Affaire Redeker : le droit d'expression à l'épreuve de l'intimidation islamiste
Par Occidentalis, samedi 30 septembre 2006 à 12:15 :: Revue de presse :: #352 :: rss
Jean-Pierre Bensimon le 28 septembre 2006
http://www.objectif-info.com/chroniques/redeker2.htm
On en sait plus désormais sur les menaces qui pèsent sur le professeur de philosophie, Robert Redeker, coupable d'avoir exercé en France la liberté d'expression, une liberté constitutionnelle, en critiquant l'Islam et son Prophète.
S'il a dû quitter son enseignement et son domicile, c'est que les menaces de mort qui lui avaient été adressées dès la parution de son article n'étaient pas des « paroles verbales ».
Dans un courriel à André Glucksman, Robert Redeker révèle que l'on trouve sur les sites le condamnant à mort sa photo, celle des lieux où il enseigne, le plan d'accès à son domicile, et last but not least, l'acte de sa condamnation à être exécuté.
Les réseaux islamistes ne se contentent donc pas de prêches confidentiels dans les profondeurs de telle ou telle mosquée. Il y a des cellules opérationnelles qui sont en mesure de mener en quelques jours une enquête complète, de prendre des photos, de relever des numéros de téléphone, de donner des plan d'accès, etc.
La condition de celui qui est coupable d'avoir exercé sa liberté constitutionnelle d'expression, philosophe de surcroît dont le métier est la critique et le questionnement, devient alors terrible. Le voila, sommé de quitter son domicile, contraint de quémander ci et là une ou deux nuits pour dormir, tenu de vendre sa maison, de déménager, etc., tous les frais restant à sa charge…
Si ce n'était que cela…
Une série de dépêches de l'AFP viennent ajouter au tragique de la victime pourchassée au cœur même de son pays par des tueurs fanatiques, les salissures de la fameuse institution de presse, para étatique et para officielle.
Que nous dit l'une de ces dépêches intitulée « Un prof de philo menacé de mort après avoir publié une tribune sur l'islam » datée du 28 septembre à 15 h 51 (celle de 21 h 04, sur le même modèle, est signée Alexandra Lesieur)
- que M. Redeker a publié une tribune « virulente » sur l'Islam ;
- que son ministre, Gil de Robien, estime qu'un fonctionnaire « doit se montrer prudent et modéré en toutes circonstances » ;
- que M. Redeker est connu pour ses prises de positions polémiques au sein du corps enseignant ;
- que M. Redeker est d'ailleurs loin de faire l'unanimité dans son lycée;
- que M. Redeker aimait attirer l'attention sur lui selon un de ses collègues:
- que ses propos agaçaient souvent lesdits collègues;
- qui ceux-ci n'ont pas apprécié la mention du lycée dans l'article du Figaro ;
- que les lycéens sont rassurés, puisque le professeur a été remplacé ;
- qu'une élève estime que « C'est normal qu'il y ait des gens qui se révoltent, il a dit des choses qui étaient fausses par rapport au Coran. . »
Voila donc que, sous la plume des officiants para étatiques de l'AFP, par petites touches, de biais, Robert Redeker, la victime, passe progressivement au statut du coupable, avant d'être traîné dans la boue avec le pire jésuitisme.
Le philosophe qui a critiqué l'Islam et son prophète est un homme qui fait preuve de « virulence » ; ensuite il est désavoué par son ministre qui l'accuse d'imprudence. Voltaire, M. de Robien, Voltaire !
Entrent en scène les « collègues » qui, « agacés », l'accusent d'attirer l'attention sur lui, et d'avoir donné le nom de l'établissement.
Et puis les élèves : ils se lavent les mains de leur professeur de philo puisqu'ils sont « rassurés » dans la mesure où il est remplacé.
Cerise sur le gâteau : une élève encore, une certaine Chloé, justifie la condamnation à mort de son prof qui devient « une révolte normale » contre celui qui a dit « des choses fausses par rapport au Coran ». La mort pour avoir dit des choses fausses, voila l'horizon d'une lycéenne qui fait de la philo en 2006 !
L'AFP a fait son œuvre, avec ces mêmes techniques qui ont si bien marché pour diffamer Israël, ou pour faire peser sur les États-Unis la responsabilité du 11 septembre. Le coupable, c'est la victime, dès que d'une façon ou d'une autre l'Islam est en cause.
L'affaire Redeker met aujourd'hui la démocratie française au pied du mur.
- Va-t-on pourchasser les réseaux jihadistes qui condamnent à mort un professeur de philo français, ou bien condamner le professeur pour s'être exprimé ?
- Va-t-on aider et assister ce professeur en détresse et lui accorder toute la protection de la République, y compris la couverture de ses frais de survie ?
- Va-t-il y avoir un mouvement d'opinion pour le soutenir, ou bien l'indifférence prédominera-t-elle ?
- Les instances élues de l'Islam français, vont-elles s'indigner publiquement et sincèrement de cette chasse à l'homme, déclenchée par des gens qui agitent le Coran, ou bien faire silence ?
- Les intellectuels musulmans et les religieux vont-il témoigner de leur indignation, ou bien s'enfermer dans un silence confortable. "Le sang plait-il à Dieu" ?
Après le meurtre de Théo Van Gogh, la déprogrammation d'un opéra de Mozart en Allemagne, l'Europe et la République sont au défi, aujourd'hui, et la suite de l'affaire Robert Redeker, à qui vont toute notre solidarité et toute notre admiration, nous en dira beaucoup sur l'état de ses valeurs et sur sa capacité à faire échec à l'Islam conquérant sur son propre sol
Via Resistancia - http://groups.google.com/group/via-resistancia/subscribe United Colors of Resistance Against Islamization of Europe Comité Républicain Liberté-Egalité-Laïcité, contre le racisme et l'obscurantisme religieux




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