONT LEURS MENSTRUES.
1. Aïcha a dit : Nous partîmes, ne pensant qu'au pèlerinage. Au moment où nous étions à Sarif, j'eus mes menstrues. L'envoyéde Allah étant alors entré chez moi, me trouva en larmes.
-Qu'as-tu, me dit-il, as-tu tes menstrues?
-Oui, répondis-je.
-C'est-là, reprit-il, une chose que Allah a décidée à l'égard des filles d'Adam. Accomplis donc tout ce que fait un pèlerin, sans toutefois exécuter la tournée processionnelle. Et, ajouta 'Aïcha l'envoyé de Allah immola des bœufs au nom de ses femmes.
CHAPITRE II. - LA FEMME AYANT SES MENSTRUES PEUT LAVER ET PEIGNER SON MARI.
1. Aïcha a dit : « Je peignais la tête de l'envoyé de Allah alors que j’ avais mes menstrues. Comme quelqu'un demandait à 'Orwa : Puis-je me laisser servir par une femme qui a ses menstrues? Puis-je laisser s'approcher de moi une femme en état d'impureté (par suite de copulation) ?
- Ce sont là, répondit 'Orwa, des choses auxquelles je n'attache pas d'importance. Chacune des femmes, dans ces conditions, me sert moi-mème et il n'y a là de mal pour personne. Aïcha m'a appris, dit Orwa, qu'elle peignait l'envoyé de Allah alors qu'elle avait ses menstrues. A ce moment, l'envoyé de Allah était en retraite spirituelle dans la mosquée. Il approchait sa tête de Aïcha, qui la peignait en restant dans sa cellule et tout en ayant ses menstrues.
CHAPITRE III. - DE CELUI QUI, APPUYÉ SUR LE GIRON DE SA FEMME AU MOMENT OÙ ELLE A SES MENSTRUES, RÉCITE LE CORAN.
Abou-Wâil envoyait, pendant qu'elle avait ses menstrues, sa servante chercher un exemplaire du Coran chez Abou-Bazîn; elle rapportait le livre saint en le tenant par le cordon (de sa housse) (Elle ne peut pas toucher le livre du fait de son état impur).
1. Aïcha a rapporté ceci: Le prophète s'appuyait sur mon giron alors que j'avais mes menstrues et récitait ensuite le Coran.
CHAPITRE IV.- DE CELUI QUI APPELLE LES LOCHIES MENSTRUES.
1. Zaïnab rapporte que sa mère, Omm-Salama, a dit: __Pendant que j'étais en chemise couchée avec le prophète, j'eus tout à coup mes menstrues. Je me glissai hors du lit et pris les vêtements que je portais quand j'avais mes menstrues:
-As-tu tes lochies ( Pertes vaginales, liées ici aux règles) ? me demanda le prophète.
- Oui, lui répondis-Je. Il m'appela à lui et je me couchai avec lui sous la même couverture.__
CHAPITRE V. - DU CONTACT DE LA FEMME QUI A SES MENSTRUES.
1. 'Aïsha a dit: Le prophète et moi, nous nous lavions de l'eau d'un même vase quand nous étions souillés par la copulation. Quand j'avais mes menstrues, le prophète m'ordonnait de revêtir un izar et alors il me touchait. Pendant ses retraites, il me tendait sa tête pour la laver, alors même que j'avais mes menstrues.
2. Aicha a dit: Chaque fois que l'une de nous avait ses menstrues et que l'envoyé de Allah voulait la toucher, il lui ordonnait de mettre un izàr dès l'apparition des menstrues, après quoi il la touchait. Elle a encore ajouté ceci: Mais quel est celui d'entre vous qui aurait pu maîtriser sa passion comme le faisait le prophète ? (...)
3. Maimouna a dit : Chaque fois que l'envoyé de Allah voulait toucher une de ses femmes qui avait ses menstrues, il lui enjoignait de revêtir un izàr. (...)
CHAPITRE VI. -LA FEMME PENDANT SES MENSTRUES CESSE D'OBSERVER LE JEÛNE.
