Alija Izetbegovic, "un musulman modéré et homme de paix"
Alija Izetbegovic est décédé le 19 octobre 2003 à 78 ans. Présenté par les médias occidentaux comme un "homme de paix" et un musulman modéré", il fut très tôt engagé dans l'islamisme radical allant jusqu'à collaborer avec l'Allemagne hitlérienne.
L'ex président de la fédération de Bosnie-Herzégovine n' a jamais renoncé à ses idéaux comme le démontre la publication de sa Déclaration islamique en 1970* ; déclaration énonçant les bases d'une grande Bosnie musulmane et ethniquement purifiée sur les principes de la Charia.
Petit rappel sur ce que fut celui qui déclara en 1984 : « L’islam ne peut en aucun cas coexister avec d’autres religions dans le même Etat, sauf comme un expédient à court terme. Sur le long terme, par contre, après être devenue plus fort, dans un pays quel qu’il soit, les Musulmans ont le devoir de s’emparer du pouvoir et de créer un Etat authentiquement islamique».
La Bosnie a été occupée pendant 5 siècles par les Ottomans qui ont islamisé une partie de la population (des Slaves d'origine), quand dans le même temps, les serbes continuaient de jouer le rôle verrou de l'islamisme en Europe en combattant l'empire Ottoman. D'où le reproche des Serbes aux musulmans Bosniaques qu'ils considèrent comme des lâches ayant cédé à l'envahisseur musulmans.
Izetbegovic est un musulman bosniaque, né en 1925, s'engage avant la seconde mondiale guerre dans les Jeunes musulmans, mouvement fondamentaliste anti-occidental combattant les " dérives modernistes de l'Islam ". Au printemps 1943, le futur président bosniaque dirige les jeunesses musulmanes pro-nazies de Sarajevo.
A ce titre, il reçoit dans la capitale bosniaque Amin al-Husseini, le grand mufti de Jerusalem, pilier de l'entente islamo-nazie contre les " sionistes " et ami personnel d'Hitler, qui l'accueillera en Allemagne pendant la guerre. La haine antichrétienne et antijuive d'Alija Izetbegovic et de ces Jeunes musulmans n' a rien à envier à l' antisémitisme de l'extrême - droite croate. C' est lui qui organise la réception officielle à Sarajevo lors de la visite d' inspection d' Himmler à la division Handschar en mai 1943.
Comme les Frères Musulmans, il prône le Jihad contre les Juifs, la solution finale étant réinterprétée à la lumière du " combat sacré sur le chemin de Dieu ". A son appel 20 000 musulmans bosniaques s'engagèrent dans la Waffen SS. Aussi Izetbegovic sera t-il l'un des organisateurs de la fameuse division SS musulmane Handchar (du terme yatagan ou sabre). Aux côtés de la Handchar seront constituées la division SS Kama (couteau , poignard), les milices de Nasid Topcic et Hajji Effendic, appelés Cadres verts, sévissant en Bosnie orientale ainsi que la Légion islamique de Huska Milikovic, en Bosnie orientale.
20 octobre 1983, il est arrêté pour "activités contre-révolutionnaires, nationalistes et musulmanes" par le pouvoir Yougoslave, après avoir publié un texte de 30 pages dans lequel il déclarait vouloir créer un état islamiste en Bosnie.
En imposant les indépendances de la Slovénie et de la Croatie en 1991, de la Bosnie en 1992, Washington, Berlin et Paris jouent à fond la carte du président Izetbegovic, nationaliste musulman qui a imposé la scission et devient du même coup président de la Bosnie-Herzégovine.
En 1993 , la division Handchar devient la garde prétorienne d'Izetbegovic. Atteignant 6000 à 7000 hommes (des moudjahiddins arriveront d'un peu tous les pays islamistes du monde), la " nouvelle Handchar " armée par les capitales arabes et occidentales, ne masque jamais sa filiation nazie, son modèle spirituel et politique étant toujours Al-Husseini.
La même année, Izetbegovic reçoit le prix Prix islamique à Riyad (90 000 euros): " en récompense de son engagement en faveur du Jihad ". On notera aussi que Ben Laden s'est vu offert la nationalité Bosniaque par Izetbegovic pour pour bon et loyaux services, et qu'il effectua un séjour en Bosnie en 1994, pays qu'il considérait comme une base de l'islamisme en Europe.
*Extraits de la déclaration islamique d'Alija Izetbegovic
«Un programme d' islamisation des Musulmans et des peuples musulmans.
Notre but : l' islamisation des Musulmans.
Notre devise : croire et se battre.
Le monde musulman se trouve dans un état d' ébullition et de changements. (...) L' époque de la passivité et de la paix est révolue à jamais. (...) Nous annonçons à nos amis et à nos ennemis que les Musulmans ont décidé de prendre en mains et de réaliser selon leur conception le destin du monde islamique.
En réalité, tout ce qui dans l' histoire des peuples musulmans constitue un souvenir de grandeur et de valeur a été créé sous l' égide de l' Islam. (...) La Turquie, en tant que pays islamique, a régné sur le monde. La Turquie, en tant que copie européenne, représente un pays de troisième ordre comme il y en a une centaine de par le monde.
Montrons le chemin qui mène à ce but : la réalisation de l' Islam dans tous les domaines de la vie privée des particuliers, dans la famille et dans la société, par la renaissance de la pensée religieuse islamique et la création d'une communauté islamique unique, du Maroc à l' Indonésie.
Un peuple, comme un individu, qui a accepté l' Islam, est incapable de vivre et de mourir pour n' importe quel autre idéal. (...) Le Musulman ne peut que mourir au nom d' Allah et pour la gloire de l' Islam, ou bien déserter le champ de bataille.
Quant aux soi - disant progressistes occidentaux, ils représentent partout dans le monde islamique un véritable malheur parce qu' ils sont nombreux et influents, particulièrement au sein des gouvernements, dans l' éducation et dans la vie publique en général.
La société islamique est une communauté organisée de croyants. En dehors d' elle, il n' y a aucune solution, scientifique, révolutionnaire ou socialiste.
La situation de la femme dans le monde musulman doit changer partout en accord avec son devoir de mère et d' éducatrice de sa progéniture. La foi étant le fondement de la société islamique, l' éducation n' est pas seulement une de ses fonctions, mais sa composante essentielle. C' est tout d' abord l' éducation religieuse et morale dans la famille, puis à l' école. (...)
L' éducation du peuple et surtout les médias, journaux, radio, télévision, cinéma, doivent être aux mains d' hommes qui ont une autorité islamique. On ne peut permettre, et c' est presque partout la règle, que les médias soient aux mains d' hommes pervers et dégénérés...
A la question "qu' est - ce que la société musulmane ?" nous répondons : c' est la communauté composée des musulmans et nous considérons qu' avec cela tout est dit ou presque tout. La première et la plus importante de telles conclusions est sans doute celle sur l' impossibilité du lien entre l' Islam et d' autres systèmes non islamiques. Il n' y a pas de paix ni de coexistence entre la religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques.
Ayant le droit de gouverner lui - même son monde, l' Islam exclut clairement le droit et la possibilité de la mise en oeuvre d' une idéologie étrangère sur son territoire. Il n' y a donc pas de principe de gouvernement laïc et l 'Etat doit être l' expression et le soutien de concepts moraux de la religion.»
Sarajevo, 1970
republié en 1990