Selon le journal, il s'agit d'un bilan très lourd eu égard aux moyens mis en place par les services de sécurité pour permettre au citoyen algérien de passer un paisible Ramadan.

Le GSPC semble avoir pour cible cette année essentiellement la garde communale, maillon faible des forces de sécurité, créée à la hâte pour apporter un soutien local, et qui est mal armée et peu entraînée. Alors qu'une bombe a explosé jeudi soir à l'est d'Alger, faisant huit blessés dont des militaires, un garde communal a été assassiné par un groupe armé, vendredi en Kabylie, lors d'un faux barrage près de Timezrit dans la région de Tizi Ouzou, rapporte le quotidien "Liberté".

Le president de l'assemblée départementale de Tizi-Ouzou, Rabah Aïssat, a aussi été pris pour cible et assassiné dans son village natal de Aïn Zaouïa, alors qu'il était attablé avec des amis pour une partie de dominos. Il est le premier élu à avoir été tué par un groupe armé depuis trois ans. Son assassinat a provoqué une vive émotion dans la région.



Samedi dernier, trois gendarmes ont été tués et un autre blessé prés de Jijel (359 km à l'est d'Alger), dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de la gendarmerie algérienne. Celle-ci se trouvait dans la région de Beni Belaïd dans la commune de Kheïri Oued Adjoul, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Jijel, lorsqu'elle a été surprise par un groupe armé, composé de 15 éléments, qui ont criblé de balles les gendarmes.

Le groupe armé a délesté ensuite ces derniers de leurs armes et munitions avant de se retrancher dans les forêts avoisinantes sans être inquiété.

Selon le quotidien «El Watan», cette région a enregistré, il y a quelques jours, l'assassinat d'un jeune de 26 ans, notant qu'il s'agit d'un moment triste à deux jours de l'Aïd El Fitr.

«Cet attentat a jeté l'émoi dans toute la région», écrit-il. Le GSPC, qui a fait allégeance au mouvement Al-Qaïda le 11 septembre dernier, a fait savoir qu'il continuera la lutte armée, en rejetant l'offre de reddition en contrepartie de l'abandon des poursuites à l'encontre de ses membres, tel que stipulé dans «la charte pour la paix et la réconciliation nationale», qui a expiré le 31 août dernier.

Un terrorisme qui s'exporte très bien par les filières d'immigration...

Le juge antiterroriste espagnol Balthazar Garzon est attendu à Alger le 28 octobre pour une visite de deux jours en Algérie, la première du genre dans ce pays, rapporte le journal «Liberté». Cette visite s'inscrit dans le cadre de l'instruction du dossier des Algériens arrêtés en Espagne pour «appartenance à groupe terroriste», indique le quotidien, précisant que dans le cadre de la lutte antiterroriste, la justice espagnole a attaqué de front les réseaux islamistes présents sur son territoire.

Quelque 70 ressortissants algériens sont incarcérés en Espagne pour «appartenance à groupe terroriste».

Ils avaient été arrêtés lors des enquêtes sur les réseaux islamistes en Espagne et pour leurs rapports avec des organisations terroristes internationales, principalement pour liens avec le GIA ou le GSPC, indique le journal.

Mais il n'y a pas qu'en Espagne que la production de djihadiste s'exporte :

Des dizaines de jeunes Algériens ont rejoint les groupes armés qui mènent des attaques sanguinaires et suicidaires contre l’armée de la coalition en Irak.

Au début, ces Algériens ont transité, chacun à titre individuel, avec leurs propres moyens et sont entrés en Irak à partir des frontières syriennes. Mais, depuis les contacts sérieux qui ont eu lieu entre le GSPC et Al-Qaïda, les choses ont beaucoup changé.

L’accord entre le GSPC et Al-Qaïda a été matérialisé par l’enlèvement des deux diplomates algériens exerçant à Bagdad, Belaroussi et Belkaïd. L’organisation d’Al-Qaïda en Irak et le GSPC ont décidé de travailler ensemble, et ce, en vue de convaincre les jeunes notamment les radicaux d’aller en Irak.

La confirmation du chef armé d’Al-Qaïda Aymen Dhaouahiri, diffusée sur plusieurs chaînes satellitaires arabes et étrangères quant à l’appartenance du Groupe salafiste pour la prédication et le combat, a trouvé un écho favorable auprès des sympathisants d’Al-Qaïda.

Depuis, une campagne de sensibilisation a été lancée par des salafistes radicaux qui ont recruté des jeunes pour le djihad en Irak. Les services de sécurité de la wilaya d’El-Oued ont démantelé, dimanche dernier, un réseau de recrutement de jeunes pour le djihad en Irak. Selon des sources bien informées, le nombre de Soufis, qui ont trouvé la mort au champ de bataille ou disparus en Irak après être recrutés, avoisine 20 personnes.

Le réseau démantelé appartient au mouvement islamique et salafiste pour le djihad en Irak, dont le centre principal se trouve à Alger.

Selon les mêmes sources, ce réseau est composé de 6 personnes âgées de 25 à 36 ans qui activaient dans les quartiers de la ville d’El-Oued et au niveau de certaines mosquées où ils organisaient des “halakat” (cours) non autorisés aux jeunes chômeurs pour les inciter et les convaincre de faire le voyage pour l’Irak. Ils offraient des aides financières aux nouveaux recrutés allant de 3 à 4 millions de centimes comme frais de voyage.

Des sources au fait du sujet n’écartent pas l’appartenance de ce réseau à l’organisation Al-Qaïda d’Oussama Ben Laden ou à un autre groupe armé en Irak.

Le juge d’instruction près le tribunal d’El-Oued a placé un des éléments du réseau sous mandat de dépôt et les autres sous contrôle judiciaire

FM

Sources: http://www.lematin.ma/Journal/

http://www.liberte-algerie.com/