1. Abou-Saïd-El-Khodri a dit: Un jour de fête, c'était celle des Sacrifices - ou celle de la Rupture du jeùne - l'envoyé de Allah sortit pour se rendre à l'oratoire en plein vent. Comme il passait auprès des femmes, il s'écria:
- Ah! troupe de femmes, faites l'aumône, car on m'a fait voir que vous formiez la majeure partie des gens de l'Enfer.
-Et, pourquoi cela, ô envoyé de Allah? demandèrent-elles.
-C'est, répondit-il, que vous, multipliez vos malédictions et que vous méconnaissez le bien que vous font vos époux. Je n'ai pas vu, parmi les êtres faibles en intelligence et en religion, personne qui, mieux que l'une de vous, fasse perdre la tête à un homme énergique.
-En quoi, reprirent-elles, '0 envoyé de Allah, consiste l'infériorité de notre intelligence et de notre religion?
-Est-ce que le témoignage de la femme n'équivaut pas seulement à la moitié de celui d’un homme? répliqua le prophète.
-Certes, oui, dirent les femmes.
- Eh! bien, ajouta le prophète, cela tient à l'infériorité de leur intelligence. Est-,ce que, aussi, quand elles ont leurs menstrues, les femmes ne cessent pas de prier et de jeûner?
-Certes, répliquèrent-elles.
-Eh! bien cela, c'est à cause de l'infériorité de leur religion.
CHAPITRE VII. - LA FEMME QUI A SES MENSTRUES ACCOMPLIT TOUS LES RITES DU PÉLERINAGE, SAUF LA TOURNÉE PROCESSIONNELLE AUTOUR DU TEMPLE.
Ibrahim a dit : Il n'y. a aucun inconvénient à ce qu'elle récite des versets du Coran. Ibn-Abbâs ne voyait aucun mal à la récitation du Coran quand on est dans impureté suite de la copulation. Le prophète mentionnait le nom de Allah à tous les instants de sa vie. Omm-'Atiyya a dit : Nous avions ordre de faire sortir les femmes ayant leurs menstrues et elles faisaient alors leur tekbir (Affirmation de l’unicité divine) et prononcaient leurs invocations en imitant les fideles". Ibn-Abbâs a dit : Abou-Sofyân m'a raconté que Héraclius ayant demandé la lettre du prophète y lut ces mots: Au nom de Allah le clément, le miséricordieux, gens du livre, venez entendre un seul mot égal entre nous et entre vous. (Q 3/57) . Atà rapporte d’ après Djabir que Aicha, ayant ses menstrues, accomplie tous les rites, sauf qu'elle ne fit ni la tournée traditionnelle autour du temple, ni la prière. Moi, dit El-Hakam, j'égorge les animaux tout en étant en état d’impureté, et cependant le Coran dit : Ne mangez point des choses sur lesquelles le nom de Allah n'a pas été prononcé (Q 6/121).
1. 'Aïcha a dit : Nous nous mîmes en route avec le prophète et ne parlions que du pèlerinage. Quand nous arrivâmes à Sarif, j'eus mes menstrues. Le Prophête, entrant alors chez moi, me trouva en larmes. - qu'as-tu à pleurer, me dit-il?
-Par Dieu! m m'écriai-je, j'aurais bien voulu ne pas avoir fait le pèlerinage cette année.
-Aurais-tu par hasard tes menstrues ? me demanda- t-il.
- Oui, répondis-je.
-Cela, reprit-il, est une chose que Allah a imposée aux filles d'Adam; accomplis néanmoins tous les actes que fait un pèlerin; toutefois, ne fais pas la tournée processionnelle autour du temple tant que tu ne seras pas en état de pureté.
CHAPITRE VIII. - DE L'ÉCOULEMENT SANGUIN CONSÉCUTIF AUX MENSTRUES.
I.. D'après 'Aïcha, Fàtima-bent-Abou-Hobaïch a dit à l'envoyé de Allah:
-Envoyé de Allah, je n'arrive pas à être en état de pureté; dois-je renoncer à faire la prière?
