Voici le texte de la pétition et les noms des 25 signataires

Michel Lajoye qui avait déposé en début d’année une demande de remise en liberté conditionnelle restera pour l’instant en prison. Le Tribunal d’Application des Peines, à la demande du ministère public et sous la pression des parties civiles a considéré que le compte n’y était pas et a balayé d’un revers de manche tous les éléments objectifs d’un dossier « en béton » : une qualification acquise en détention, un emploi en CDI, un logement avec loyer réglé d’avance et une volonté farouche d’insertion dans la société. Michel Lajoye venait d’achever la période incompressible de 18 ans au delà de laquelle il pouvait espérer une remise en liberté conditionnelle. Pour n’avoir pas de sang sur les mains dans une affaire rocambolesque, alors qu’il n’était qu’un adolescent de 20 ans, Michel Lajoye aura déjà passé plus de 6500 jours derrière les barreaux.

Deux poids deux mesures

En tout état de cause, des faits similaires commis par d’autres « jeunes » auraient été correctionnalisés et se seraient soldés par une ou deux années de prison. On a vu lors des évènements de novembre 2005, des émeutiers commettre des actes au moins aussi graves (attentats contre des véhicules de transport public, des voitures de police, des magasins ou des habitations avec comme circonstances aggravantes d’avoir blessé des occupants… sans parler de l’assassinat de Jean Claude Irvoas…) et l’on aimerait savoir quel traitement leur a été réservé.

A l’heure où l’on apprend que l’assassin de Sohane et celui de Romain passeront bien moins de temps en détention -pour des crimes gratuits et barbares- que Michel Lajoye, nous sommes en droit de nous demander si ce dernier ne « bénéficie » pas à rebours de cette fameuse politique de « discrimination positive » qui fait de lui, comme il nous l’a récemment écrit « le record absolu de détention pour une tentative d’attentat qui n’a causé aucune victime ».

Les soussignés ne songent pas une seule seconde à minimiser ou justifier l'acte insensé qui a conduit ce garçon derrière les barreaux, mais on n’a pas le droit de confondre punition et acharnement. C’est en raison de ce « deux poids, deux mesures », qu’ils soutiennent Michel Lajoye dont le traitement judiciaire et carcéral est hors de proportion avec les faits allégués et qui devrait révolter tous les hommes soucieux de l'égalité des citoyens et de l'honneur de la justice.

Appel au Président de la République

La défense vient de faire appel de ce jugement inique mais l’affaire est loin d’être gagnée et de toute façon Michel Lajoye passera l’été en prison. En cas de nouvelle décision négative, Michel Lajoye ne pourra pas déposer une nouvelle demande de libération avant 3 ans.

Afin de sortir de cet impasse, le président de la république nous a montré la voie en usant de son pouvoir régalien qui lui a permis de prendre une mesure d’amnistie individuelle à l’égard de Guy Drut. Il serait paradoxal et injuste que Michel Lajoye ne bénéficie pas d’une mesure similaire.

En conséquences, les soussignés demandent au chef de l’état de faire Bénéficier Michel Lajoye d’une mesure de grâce présidentielle.

Richard Roudier (Président du CEPE), Olivier Pichon (Monde et Vie), Roger Bonnivard (Solidarité des Français), Dominique Lescure (Soulidariéta), Serge De Beketch (Le Libre Journal), Fernand Cortes (Le Pilori), Philippe Vardon (Jeunesses Identitaires), Chantal Spieler (Solidarité Alsacienne), Gilles Soulas (Librairie nationale), Georges Hupin (Renaissance sociale-Bruxelles), Denis Greslin (Occidentalis), Christian Chaton (Alsace d'abord), Fabrice Robert (Bloc Identitaire), François d'Usclat (Revue Montségur), Laurent Martin Desmaretz de Maillebois (Professeur d'économie politique), Pierre Gillieth et Eugène Krampon (Réfléchir & Agir), Philippe Randa (Editions Dualpha), Alain Soral (Ecrivain), Martin Peltier (journaliste), Christian Pérez (Parti Populiste), Jean-Michel Tuchscherer (Professeur d' Université - Montréal Québec), Pierre Descaves (Front National)

Vous pouvez imprimer ce texte et le signer ou le faire signer, en précisant les noms, prénoms, adresses mail, qualités et âges des signataires.

A retourner à ESE/CEPE : BP 4-7187, 30914 – Nîmes Cedex ou par E-mail : contact@cepe-liberte.com

Ou à Occidentalis qui fera suivre...