La Révolution Bleue, qui sans appui médiatique, simplement par le bouche à oreille décuplé par la puissance d'internet, est parvenu à réunir à chacun de ses rassemblements un nombre croissant de français de plus en plus inquiets de la situation préoccupante de leur pays, fait peur à nos gouvernants. D'autant que cette « percée », n'est souvent que la partie émergée d'un puissant mouvement de prise de conscience du péril islamiste dans l'ensemble de la population française.

Rien que cette nuit, dans un nombre grandissant de villes en province, des policiers mais aussi des pompiers ont subit de nouvelles attaques. Des centaines de voitures ont été brûlées en quelques nuits, sans doute probablement plus d'un millier en une dizaine de jours. La peur se répand et l'absence criante de réponse politique claire, et appropriée, de la part de nos gouvernants comme des partis politiques démocratiques, ne fait qu'accentuer le désarroi général des français, poussés irrésistiblement vers Le Pen.

Face à cela les politiques ont fait le choix d'une double stratégie : la dénégation et la démagogie. Dénégation de la réalité sociologique du fait musulman dans notre pays, à distinguer de l'étude théologique, et à évaluer dans son impact sociétal, politique et économique. Démagogie des "réponses", en déversant des millions d'euros dans les banlieues, et en proposant des programmes de discrimination positive qui ne feront qu'accentuer les inégalités et renforcer le sentiment chez les uns que la violence paye, et chez les autres un sentiment d'injustice confinant au repli raciste. D'autant plus devant la dénégation outrancière du coût économique pourtant évident quand des quartiers entiers sont mis à feu et à sang comme en 2005, et qui se chiffre non seulement en milliards d'euros de pertes financières, pour la Nation comme pour les collectivités territoriales, pour les assurances comme pour ces milliers de français parmi les plus modestes qui ont vu leur voiture partir en fumée, enfin quand sont prises en compte sans qu'on puisse véritablement l'évalier, les répercussions inévitables sur les économies locales. Combien d'emplois perdus ? combien d'entreprises ruinées ? combien de commerces fermés définitivement ?

Mais le coût sociétal et politique est tout autant dommageable: en quelques années, la France est entrée dans une profonde crise d'identité, poussant de toutes parts à des replis identitaires qu'alimente la schizophrénie des élites politiques et culturelles de ce pays. Pourfendant la mondialisation qui mettrait en cause l'identité française, qualifiée « exception culturelle » comme on décernerait un titre de gloire à une « France éternelle et lumineuse » face à la vulgate anglo-saxonne, les mêmes élites n'ont que cesse de vanter les mérites d'une acculturation arabo-musulmane, qui se révèle finalement et de plus en plus consciemment à nombre de français, finalement bien plus dangereuse pour leur modèle culturel, et en fin de compte, politique, qu'une supposée « américanisation » en vérité plus fantasmée que réelle. Même le « rap » n'est en rien une « culture américaine », mais justement bien au contraire le symbole de la « contre-culture » aux Etats-Unis même de la part d'une population, par ailleurs fortement ancrée dans des mouvements racistes anti-blancs et fortement islamisés, dignes héritiers de Farrakhan (Nation of Islam).

Car cette acculturation n'est évidemment pas sans impact. Contrairement au principe d'assimilation qui avait été, jusque là, le principe même de la politique d'intégration des vagues successives d'immigration qui ont finalement toutes contribué à renforcer le modèle culturel français par des apports extérieurs qui l'ont enrichit, l'immigration musulmane a récusé ce principe assimilateur, et s'est au contraire affirmée dans une logique de différenciation et même de contestation du modèle intégrateur et de ses valeurs.

Au nom d'un « droit à la différence » dévoyé, s'est même imposée peu à peu une logique de différence des droits qu'ont encouragée des élites politiques et culturelles françaises inconscientes de la boite de pandore qu'elles ouvraient en 1983 en soutenant la marche des beurs, premier acte politique ethnique dans une République qui avait fait de la citoyenneté sans distinction de race ou de religion son principe le plus élémentaire, puis en 1989 en sanctifiant au nom d'une prétendue « tolérance » le port du voile islamique dans l'espace public le plus sacré, celui de l'école, ouvrant la voie au repli communautariste musulman revendiqué et assumé en tant que tel.