-Ce que tu as, répondit le prophète, c'est le sang d'une veine, ce ne sont pas des menstrues. Quand tes menstrues arrivent, cesse de faire la prière; puis, lorsque le temps normal sera écoulé, pratique la lotion en usage pour le sang et fais ta prière.
CHAPITRE IX. - DU LAVAGE DES TACHES DE SANG PROVENANT DES MENSTRUES.
1. Asmâ-bint-Abou-Bakr a dit: Une femme vint interroger l'envoyé de Allah et lui dit : Ô envoyé de Dieu, que penses-tu que doive faire l'une de nous lorsque son vêtement est taché par le sang des menstrues?
- Lorsque, répondit l'envoyéde Dieu, l'une de vous a son vêtement taché par du sang des menstrues, elle doit gratter la tache, l'asperger d'eau et peut ensuite faire la prière en conservant ce vêtement sur elle.
2. Aïcha a dit : Quand l'une de nous avait eu ses menstrues et qu'elle était revenue à l'état de pureté, elle grattait les taches de sang qui avaient souillé son vêtement, puis lavait l'endroit maculé et aspergeait le reste de l'étoffe. Et, revêtue de ce même costume, elle faisait ensuite la prière.
CHAPITRE X. - DE LA RETRAITE SPIRITUELLE DE LA FEMME QUI A UN ÉCOULEMENT SANGUIN EN DEHORS DE SES MENSTRUES.
1. D'après 'Aïcha, le prophète fit une retraite spirituelle ayant avec lui une de ses femmes qui avait un écoulement sanguin en dehors de ses menstrues. Cet écoulement était si violent que parfois elle était obligée de placer sous elle un vase pour recueillir ce sang. Ikrima prétend que Aïcha, apercevant du suc de carthame, avait dit: Tel semblait être le liquide que la femme en question perdait.
2-. D'après Ikrima, Aïcha a dit: « Une des femmes de l'envoyé de Allah entra en retraite spirituelle avec lui. Cette femme perdait du sang et un liquide jaunâtre qui tombaient dans un vase placé sous elle. Néanmoins, elle faisait la prière.
3. D'après Aïcha, une des mères des Croyants (Femme de Mohammed) entra en retraite spirituelle bien qu'elle eût un écoulement sanguin en dehors des menstrues.
CHAPITRE XI, - Là FEMME PEUT-ELLE PRIER EN PORTANT LE VÊTEMENT QU’ELLE AVAIT PENDANT SES MENSTRUES ?
1. Aicha a dit: chacune de nous n'avait qu'un seul vêtement qu'elle portait au moment de ses menstrues. Lorsqu'un peu de sang maculait ce vêtement, elle mouillait l'endroit avec sa salive et le frottait avec son ongle.
CHAPITRE XII. - DE L'USAGE DES PARFUMS POUII LA FEMME QUI FAIT LA LOTIOM À LA SUITE DE SES MENSTRUES.
1. Omm Atiyya a dit: Il nous était interdit de porter le deuil d'un mort pendant plus de trois jours, à moins qu'il ne s'agit d'un mari et alors le deuil durait quatre mois et dix jours. Pendant ce temps, nous ne devions point nous mettre de collyre aux yeux, ni nous parfumer, ni porter de vétement teint à moins qu'il n'eût été teint en fil. Toutefois, lors de la purification pour les menstrues, quand l'une de nous se lavait de ses menstrues, on tolérait qu'elle usât d'un peu de costus (Parfum) de Dzafàr. On nous interdisait de suivre les convois funèbres. Autre isnad.
CHAPITRE XIII. - LA FEMME SE FROTTE ELLE-MÊME QUAND ELLE VEUT SE PURIFIER DE SES MENSTRUES; DE LA FAÇON DONT ELLE DOIT SE LAVER; ELLE PREND UN CHIFFON PARFUMÉ ET LE PASSE SUCCESSIVEMENT SUR TOUTES LES TRACES DE SANG.
