Jacques Chirac vient de nous faire ses adieux. Représentant d'une caste politique technocratique arrogante et irresponsable, il a fait hier soir à la télé un maladroit bilan d'auto-satisfaction ( prêt à parier qu'il a écrit lui-même son discours !). Pathétique. Elu depuis plus de 40 ans, et après avoir fait perdre des élections primordiales à la Droite à plusieurs reprises, il a ensuite, une fois élu, trahie le peuple de droite et, pire, imposer à l'ensemble des français (sans jamais les consulter et cyniquement en leur nom !) des choix diplomatiques anti-européens (Turquie, Constitution) et anti-occidentaux (Eurabia).
Entre autre culot, cet homme a osé, encore une fois, affirmer aux français qu'ils avaient eu tort de voter non au référendum sur la Constitution. Arrogance et autisme d'un homme et derrière lui d'un système auto-alimenté, qui se conçoit comme l'avant-garde d'un projet dont apparemment les simples citoyens que nous sommes ne seraient pas capables de comprendre toutes les implications.
Or, les enjeux, malgré la propagande des médias, nous ne les comprenons que trop bien. Et la trahison de certains de nos clercs aussi.
Je voulais exprimer tout cela avec moults détails, quand au hasard du Web, je suis tombé sur un article, publié le 9 mars dernier, dans le dernier numéro de Valeurs Actuelles: article intitulé : "Une Nation trahie par ses élites ?". Et le titre m'a tout de suite fait penser à Chirac. Et à notre situation présente et surtout à venir. Car tout le mal que Chirac et les siens ont faits, tout cela ne va pas disparaître avec lui. Ce qu'incarnait Chirac s'incarne déjà dans d'autres femmes et hommes politiques. Les acteurs changent mais le combat se poursuit. Et la trahison aussi.
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