C'est au nom de ces principes, de « droit à la différence » et de « tolérance », que la dérive actuelle a été permise. Comprendre cela, c'est comprendre les raisons d'une guerre civile qui se prépare si rien n'est fait pour empêcher les insinuations identitaires qui fissurent peu à peu le socle républicain. Autant d'un côté, celui d'un islam qui se pose chaque jour davantage en opposition au modèle républicain français, que de l'autre, en abandonnant un nombre croissant de français désabusés à l'extrême droite et au repli xénophobe.

Quand les cantines scolaires proposent des menus hallals, quand les entreprises sont désorganisées par des pratiques religieuses obscurantistes, quand des horaires de piscines sont réservées à des populations particulières en fonction de leur race ou de leur religion, quand les tchadors, hijabs et même burkas se répandant dans nos rues en toute impunité laissant des millions de femmes esclaves d'une religion obscurantiste qui les soumet au mépris du principe élémentaire en République d'égalité entre les hommes et les femmes, quand l'impunité et la terreur des bandes de banlieue prévaut sur la protection des victimes de tournantes dans les banlieues, quand les juges sont devenus le bras armé de lobbies raciaux et religieux au détriment de l'équité et de la justice, et condamnent des employeurs, des propriétaires louant un appartement, des tenanciers de discothèque, qui ne semblent même plus avoir la liberté de choisir leurs salariés, leur locataire ou leur clientèle, qui peut s'étonner du désarroi des français, de leur amertume, de leur dégoût ?

Quand la Droite républicaine elle même institue l'islam en véritable pouvoir religieux à travers des instruments institutionnels tels que le CFCM ou la HALDE, donne des droits particuliers à certaines populations au nom d'une discrimination positive fondée sur des critères raciaux et religieux, foulant aux pieds le principe fondamental et constitutionnel de citoyenneté et d'égalité des droits sans distinction de race ou de religion, enfin laisse partout la loi de 1905, autre principe fondamental de notre modèle républicain, flouée, contournée par les autorités politiques locales pourtant dépositaires des lois, pour en toute impunité violer l'interdiction de financements publics d'édifices religieux pour construire des mosquées, comment ne pas comprendre qu'un nombre croissant se tourne vers l'extrême droite ?

Parce que la Révolution Bleue dénonce cet état de fait, ces renoncements aux principes élémentaires et fondamentaux de la République, et que cette dénonciation dérange le pouvoir politique des élites de gauche comme de droite qui participe à ce même abandon de nos valeurs au nom d'une acculturation que l'on voudrait imposer aux français sommés par les media d'abandonner leurs valeurs au nom d'une « tolérance » fausse et mensongère, ses responsables ont subit une première forme d'intimidation politique, à travers des arrestations aussi arbitraires qu'illégales, puisque finalement repartis libres, rien même ne leur fut reproché.

Parce que contrairement aussi à Le Pen qui n'exprime qu'une protestation vaguement xénophobe et raciste, permettant ainsi aux élites politiques de l'utiliser comme outil de gestion et de diabolisation de l'insatisfaction du peuple pour mieux imposer l'acculturation islamisante de notre pays, la Révolution Bleue doit aspirer justement à réunir des français de toutes origines, de toutes catégories sociales, et de tous bords politiques, même si pour y arriver, elle devra sans doute s'ouvrir à d'autres courants de pensée, y compris à gauche où il y aussi des mouvements de résistance - car nous ne gagnerons pas seuls ! - , et en ne se concentrant plus que sur la seule notion d'unité nationale et la volonté de rassembler au nom de cette seule ambition qui est de restaurer les principes et valeurs de la République contre toute forme d'obscurantisme idéologique ou ésotérique, avec raison et en toute intelligence, donc par évidence contraire à toute forme de racisme ou de xénophobie, cela inquiète, car cela est fondateur et conforme aux valeurs des français. Sans idéologie, discours, ni baratin

La Révolution Bleue et tous les mouvements qui se sont liés à elle, tel Via Resistancia qui a fait du rassemblement de français d'origine étrangères attachés à la défense de la Laïcité sa marque de fabrique pour ne citer que ce collectif opposé à l'acculturation islamisante de la France, font peur aux élites qui ont choisit la voie du renoncement, justement et précisément parce qu'en plus de seulement poser les bonnes questions, ils posent – et cela est fondamental - dans le bon sens l'orientation générale du débat qui devra donner des réponses démocratiques et républicaines aux enjeux auquel nous confronte la montée de l'islam dans notre pays.

En optant pour des arrestations arbitraires le pouvoir politique montre son seulement sa faiblesse, mais aussi plus que jamais sa soumission aux mollahs auxquels il a donné un pouvoir politique réel, au mépris là encore des principes élémentaires des pères fondateurs de la République.