1. D'après Aicha, une femme interrogea le prophète sur la façon dont elle devait se laver de ses menstrues. Il lui donna ses instructions sur la manière de se laver dans les termes suivants: Prends un chiffon parfumé de musc et purifie-toi au moyen de ce chiffon.
-Comment m'y prendrai-je pour me purifier ? ajouta-t-elle.
-Purifie-toi au moyen de ce chiffon, répliqua le prophète.
-Mais comment? reprit-elle.
-Gloire à Dieu! riposta le prophète, purifie-toi. Alors, dit Aïcha, j'attirai cette femme vers moi et lui dis: Passe successivement ce chiffon sur toutes les traces de sang.
CHAPITRE XIV. - DE LA LOTION POUR LES MENSTRUES.
1. D'après Aicha, une femme des Ansàr vint dire au prophète: Comment me laverai-je de mes mennstrues ?
-Prends, répondit-il, un chiffon parfumé de musc et fais l'ablution trois fois. A ce moment, pris d'un sentiment de pudeur, le prophète détourna son visage ou ajouta: Fais l'ablution avec ce chiffon. Alors, dit Aïcha je pris cette femme et, l'attirant vers moi, je lui fis connaître ce que le prophète entendait par là.
CHAPITRE XV. -DE LA FEMME QUI SE PEIGNE AU MOMENT DE SE LAVER DE SES MENSTRUES.
1. Aicha a dit: Je m'étais mise en état d'ihràm en même temps que l'envoyé de Dieu, lors du pèlerinage d'adieu. J'étais du nombre de ceux qui faisaient à la fois le pèlerinage et la visite pieuse et qui n'avaient pas amené de victimes pour le sacrifice. Aïcha assure qu'à ce moment elle avait ses menstrues et qu'elle ne fut en état de pureté que la veille de Arafa.
-Ô envoyéde Dieu, dit-elle alors, nous voici à la veille de 'Arafa et, au pèlerinage, j'aurais voulu ajouter la visite pieuse.
-Dénoue tes cheveux, répondit le prophète, peigne-toi et renonce à la visite pieuse. Je fis comme il me dit; mais ensuite, lorsque j'eus accompli le pélerinage, le prophète, durant la nuit de El-Hasba (La nuit après le pélerinage), donna l'ordre à Abderrahman de me faire faire la visite pieuse à partir de Et Tenîm (Lieu proche de la Mecque) , l'endroit même où j'avais, commencé (précédemment) les rites de la visite pieuse.
CHAPITRE XVI. - LA FEMME DOIT DÉNOUER SES CHEVEUX QUAND ELLE SE LAVE DE SES MENSTRUES.
1. 'Aïeha a dit: « Nous étions partis pour arriver lors de la nouvelle lune de dzou'l-hiddja. L'envoyéde Allah dit:
-Que celui qui veut se mettre en état d'ihram pour une simple visite pieuse, le fasse. Pour moi, si je n'avais amené une victime, je prendrais l'ihràm pour la visite pieuse. Quant aux autres, les uns prirent l'ihram pour la visite pieuse, d'autres pour le pèlerinage. Comme j’étais de ceux qui avaient pris l'ihràm pour la visite pieuse, mes menstrues m'arrivèrent le jour de Arafa. Je fis à ce sujet mes doléances au prophète, qui me dit: Renonce à la visite pieuse, dénoue tes cheveux, peigne-toi et prends l'ihràm pour le pèlerinage. Je suivis ses instructions, puis la nuit de El-Hasba, le prophète envoya avec moi mon frère Aderrahman-ben-Abou-Bakr; je me rendis alors à Et-Tenim, où je pris l'ihràm de la visite pieuse à l'endroit même où j'avais (précédemment) commencé les rites de cette visite. Dans tout cela, dit Hichàm, il n'y eut ni victime, ni jeùne, ni aumône.
CHAPITRE XVII. - De ces paroles du Coran : formée ou non formée (Q 22/5)
1. D'après Anas-ben-Malik, le prophète a dit Certes, Allah a confié la direction des utérus à un ange qui dit: Seigneur, ceci est une goutte de sperme; Seigneur, ceci est un caillot de sang; Seigneur, ceci est un morceau de chair! Lorsque Allah veut alors créer un être, l'ange demande : Sera-ce un màle ou une femelle, un misérable ou un heureux? Quelle sera sa fortune, quelle sera la date de sa mort ? Et tout cela est inscrit dans le ventre de la mère.
CHAPITRE XVIII. - COMMENT LA FEMME QUI A SES MENSTRUES PREND L'IHRAM DU PÈLERINAGE ET DE LA VISITE PIEUSE.
1. Aicha a dit : « Nous partîmes avec le prophète pour le pèlerinage d’adieu. Parmi nous, les uns prirent l'ihràm de la visite pieuse; d'autres celui du pèlerinage. Quand nous arrivâmes à la Mecque, l'envoyé de Allah dit : Que celui qui a pris l'ihràm de la visite pieuse sans avoir amené de victime, cesse l'ihràm. Quant à celui qui a pris l'ihràm de la visite pieuse et qui a amené une victime, qu'il ne cesse l'ihràm qu'après avoir immolé sa victime. Pour ceux qui ont pris l'ihràm du pèlerinage, qu'ils accomplissent intégralement le pèlerinage. A ce moment, ajoute Aïcha, j'eus mes menstrues et elles durèrent jusqu'au jour de Arafa. Comme je n'avais pris l'ihràm que pour la visite pieuse, le prophète m'ordonna de dénouer mes cheveux, de me peigner et de prendre l'ihràm du pèlerinage en renonçant à la visite pieuse. Je me conformai à ces instructions et accomplis les rites du pèlerinage. Alors le prophète envoya avec moi Abderrahman-ben-Abou-Bakr en m'enjoignant de faire la visite pieuse à partir de l'endroit où je l'avais commencée à Et-Tenim.
CHAPITRE XIX. - DE L'ARRIVÉE DES MENSTRUES ET DE LEUR DISPARITION.
Certaines femmes envoyaient à Aicha des sachets contenant un tampon taché de jaune et elle leur répondait: Ne vous pressez pas, attendez que le tampon soit blanc. Elle entendait par là qu'alors seulement la purification serait complète.
La fille de Zeid-ben-Tsabit, ayant appris que certaines femmes se faisaient apporter des lampes en pleine nuit pour voir si elles étaient pures de leurs menstrues, dit: Les (autres) femmes n'en usaient pas ainsi. Aussi les blâma- t-elle d'agir de cette façon.
1. Aïcha rapporte que Fàtima-bent-Abou-Hobaïch avait des pertes de sang en dehors de ses menstrues. Comme elle interrogeait le prophète à ce sujet, celui-ci répondit : Cela provient d'une veine, ce ne sont pas des menstrues. Quand tes menstrues arrivent, cesse de faire la prière; dès qu'elles disparaissent, lave-toi et prie.
CHAPITRE XX. - LA FEMME QUI A SES MENSTRUES NE DOIT PAS ACCOMPLIR LA PRIÈRE.
-Djàbtr et Abou-Saïd disent, d'après le prophète, qu'elle doit cesser de faire la prière.
1. Mo'adza rapporte qu'une femme dit à 'Aïcha : Quand l'une de nous est purifiée de ses menstrues, doit-elle faire les prières, n'elle n'a pas faites pendant ses menstrues ?
- Es-tu donc une Harourïya (Hérétique) ? répondit Aïcha ; quand nous avions nos menstrues, du temps du prophète, il ne nous a jamais ordonné de remplacer les prières. Mo'àdza ajouta peut-être : Et c'est pourquoi nous ne les faisons pas.
CHAPITRE XXI. - DU FAIT DE COUCHER AVEC UNE FEMME AYANT SES MENSTRUES ET REVÊTUE DE SES VÊTEMENTS.
1. D'après Zaikab-bent-Abou-Salanm, Omm-Salama a dit: «J'eus mes menstrues pendant que j'étais au lit avec le prophète. Je me hissai aussitôt hors du lit, allai prendre mes vêtements de menstrues et les endossai. L'envoyéde Allah me dit : «As-tu tes menstrues? - Oui, répondis-je. Alors, il m'appela et me fit remettre avec lui sous la couverture. Zaïnab ajoute : Omm-Salama m'a galement rapporté que le prophète l'embrassait bien qu'il fùt en état de jeûne et qu'elle se lavait des impuretés de la copulation dans un même vase avec le prophète.
CHAPITRE XXII. - DE CELLE QUI USE POUR SES MENSTRUES DE VÊTEMENTS AUTRES QUE CEUX QU'ELLE PORTE EN ÉTAT DE PURETÉ.
1. D'après Zaïnab-bent-A bou Salama, Omm-Salama a dit: Pendant que j'étais au lit couchée avec le prophète, j'eus mes menstrues. Je me glissai hors du lit et endossai mes vêtements de menstrues.
- Tu as tes menstrues? me dit le prophète.
- Oui, lui répondis-je. Alors il m'appela à lui et je me couchai avec lui dans le lit.
CHAPITRE XXIII. - LES FEMMES AYANT LEURS MENSTRUES, QUI ASSISTENT AUX DEUX FÊTES OU UNE INVOCATION DES MUSULMANS, SE METTENT A PART DANS L’ORATOIRE EN PLEIN VENT.
1. Hafsa a dit: Nous empêchions nos filles nubiles de se rendre à l'office des deux fêtes. Une femme vint, qui descendit au Qasr des Benou-Khalaf; elle rapporta, d'après sa sœur, dont le mari avait pris part à douze des expéditions du prophète et qui, elle-mème, avait assisté à six d'entre elles, le fait suivant: Nous soignions les blessés et nous veillions les malades. Un jour, je posai au prophète la question suivante:
-Y a-t-il quelque inconvénient à ce que l'une de nous, quand elle n'a pas de voile, ne sorte pas pour aller à l'oratoire en plein vent?
-Qu'une de ses compagnes, répondit le prophète, lui prête alors son voile et qu'elle assiste à toute bonne œuvre et aux invocations des Croyants.
Hafsa ajoute: Quand Omm-Atiyya vint, je lui demandai si elle avait entendu les paroles du prophète.
-Certes, répondit-elle, dût mon père être sa rançon -car elle ne mentionnait jamais le « prophète sans ajouter dût mon père être sa rançon, - je lui ai entendu dire: Les filles nubiles et les femmes que l'on dérobe aux regards -ou les filles nubiles que l'on dérobe aux regards - ainsi que les femmes ayant leurs menstrues doivent se rendre à l’oratoire et assister aux bonnes oeuvres et aux invocations des Croyants. Les femmes ayant leurs menstrues se mettront à part dans l'oratoire en plein vent. Comment, ajouta Hafsa, les femmes ayant leurs menstrues? Est-ce que, me répondit-elle, elles n'assistent pas à 'Arafa à tel et tel office?
CHAPITRE XXIV. - DE LA FEMME QUI A TROIS MENSTRUES AU COURS D'UN MÊME MOIS. DE LA CONFIANCE QU'IL FAUT ACCORDER AUX DÉCLARATIONS DES FEMMES RELATIVES AUX MENSTRUES, LA GROSSESSE ET À TOUT CE QUI PEUT SE PRODUIRE DANS LES MENSTRUES, conformément aux paroles du Coran : Il ne leur est pas permis aux femmes, de cacher ce que Allah a créé dans leur utérus.(Q 2/228) . - On rapporte, d’ après Ali et Chorai, que si une femme produit des témoignages émanés de membres de sa famille dignes defoi, assurant qu'elle a eu trois menstrues au cours du même mois, on ajoute foi à ces témoignages. 'Atà a dit : (On admettra) ses menstrues quelles qu'elles soient. Ibrahim a dit la. même chose. 'Atà a dit: Les menstrues durent depuis un jour jusqu'à quinze - Mo'tamir rapporte, d'après son père, que ce dernier interrogea 'Ibn-Sir'in au sujet d’une femme qui voyait encore du sang cinq jours après la cessation de ses menstrues. « Les femmes répondit Ibn-Sîrin, sont les mieux informées là-dessus.
1. D'après 'Aïcha, Fàtima-bent-Abon-Hobaïech interrogea le prophète en ces termes: J'ai des écoulements de sang en dehors de mes menstrues, je n'arrive pas à me purifier, dois-je renoncer à la prière?
-Non, répondit-il, ce sang provient d'unne veine. Toutefois, abstiens-toi de la prière un nombre de jours égal à celui de tes menstrues, puis lave-toi et prie.
CHAPITRE XXV. - DES PERTES DE MATIÈRES JAUNES ET TROUBLES EN DEHORS DES ÉPOQUES DES MENSTRUES.
1. Omm-'Attyya a dit : Nous ne tenions aucun compte des matières jaunes et troubles.
CHAPITRE XXVI. - DE LA VEINE QUI PRODUIT UN ÉCOULENIENT SANGUIN.
1. Selon 'Aïcha, la femme du prophète, Omm-Habîba, eut des pertes de sang durant sept ans. Comme elle interrogeait l'envoyéde Allahà ce sujet, celui-ci lui ordonna de se laver en disant: Cela provient d'une veine. En conséquence Omm-Habiba se lavait avant chaque prière.
CHAPITRE XXVII - DE LA FEMME QUI À SES MENSTRUES APRÈS LA TOURNÉE PROCESSIONNELLE DE L'IFADA (Dernière procession du pélerinage).
D'après Aïcha, femme du prophète, elle dit à celui-ci:
-envoyé de Dieu, Safya-bent-Hoyayy vient d'avoir ses menstrues.
-Cela, répondit l'envoyéde Dieu, va peut-être nous retenir ici. N'avait-elle pas fait la procession finale avec vous ? Certes oui, lui répondit-on.
- Alors, dit-il, qu'elle parte!
2. Ibn-'Abbds a dit: On tolère que la femme qui a ses menstrues s'en aille lorsqu'elle a ses menstrues sans faire la procession finale. Au début, Ibn-'Omar disait qu'elle ne pouvait s'en aller, puis, je l'entendis dire qu'elle pouvait s'en aller, l'envoyé de Allah ayant admis cette tolérance en faveur des femmes.
CHAPITRE XXVIII. - Quand la femme qui a des pertes de sang en dehors des menstrues se voit en état de pureté, Ibn-'Abbâs dit qu'elle doit se laver et faire la prière, même si cette pureté ne dure qu'un instant dans la journée. Son mari peut avoir commerce avec elle, puisqu’elle peut faire la prière, chose qui est plus grave.
1. Aïcha a dit: Le prophète me disait quand mes menstrues arrivaient :
-Cesse de faire la prière.
Puis quand elles disparaissaient :
- Lave-toi de ton sang et prie.
CHAPITRE XXIX.- DE LA PRIÈRE POUR LES FEMMES EN COUCHES ET DE LA RÈGLE QU'ON DOIT OBSERVER À CET ÉGARD.
1. D'après Samora-ben-Djondob, une femme étant morte en couches, le prophète fit la prière pour elle en se tenant près du milieu du corps de cette femme.
CHAPITRE XXX.
1. Abdallah-ben-Cheddad a entendu sa tante maternelle, Maïmouna, une des femmes du prophète, dire qu'elle venait d'avoir ses menstrues et qu'elle ne priait point. Elle était étendue sur le sol à côté de l'endroit où l'envoyéde Allah se prosternait. Le prophète fit sa prière sur son petit tapis, et lorsqu'il se prosterna une partie de ses vêtements vint toucher Maïmouna.
... A SUIVRE, chanceux que vous êtes : TITRE VII : DE LA LUSTRATION PULVÉRALE...
ENKI40




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